Portillon & son loquet en palette

Petit portail de 3 éléments (3×80) réalisé en une journée. Des planches de palettes en lignes, au dos des Z. Ensuite 4 bastaings de palette enfoncés à 60cm dans le sol à la masse pour soutenir les 2 parties fixes (gauche / droite). Le portillon central est gondé sur une de ces deux parties. Il a été découpé après avoir été posé pour faciliter le dessin de la courbe qui suit la végétation.

Edit du 08/06/16 : j’ai fais une bêtise sur le Z de l’ouvrant. La barre oblique de celui-ci devrait être dans l’autre sens pour qu’il ne s’affaisse pas… Il faut donc que le bas de la barre oblique soit prêt du gond du bas et que le haut de l’oblique soit en haut côté ouvrant (pas comme sur les photos)

Le loquet/poignée

La contrainte c’était d’avoir la possibilité d’ouvrir des deux côtés. Ici pas besoin de verrou.

Il a fallu faire un second point d’accroche entre les deux côtés de la poignée et donc usiner une autre planche du portillon pour que ça soit plus solide.

Le résultat est sympa mais pas non plus hyper pratique. Cela ne glisse pas très bien dans le guide…  mais bon « c’est moi qui l’ai fait ! »

Évier/lavabo sans eau courante ni électricité

Pour que même sans eau courante, ça soit quand même confortable, j’ai bricolé un robinet avec une pompe à pied de bateau. Le principe, c’est un bidon d’eau propre qui se vide dans un second bidon d’eau sale. Ce sont des bidons de 20 litres car au delà ça commence à faire lourd pour moi quand c’est plein. Pour la pompe c’est une pompe à pédale WHALE « Gusher MK3 » achetée ~60€ sur un site de petites annonces d’occasion. Il y a bien d’autres modèles : à mains, moins cher (moins de débit). Je ne regrette pas ce choix, elle reste amorcée, le débit est bon et ajustable selon la pression exercée. Je rajouterais que c’est quand même hyper pratique d’avoir les mains libres pour un évier, je ne comprends plus pourquoi ça n’est pas plus généralisé.

Le meuble en palette pour accueillir l’évier :

Le meuble à été traité au vernis alimentaire. Il reste des finitions à faire : des étagères dans le meuble, un petit rideau en tissu mais l’idée est là…

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Pourquoi pas d’eau courante ?

Le parti pris pour l’eau dans la yourte est : pas d’eau courante. Pour une raison simple, c’est que quand j’ai accès à l’eau courante j’ai tendance à l’utiliser bien trop. En tout cas plus que si je dois aller chercher l’eau (même tout près). Et le problème n’est pas tant l’arrivée d’eau que l’évacuation / le traitement des eaux souillées. N’ayant pas l’envie/le temps de mettre un système d’épuration en place (qui est en plus difficilement nomade donc pas très compatible avec la vie en yourte), le choix d’avoir l’eau courante juste devant la yourte et de remplir des jerricans pour amener l’eau dans la yourte s’est imposé. Le bidon d’eau propre se vide dans le bidon d’eau sale qui est ensuite utilisé pour arroser le jardin… Il est donc impératif de ne pas utiliser de produits néfastes pour l’homme, la nature et les animaux. Même si, en l’occurrence ça permettrait de constater leur effet direct… :-/

Bibliothèque/escalier pour lit mezzanine en palette

Le lit mezzanine c’est pratique quand on a peu de place. Mais il est vrai que la descente, surtout le matin, peut être rude sur une échelle à la verticale.

Nous avions à notre disposition un marche pied comportant 2 marches. Nous avons fabriqué un meuble en palette pour ajouter deux marches ce qui nous fait grimper à 1m (ce qui est suffisant pour se glisser dans le lit). Une belle journée de travail et voilà le résultat :

 

Fabriquer un jeux de type Qwirkle ©

Qwirkle© auto-construitQwirkle est un jeu de société pour deux à quatre joueurs, qui se joue avec des jetons carrés (tuiles). Ce jeu de société a été créé par MindWare, celui-ci partage quelques similitudes avec le Rummikub et le Scrabble. (source)

Très simple à construire soit même. Le jeux comporte 108 pièces (3 fois 36 pièces différentes). Le matériel nécessaire :

  • Planche de bois fine ou du carton épais : personnellement j’ai trouvé une planche qu’on place dans le fond des meubles pour répartir la force et éviter qu’il ne fasse trapèze… Dans mon cas j’ai découpé 108 carrés de 25mm ;
  • De la peinture pour faire 6 couleurs différentes ;
  • Cutter, papier épais : pour faire les pochoirs de la forme que vous souhaitez (6 différentes) ;
  • Du tissus pour faire un petit sac de pioche joli (bonus) ;

Vois trouverez les règles du jeu ici ou et même des explications vidéo.

Il faut quand même bien prévoir 2 belles après-midi de travail pour arriver à tout découper, poncer, peindre, coudre. Pour les fainéants vous pouvez toujours vous l’acheter pour ~25$ chez l’éditeur Mindware  ou dans le magasin de jeux proche de chez vous.

Fabriquer une chaise à palabre en palette

La chaise de gardien ou chaise à palabre est un siège traditionnel africain. Une amie en a une et je l’ai trouvé très confortable. J’ai cherché à la reproduire en palette et l’inspiration est venue d’ici. Rien de bien compliqué en soit, il faut quand même disposer de pas mal de palette et ne récupérer que les planches. Ensuite deux coupes principales sont à faire. Avec les chutes de bois, s’amuser à faire différente longueurs pour les « entres deux ».

Chaise en palette

L’assemblage c’est fait « à plat » comme c’est visible sur les photos. J’avais des visses suffisamment longues pour emprisonner 2 planches et la raccorder à une 3ème. Je n’ai fixé l’angle d’assise qu’à la toute fin pour être certain du confort.

Ma « bonne idée » de ne fixer l’angle d’assise qu’à la fin n’en était pas vraiment une. J’ai été obligé d’ajouter des renfort d car ma longueur de visse n’était pas suffisante pour aller chercher le centre de la chaise et une certaine souplesse sous les fesses se faisaient sentir…

Sinon la chaise est confortable, moins travaillé que mon modèle (niveau sculpture), mais original…

Par contre : pas du tout économique en visserie telle que je l’ai faite…  (estimation à ~90 visses)

Bac en palette pour potager

La terre de mon jardin est plutôt lourde (argileuse). Le potager en pleine terre de l’année passée n’a pas été très généreux. Cette année j’ai mis toutes les chances de mon côté en fabriquant des grosses jardinières pour y mettre de la bonne terre & du fumier de cheval.

J’ai récupéré 3 palettes pleines (p1, p2, p3 sur le plan) que j’ai coupé en deux. Ensuite sur d’autres palettes, j’ai récupéré les planches. Elles permettent le lien entre les différentes « palettes pleines ». La hauteur approximative d’une planche de palette est enfouie dans le sol pour une bonne emprise. Les planches qui relient les palettes pleines sont à pênes fixées, car elles ont été mises au-devant des bastings pour que la poussée de la terre suffise à maintenir l’ensemble.

Ces bacs ont été remplis avec de la terre récupéré gratuitement via leboncoin et amandé avec du fumier de cheval (idem donné par un agriculteur via leboncoin)

Et voilà en début de saison des trucs qui pousse :

Ho le beau potager avec des trucs qui pousse !!
Ho le beau potager avec des trucs qui pousse !!

Tera : projet expérimental d’éco-village

Tera projetJ’ai assisté à la conférence de Frédéric Bosqué sur le revenu de base à l’école des mines de Nantes. Conférence qui s’est terminée par la présentation du projet Tera qui m’a particulièrement enthousiasmé. Tera est un projet d’éco-village très ambitieux, car il intègre de nombreuses (et belles) choses : auto-construction, éco-construction, autonomie alimentaire, autonomie énergétique, gouvernance partagée, revenu de base, monnaie citoyenne….

Partout en France, des milliers d’initiatives citoyennes préparent dans un silence médiatique et politique un nouveau monde à venir. Chaque jour, elles trouvent des solutions durables et locales à des problèmes vitaux et globaux.

Pourtant, ces solutions restent isolées et marginales par manque de synergie entre elles. Les milieux de vie dans lesquels elles naissent résistent souvent à leurs innovations pourtant propices à un mieux vivre ensemble.
A la manière des formes de vie qui en collaborant produisent des organisations complexes, résilientes et durables, que se passerait-il si nous pouvions toutes les rassembler en un lieu propice à leur développement commun ? (source)

Principes

Le projet Tera repose sur 6 grands principes :

  1. Redessiner la Démocratie : La citoyenneté de ses habitants s’exerce au travers de décisions visant le consensus, sinon le consentement, au minimum les 2/3 des voix….
  2. Bien Être & Vivre Ensemble : La santé prime sur toutes les décisions politiques. Le bien être de chacun est au coeur de la cohésion sociale…
  3. Produire localement le nécessaire : La souveraineté alimentaire est assurée par une production locale basée, par exemple, sur les principes de la permaculture…
  4. Habiter durablement : Les espaces de vie sont conçus de manière durable rendant ainsi efficace, sobre et donc suffisant l’usage des énergies renouvelables.
  5. Mutualiser nos ressources : La libre circulation des personnes, des biens et des informations est conçue dans une logique optimale de partage des ressources.
  6. Choisir nos activités : Un revenu d’autonomie en monnaie citoyenne locale assure à chacun ses besoins fondamentaux le laissant libre de choisir ses activités…

Une expérience sur 10 ans

Les phases du projet son bien détaillées sur le site tera.coop. Ce que j’ai surtout retenu, c’est la formidable progression décrite dans la conférence :

  • 1ère brique : une maison autonome. Début d’un chantier collectif en Mars 2015 pour construire EVA (élément de vie autonome). Inscription au chantier collectif du 21 mars au 21 juin 2015 sur le site de tera.coop ;
  • Un éco-hameaux : 10 maisons autonomes capable d’assurer la vie de ses habitants (éco-construction, phytoépuration, potager, petit élevage, forêt nourricière…). Pour ne pas sortir de la démocratie directe, il ne dépassera pas les 30 habitants.
  • Un éco-village : 10 éco-hameaux (donc ~300 personnes) pour mutualiser les gros équipements comme par exemple la production de gaz avec les déchets des habitants. La gestion/gouvernance de l’éco-village se fera par deux habitants de chaque éco-hameau (l’un tiré au sort et l’autre élu)
  • Un éco-site : 6 éco-villages donc ~1800 personnes.

Le seuil critique pour une gouvernance partagée semble être de 2000. Au-delà,  le projet s’essaimera…

La conférence

Merci à l’école des Mines de Nantes pour l’organisation & la captation de la conférence. Et merci au Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement de nous la proposer dans un format ouvert.

Voici la 2ème partie de la conférence, sur le projet Tera :

Sources

Personnellement je trouve ce projet très enthousiasmant.