Chantier fondation à l’ancienne

Suite à mon article et les commentaires de Thierry, j’ai un peu revu la préparation du chantier.

Un petit engin est venu nous faire la tranchée. Petit problème, c’était de la terre rajoutée – donc pas trop compactée – du coup ça s’éboulait au fur et à mesure qu’il creusait. J’ai donc pris le parti de lui faire creuser plus petit (avec un godet de 40) et on a fini à la bêche.

Entre temps, il est tombé des trombes d’eau. Du coup, on a commencé par assécher la tranchée avec de la chaux vive avant de la compacter au pisoir, car comme il est dit sur chaux.durable.com :

La chaux vive permet en effet d’assécher très rapidement des sols détrempés, d’abord par hydratation de la chaux pour son extinction et simultanément par évaporation. La réaction d’extinction est exothermique et dégage beaucoup de chaleur, qui contribue à assécher le sol.

Au-delà de cette première réaction immédiate, la chaux se mélange aux argiles du sol et il y a floculation, c’est-à-dire que la chaux agit comme liant avec les particules argileuses et les agrège ensemble. Le sol devient beaucoup plus meuble. Il suffit ensuite de le compacter avec un engin lourd pour avoir un support ferme.

Pour notre béton de chaux, voilà la recette mélangée à la bétonnière :

  • 1 volume de chaux NHL5
  • 1,5 volume de sable 0-4
  • 2 volumes de gravier (nous on avait 1 volume de 6-10 et un volume de 11-22 parce c’est ce qu’on a trouvé à la carrière près de chez nous)
  • De l’eau jusqu’à ce que ce soit beau…

Des petits trucs bon à savoir, (merci Thierry) :

  • L’eau augmente l’ouvrabilité mais diminue la résistance
  • La quantité de liant augmente l’ouvrabilité et augmente la résistance
  • L’augmentation de la classe du liant n’influe pas l’ouvrabilité, mais augmente la résistance

Dans l’ordre comment ça se passe face à la bétonnière :

  1. On verse la moitié des granulats
  2. En apnée, on verse la chaux
  3. On termine de mettre les granulats
  4. Quand c’est bien mélangé, on met les 3/4 de l’eau
  5. On patiente, on met au jugé l’eau restante si nécessaire (ça dépend de l’humidité du sable par exemple) mais tout doucement.. La frontière entre un beau béton de chaux et de la soupe est très mince…

Ensuite, dans la tranchée, on a procédé de la sorte :

  1. 5-10cm de béton de chaux dans le fond de tranchée
  2. Les plus grosses pierres bien rangées à plat
  3. Du béton de chaux dans les vides/joints, remué avec une tige de fer
  4. On pose les autres pierres, de notre côté on a fait au mieux pour les caler comme sur un mur en pierre sèche mais avec un peu moins de rigueur étant donné qu’on a de la colle…
    1. Pierre les plus grosses en périphérie et on comble au milieu avec des petites
    2. Chaque pierre ne doit pas bouger, doit être bien calée
    3. … bref un mur en pierre (si vous savez pas faire, ça s’invente pas, essayez un petit édifice test, un chantier chez quelqu’un, faites vous guider…)
  5. Et on répète l’opération : du béton, des pierres, du béton, des pierres… tout ça jusqu’en haut

On lave/brosse les pierres avant de les mettre histoire qu’elles ne soient pas trop terreuses et que le mortier colle sur la pierre. On a laissé une arase grossière avec pierres apparentes à plus ou moins 3cm. Sachant qu’on va maçonner les blocs de pierre ponce par dessus, on pourra rattraper ça avec la colle des blocs ponce juste là où on a besoin. J’ai fais les réservations/passages de réseaux en chute PVC ou en coffre OSB (pour varier), et on a pris soin de faire des « ponts » de pierres au dessus pour les préserver.

Des souvenirs

Ce qui a été finalement consommé :

  • 600Kg de chaux
  • 1T de gravier
  • 1T de gravillons
  • 1,8T de sable

Sachant qu’arrivé au 3/4 de la fondation, on avait plus trop de gravier/gravillons, du coup j’ai remplacé 1 volume de gravier par 1 volume de sable.

La tranchée était moindre que ce qu’on avait estimé en profondeur (60cm à la base, là on était au alentour des 50cm). On arrivait parfois sur un sol tellement dur que la pelle avait du mal à continuer… C’était l’emplacement d’une ancienne maison en pierre, le sol avait déjà été travaillé… En largeur on était plus à 55 qu’a 60cm.

On a dû mettre ~5m3 de pierre de schiste ça fait ~13T (masse volumique schiste : 2700Kg/m3) de cailloux brassé à la brouette, aux bras… (ça c’est sans compter le mortier) Je le ferais pas tout les matins et je l’aurait pas fait pour une maison de 150m²… C’était pas une mince affaire quand même.

Si c’était à refaire je mettrait un drain au fond de la fouille (qui serait recouvert par la fondation). Parce qu’a peine c’était terminé qu’il y a eu un gros orage et mon terrain est plein d’eau (le puits de fond et il est plein) donc le fond de la tranché à les pieds dans l’eau il faut que je me dépêche de creuser autour pour drainer…

Temps passé ~18 jour-homme + 2 heures de mini pelles

  • Merci à José, Brigitte, Jean-Yves, Paul, Romain, Antoine, Julie, Guillaume, Lolo, Bart pour ce gros chantier !

Détails de la/ma paillourte – les murs

« Des maisons en paille il y en a autant de différentes que d’auto-constructeurs » on m’a dit un jour. C’est pas faux, ça ce passe jamais vraiment comme dans les bouquins… Donc voici comment ça va se passer pour ma paillourte (la votre sera certainement différente pour mille raisons)

En images, voici une vue en coupe du mur « paille porteuse » :

Des petits commentaires :

Je ne vais pas m’étaler sur les fondations, j’en ai déjà parlé dans un article dédié.

Les blocs de pierre ponce

Le sous bassement est en blocs de pierre ponce (en PonceBloc pour être précis). Au départ, j’étais parti sur de la brique type monomur. Écologiquement parlant c’est discutable car la pierre ponce vient, au mieux d’Italie, au pire de Turquie. Ceci étant, la fabrication des blocs de ponce ne nécessite pas de cuisson, contrairement à la brique de terre cuite type monomur. La brique peut difficilement être installée au sol vue qu’elle est poreuse (risques d’éclatement avec le gel…). Le bloc de pierre ponce minimise les remontées capillaires. De mon côté, j’ai eu des blocs de pierre ponce à moins de 3€ le bloc (45x30x25), avec un R de 2,72, ce qui est moins cher qu’une monomur. C’était à un prix intéressant car le fabriquant n’arrive pas à les écouler, donc il les brade. Sinon ça peut bien coûter 8-10€ pièce. Si vous voulez relire une partie du cheminement qui m’a mené jusque là, c’est sur le forum des compaillons.

Extrait PasserelleEco

La lisse basse est faite avec 2 couches de contre plaqué 22mm assemblées en quinconce.

A l’intérieur de la maison, au niveau du sous bassement + lisse basse, il y aura une petite plaque de liège de 4cm à la verticale, histoire de couper le pont thermique potentiel à ce niveau-là.

Le hérisson est fait en Misapor, c’est un produit issu du recyclage du verre. Il a l’avantage d’être drainant, non capillaire et isolant. Du coup ça m’évite d’avoir à mettre des cailloux + du liège et économiquement je m’y retrouve… Le Misapor arrive de Suisse, le liège du Portugal, là encore niveau bilan ça doit être kiff kiff bourricot… Pour ceux qui doutent de la pertinence d’isoler la dalle en pensant que c’est bien de profiter de l’inertie du sol : oui c’est vrai, mais ça se fait pas comme ça, il faut mettre beaucoup d’isolation en profondeur sur la périphérie pour que ça fonctionne (du détail dans cette discussion), c’est pas simple. Et après avoir discuté avec des gens qui n’avaient pas mis d’isolation du tout au sol, ils m’ont avoué que c’était peu confortable l’hiver…

Pour le comparatif prix Misapor VS Cailloux + liège:

  • Prix Misapor  (50m² x 0,24 d’épaisseur) = ~1 600 € pour un R de 2,7 (juste ce qu’il faut pour la RT qui concerne les bâtiments de moins de 50m²)
  • Prix Cailloux + panneaux liège 12cm R de 3 : (43,7€ * 50m² = ~2200€ pour le liège) + 60€ de gravier…
  • Prix Cailloux + panneaux liège 10cm R de 2,5 (soit pas suffisant pour la RT) : (43,7€ * 50m² = ~1900€ pour le liège) + 60€ de gravier…

Par dessus le hérisson, il y aura notamment une dalle en terre coulée (à ne pas confondre avec de la terre battue), mais ça c’est pas de suite, j’y reviendrai…

Paillourte à Champagné-Saint-Hilaire

Il n’y a pas de lisse haute & pas de compression à la sangle prévue. Les enduits seront fait après tassement naturel (mise en charge de la toiture + 1 mois d’attente). La lisse haute permet normalement de bien répartir la descente de charge du toit. C’est effectivement valable pour les édifices carrés. Dans le rond, la charpente répartit déjà uniformément la charge du toit. Ne pas mettre de lisse haute permet à la perche de châtaigner de s’enfoncer dans la paille, ce qui évite d’avoir à gérer/combler l’espace qu’elle aurait laissé en se posant dessus. Les perches de châtaigner seront assemblées aux bottes avec un pieu pour assurer le chaînage et éviter que le toit ne « glisse » du mur en cas de mouvement du sol (séisme par exemple).

Le début du chantier

Comme annoncé dans cet article, on a commencé le chantier !

On a débuté par des petites choses histoire de se mettre en jambe…On a :

  • Concassé des tuile issues de la démolition du bâtiment qu’il y avait sur le terrain. On va les mettre sous la terre de la toiture végétalisée. Cela permet de drainer le surplus d’eau et, en même temps, vue que la tuile est poreuse, elle va en absorber et la restituer plus tard (quand il fait plus sec par exemple…).
  • Écorcé les poutres de châtaigner de la charpente à la plane, la bêche…
  • Maçonné le puits que nous avions « mis par terre » car il était très endommagé, déstructuré, réparé au ciment…. On l’a maçonné à la chaux histoire de manipuler le mortier chaux un peu avant de lancer la grosse étape fondation
  • Coupé 120 bambous chez un quasi voisin, qui nous serviront à brocher les bottes de pailles.
  • Fait la fouille pour les fondations. Un engin est venu pour ça, nous on a terminé le boulot pour que la fouille (tranchée) soit propre. Le godet des engins étant carré, c’est pas hyper adapté au rond, mais ça nous a bien bien dégrossi le travail.

Des petites z’images :

L’étape suivante, c’est de couler les fondations… Bienvenu sur le chantier si ça vous branche ! (détail du programme 2018 ici)

Merci Sergio, Brigitte, Jean-Yves, Erwan, Diane, Mathias, Céline pour ce premier petit chantier !

Phytoépuration, mise en œuvre

Cet article fait suite à mon article phytoépuration, histoire de SPANC et de dérogation, sauf que là on met les mains dedans…

Nous allons mettre en œuvre un filtre planté FV 3EH (3 équivalents habitant) agréé par Aquatiris, le chantier est en auto-construction. Aquatiris passe faire des visites de contrôle pour valider certaines étapes du chantier.

Poste de relevage

Le terrain n’avait pas suffisamment de pente pour que la gravité suffise… Il nous a fallu passer par un poste de relevage. Celui-ci est là pour mettre l’eau sous pression avec une pompe pour remonter l’eau…  Dans notre contexte d’autonomie électrique et donc de non abondance, il fallait que la pompe consomme peu. Parce que nous ne faisons pas caca dans de l’eau potable, nous avons pu opter pour une pompe à eau claire qui ne consomme que 250W. Pour l’avoir testé, elle vide le poste de relevage de 350L en quelques minutes, c’est parfait (car elle n’est pas longtemps allumée…) ! De plus avec notre consommation d’eau, j’estime qu’on pourrait l’allumer uniquement tout les ~9 jours en théorie. En général (connecté sur un réseau à l’électricité faussement abondante), les pompes de relevage s’allument dès que le niveau d’eau dépasse un certain seuil, c’est automatique. De notre côté, nous avons opté pour une solution manuelle qui nous permet d’allumer la pompe uniquement s’il fait beau (quand les panneaux solaires produisent). Dans ce cas :

  • Le flotteur de déclenchement de la pompe est mis au plus bas
  • Une alarme de trop plein (fonctionnant avec une pile 9V)  va être installé et le flotteur sera mis au 2/3 de la cuve

Le déclenchement de la pompe sera donc manuel et une alarme nous signifiera que c’est presque plein.

Sur notre terrain, l’eau n’est jamais loin. J’ai donc ajouté un puits de décompression à côté du poste de relevage. Sa mise en œuvre est simple, c’est un tuyau à la verticale, à côté du poste de relevage. Ça permet d’éviter une grosse poussée de l’eau sous le poste ce qui aurait pour effet de le faire remonter. J’ai quand même aussi pris la précaution de couler un peu de béton au fond de celui-ci (toujours dans le même but : éviter qu’il ne remonte quand il est vide d’eau, et donc plein d’air).

Le poste de relevage a été installé en amont de la phytoépuration, toujours pour ces mêmes raisons d’économies d’électricité. En effet, s’il est après la phyto, il doit aussi relever les eaux de pluie qui tombent dans le bac… La pluie arrivant plutôt en hiver quand le soleil est plus rare (et l’électricité aussi, pour une installation solaire autonome), ce n’est pas le moment de devoir déclencher fréquemment la pompe…

Mise en œuvre de la phyto

Aquatiris fournit les regards, le bac, le poste de relevage, les vannes, les roseaux et un guide… le reste est à notre charge (tuyaux pvc, granulats…).

Dans le bac étanche, il y a (de bas en haut) :

  • Un épandrain (tuyaux PVC 100 rainuré) qui va vers l’évacuation pour recueillir l’eau filtrée
  • Du gravier 10/20 (20cm)
  • Du gravillon 4/8 (30cm)
  • Du sable (10cm)
  • Des roseaux

Au milieux du bac, il y a une cloison pour le séparer en 2. En amont, il y a un poste de répartition avec des vannes guillotines pour alterner l’écoulement d’un bac à l’autre.

Retours

Quand j’ai reçu le devis, j’ai trouvé ça cher : ~4000€, et en plus ça ne comprend même pas les granulats et bon nombre de tuyaux PVC qui vont pourtant à l’intérieur de la filière (que les tuyaux PVC en amont et aval ne soit pas compris dans le prix, je peux le comprendre : c’est différent à chaque fois, c’est à la charge du client). En gros c’est « juste » le prix pour : un gros bac en plastique, le poste de relevage, la pompe de répartition, de prélèvement, des grilles, un bout de géotextile, 2 vannes et 3, 4 joints forsheda… Au total, de notre côté on va s’en sortir pour 4500-5000€ (tout tout compris).

Aquatiris, c’est donc cher (même en auto-construction) et c’est beaucoup de plastique… La phytoépuration reste tout de même l’assainissement qui a le plus de sens pour moi à l’heure actuelle… le moins pire (niveau pollution, durée de vie…) malgré le plastique.

Je conseille l’autoconstruction, c’est franchement facile à faire… C’est d’ailleurs plus une histoire de bras que de tête. Si vous savez vous servir d’une pelle vous avez 95% des compétences, il reste plus qu’a apprendre à coller 2 tubes de PVC entre eux (pas sorcier).

 

Paillourte : Saison de chantier participatif 2018

C’est parti pour le chantier paillourte : une maison ronde, en paille porteuse (sans ossature bois) enduit de terre, avec charpente réciproque et toiture végétalisée. Ce type de construction, c’est pour nous moins de machines, plus d’humains, du coup on a besoin de votre aide.

Pour vous donner une idée du calendrier global :

  • Juin-juillet : fondations à l’ancienne (cyclopéennes) + sous bassement (en pierre ponce), hérisson
  • Juillet : préparation de la charpente réciproque, lisse basse, pré-cadre porte
  • Fin Juillet, août (selon la moisson) : montage des murs en paille + charpente réciproque
  • Août : toiture végétalisé
  • Septembre-octobre : enduit en terre paille

Le chantier est ouvert du vendredi au mardi (on se garde du repos…),on limite l’accueil à ~5 participants max pour que ça soit agréable pour tous.

Merci de prévenir à l’avance de votre présence pour qu’on puisse s’organiser (pour les repas notamment) :

On est à Rouans (44640). Si vous venez en transport en commun, on peut venir vous chercher à :

  • Bus LILA : ligne 1 depuis Nantes ou Saint-Nazaire, arrêt Chaussée le Retz
  • Train : Gare de Saint Pazanne
  • Au Pellerin arrêt Bus TAN « Véloparcs le Pellerin »

 

Détails pratiques

Une petite boisson chaude avec des plantes dedans sera servie vers 8h30. Il sera apprécié que vous arriviez maximum à 8h45 pour qu’on commence tous ensemble par un petit tour de bonjour, de météo intérieure, etc…

Pour le repas du midi, on vous propose de manger ensemble. Nous l’assurons mais si l’envie vous prend de nous faire goûter votre recette préférée, vos super légumes du jardin, etc., toute participation volontaire est la bienvenue. Le repas sera bio dans sa grande majorité et plutôt végétarien.

Le chantier est sans alcool en journée.

Le repas du soir n’est pas assuré par nos soins mais on peut aussi cuisiner ensemble avec ce que chacun apporte… C’est une proposition, c’est ouvert…

Douche bassine dans notre yourte (apporter vos gants de toilette, serviette…), toilette sans eau potable dans la cacabane, il y a de quoi poser la tente, garer un camion…

Enfin, prévoyez une tenue adaptée la météo et au travail en extérieur…

Assurance

Nous avons une assurance pour couvrir les bénévoles du chantier pour les risques lier au chantier (ça  n’est pas et ça ne vous dispense pas d’une responsabilité civil). Si vous souhaitez être couvert, communiquez nous votre nom, prénom et numéro de sécurité social au moins 24h avant l’arrivé sur le chantier.

Poulailler en palette avec porte automatique

Petit projet palette hivernal : un poulailler en palettes avec porte automatique qui s’ouvre quand le soleil est là, et qui se ferme à la tombée de la nuit. Comme ça les cocottes, c’est : autogestion.

La conception du poulailler est assez simple :

  • Un presque cube en palette dont une des faces s’ouvre complètement pour faciliter le nettoyage.
  • Les dimensions, c’est « taille palette » pour éviter les pertes/les découpes
  • Une toiture en tôle de récup’ simple pan.
  • Un petit pondoir tout de même avec toit ouvrant pour faciliter le ramassage des œufs.
  • Une porte automatique que je détaille plus loin.

Je pense que c’est un poulailler suffisamment grand pour 3 cocottes.

Coût : visserie (~15€) + moteur de la porte automatique  (~100€) + charnière (~15€)

Structure

La structure est en palette, le bardage est en palette. il y a quelques planches qui ne sont pas de la palette mais qui ont été récupérées dans les poubelles du menuisier du coin. Rien de très original, voyez plutôt :

L’isolation et la couverture

Oui oui « isolation », mes poules seront au chaud. Tout relativement parce que j’ai mis que ~2cm de polystyrène. Polystyrène que j’ai récupéré dans les poubelles d’une enseigne d’électroménager (ils s’en servent pour emballer les téléviseurs, ordinateurs, etc…)

L’intérieur sera fini avec du CP ~2mm récupéré d’anciennes caisses en bois.

La porte automatique

La porte s’ouvre quand le soleil se pointe et se ferme quand le soleil se couche. Pourquoi ça ? Parce que je veux que mes cocottes soient à l’abri des renards et que j’ai trop besoin de liberté pour m’astreindre à être là tous les soirs pour la fermer et tous les matins pour leur ouvrir.

J’ai acheté la VSBb – Portier électronique a piles (de chez axt-electronic) qui embarque un capteur de luminosité.

On m’a déjà pas mal dit « mais si elles sont pas couchées avant que la porte se ferme » :

  1. Les poules, quand le soleil se couche, elles se couchent, c’est d’une ponctualité déconcertante
  2. La sensibilité du capteur est réglable
  3. Tant pis, fallait se coucher plus tôt :-p

Le résultat

Manque plus que les cocottes !

Source d’inspiration :

 

 

 

Phytoépuration, histoire de SPANC et de dérogation

Pour l’instant, avec la yourte on était plutôt dans la démarche eautarcie.org : pas d’épuration car pas de pollution. C’est à mon sens ce qu’il y a de plus pertinent à faire.

Malgré ça, maintenant que nous avons un terrain et un projet de construction « déclaré », il nous est imposé un système d’assainissement agréé. Le tout à l’égout ne passe pas (sinon il y a obligation de se raccorder) donc nous nous orientons vers une phytoépuration (assainissement par les plantes).

Le système de phytoépuration « eau vivante » était le système idéal pour nous. C’est un système conçu pour les foyers ayant des toilettes sèches, la connaissance s’acquiert en chantier participatif… Parfait ! Le hic c’est qu’il n’a pas d’agrément. Après un premier contact avec le SPANC (organisme qui gère les assainissements) de notre coin, la réponse fût clair :

Aucun système non agréé n’est toléré !

Bon bon…

Du coup nous nous sommes tournés vers un bureau d’étude pour réaliser l’étude de sol nécessaire pour le dossier du SPANC et nous avons choisi de partir sur un système Aquatiris. Notamment parce qu’il on un agrément pour des petites filières : 3EH (Équivalent Habitant).

Ces « EH » (Équivalent Habitant) sont calculés selon différents critères (nombre d’habitants, surface du logement…). 1EH vaut pour ~150L d’eau/j/personne (la moyenne française). Or nous consommons à ce jour moins de 20L d’eau/j/personne. Mais ça ils s’en fichent, c’est le standard qui est pris en compte… Les toilettes sèches étant prises en compte par les normes, elles permettent un calcul à 0,6EH au lieu de 1EH. Par exemple un système prévu pour 3EH toilette à eau, nous permet d’être 5EH avec des toilettes sèches (0,6×5=3).

Seulement voilà, le bureau d’étude avait connaissance d’une nouvelle loi qui obligeait les dimensionnements de filière à minimum 4EH. Après la 3EH exclue de fait, la suivante sur la liste Aquatiris, adaptée à notre terrain, est une filière 5EH…  L’étude conclut que la filière 5EH sera sur-dimensionnée et qu’il faudra l’arroser l’été… Là, je me suis dit qu’on marchait sur la tête : ajouter de l’eau dans notre assainissement parce qu’on en rejette pas suffisamment… C’était pas possible !

On a réussi à obtenir un rendez-vous avec le SPANC (non sans peine) pour lui déposer l’étude en main propre et lui faire part de l’absurdité de la conclusion de l’étude (issue de la lecture stricte des textes). Quelques semaines plus tard, le SPANC donne une suite favorable à notre demande et nous autorise (par dérogation) à installer une 3EH. OUF !!!

Petite victoire mais victoire quand même !