CalcPvAutonome : Outil de dimensionnement pour une installation photovoltaïque en site isolé (autonome)

Pour réaliser mon installation photovoltaïque autonome, je me suis fait aider sur forum-photovoltaique.fr (dans la rubrique dédiée). Depuis, j’y traîne de temps en temps pour aider à mon tour. Sur le forum, je me suis aperçu rapidement qu’on faisait très souvent la même chose : du dimensionnement. Il n’y avait (à ma connaissance) pas d’outil pour aider à faire du dimensionnement pour site isolé qui soit indépendant (des outils pour au final vendre un kit qui va marcher 2 ans, ça oui, il y a en a…)

Donc je me suis dit, je vais le faire… Alors voilà le premier jet :

Les critères étaient donc :

  • Logiciel libre : les méthodes de calcul étant nombreuses, je me suis dit que la collaboration de chacun était souhaitable ;
  • Indépendant : pas de site marchand, rien à vendre à la fin ;
  • Pédagogique : pour ceux qui veulent comprendre les calculs ;
  • Utilisable à plusieurs niveaux :
    • Niveau débutant : on demande pas grand chose, beaucoup de calculs sont automatiques, déduits ;
    • Niveau pro : on peut personnaliser plus de paramètres ;

Je suis à la recherche de (petits) contributeurs à ce (petit) projet pour :

  • Discuter de la méthode de calcul ;
  • Distribuer des suggestions, des critiques constructives ;
  • Des idées pour aller plus loin… Pour l’instant j’ai listé :
    • Gérer d’autres technologies de batterie que AGM/plomb
    • Faire des hypothèses de câblage de PV
    • Générer un beau dessin de câblage final
    • Récupérer la valeur rayonnement moyen quotidien automatiquement…)
  • Dire que les couleurs piquent les yeux ;
  • Le mieux ça serait des doigts pour co-coder ;

Fonctionnalités de CalcPvAutonome

Pour l’utilisateur de base :

  • 3 modes au formulaire (Débutant, Éclairé, Expert)
  • Pour déterminer ses besoins électriques journaliers, un tableau dynamique dédié : CalcConsommation
  • Pour déterminer l’ensoleillement :
    • (simple) Carte par zone – simple mais approximatif
    • (précis) Valeur du site http://ines.solaire.free.fr/gisesol_1.php (kWh/m²/j)
  • En mode expert, ajuster le degré de décharge, les valeurs de rendement électrique des batteries ou du reste de l’installation,
  • Déduction automatique de la tension du parc de batteries à utiliser (possibilité de forcer une valeur en mode expert)
  • Déduction automatique d’une configuration du parc de câblage des batteries et du modèle à utiliser (exemple : « 2 batteries 220Ah 12V en série ») (possibilité de forcer un modèle de travail en mode expert)
  • Estimation d’une fourchette du coût du parc de batteries & photovoltaïque
  • Explication détaillée du calcul pour parvenir au résultat

Pour les utilisateurs avancés :

  • Intégration sur votre site web
  • Modification possible du fichier config.ini pour changer :
    • Les valeurs par défaut du formulaire
    • Les valeurs d’irradiation de la carte par zone
    • La fourchette de prix des panneaux photovoltaïques et des batteries
    • Les modèles de batteries possibles pour la détermination d’une configuration

PvMonit – Monitoring de mon installation photovoltaïque autonome

Cet article fait suite à la réalisation de mon installation électrique solaire autonome. Je suis très content de celle-ci, seulement j’ai un grand besoin de maîtrise, et ne pas savoir tout ce qui se passait dans ces petites boîtes bleues me taraudait… Il fallait que je monitor. Coup de chance, les appareils Victron que j’ai installés peuvent se connecter à un ordinateur avec les câbles VE Direct USB.

En bon libriste que je suis, j’ai vite découvert OpenEnergyMonitor project. J’ai failli craquer pour un emonPi – Solar PV mais ça ne correspondait pas complètement à mes contraintes. J’ai donc pris mes petits doigts et j’ai pondu PvMonit.

PvMonit C’est quoi ?

PvMonit c’est donc un petit logiciel de monitoring photovoltaïque pour matériel Victron compatible Ve.direct (USB), particulièrement adapté pour les installations autonomes. Il permet une vue « en direct » et un export de l’historique vers emoncms (une branche d’OpenEnergyMonitor project).

Exemple d’usage de PvMonit (le mien) : je dispose d’un RaspberryPi (mini ordinateur qui ne consomme que ~3W), mes appareils Victron (MPTT, BMV) sont connectés avec des câbles VE.Direct USB. PvMonit est installé sur ce RaspberryPi et me permet :

  • D’afficher les informations en temps réel sur une page web (local)
    • Une copie de cette page est faite toutes les heures (si la connexion internet est allumée) et est accessible ici : http://demo.zici.fr/PvMonit/
  • De collecter les données toutes les X minutes et les expédier vers emoncms quand internet est là (le wifi n’étant pas toujours allumé)

Des images :

Installation de PvMonit

Le matériel

Il vous faudra pour suivre ce tuto :

  • Un ordinateur faible consommation configuré sous Debian ou un dérivé type Ubuntu/Raspbian (j’ai fait un article sur l’installation de mon Raspberry PI) 68€ (d’occasion avec coque, ventilateur, carte SD)
  • Les câbles Ve.Direct USB connectés à vos appareils 30€ (x3 car 3 appareils à connecter)
  • En option :
    • Une sonde de température USB pour contrôler la température du local où vivent les batteries. J’utilise « thermomètre USB TEMPer » qui coûte entre 5 et 20€, (ils en parlent ici)
    • Une pince ampèremètre USB pour contrôler la consommation de l’habitat. J’utilise la Aviosys 8870 à 27€ quand même, mais il ne semble pas y avoir beaucoup de concurrence pour ce type de produit… (j’en parle ici)

Voici le schéma de mon installation avec le câblage pour PvMonit incorporé :

pvmonit-cablage

Et voilà dans la vraie vie :

Le logiciel : Installation de PvMonit

Requis

  • Linux (le tutoriel ci-dessous est prévu pour Debian/Rasbian/Ubuntu like)
  • PHP (5.5-5.6 recomended)
  • Lighttpd/Apache (ou autre serveur web)
  • Perl
  • Python

Installation

PvMonit dispose de deux fonctions dissociées et indépendantes que je vais distinguer :

  • Interface en temps réel
  • Export vers emoncms

Il y a bien sûr une base commune :

La base / le socle

Installation de PvMonit via le dépôt git et de ses dépendances :

Vous pouvez maintenant éditer le fichier config.php à votre guise !

Test du script vedirect.py : branchez un appareil Victron avec un Câble Ve.Direct USB et voici un exemple de ce que vous devriez obtenir (Ici un MPTT BlueSolare branché sur le ttyUS0)

Pour comprendre chaque valeur, téléchargez la documentation Victron VE Direct Protocol documentation : https://www.victronenergy.fr/support-and-downloads/whitepapers

Interface web en temps réel

Installation des dépendances :

Configuration du serveur http, avec le fichier /etc/lighttpd/lighttpd.conf :

On applique la configuration :

On ajoute ensuite la possibilité à l’utilisateur exécutant lighttpd de lancer les script avec sudo sans mot de passe :

Lancer la commande :

Ajouter la ligne suivante :

C’est terminé, vous pouvez vous connecter sur votre IP local pour joindre votre serveur web :

Export vers emoncms

Connectez-vous à votre interface emoncms hébergée ou créez un compte sur emoncms.org et rendez-vous sur la page « Input api » https://emoncms.org/input/api :

emoncms_api

Récupérez la valeur « Accès en écriture » et ajoutez-la dans le fichier de configuration Pvmonit /opt/PvMonit/config.php :

Création d’un utilisateur dédié avec pouvoir restreint

Installation des dépendances :

On ajoute ensuite la possibilité à l’utilisateur exécutant l’export de lancer les scripts avec sudo sans mot de passe :

Lancer la commande :

Ajouter la ligne suivante :

Test de collecte :

Test d’envoi des données :

Mettre les scripts en tâche planifiée

Ajouter :

Je n’explique pas ici comment configurer emoncms, les flux pour obtenir de beaux dashboard, je vous laisse lire la documentation

Voici, pour exemple, mon dashboard : http://emoncms.mercereau.info/dashboard/view?id=1

Sonde température (option)

J’utilise la sonde thermomètre USB TEMPer, cette sonde fonctionne avec le logiciel temperv14 qui est plutôt simple à installer

Test de la sonde :

Ajout de celle-ci dans le fichier /opt/PvMonit/config.php :

Autres documentations à propos de cette sonde :

Pince ampèremétrique (option)

J’utilise la pince ampèremétrique USB Aviosys 8870 pour mesurer ma consommation électrique.

Le petit script perl (/opt/PvMonit/bin/ampermetre.pl) est très simple pour lire la pince ampèremétrique, qui sera branchée en USB et apparaîtra dans votre système sur le port /dev/ttyACM0

Celui-ci dépend de la librairie serialport :

Test : :

Ajout de celle-ci dans le fichier /opt/PvMonit/config.php :

Documentation

Voilà voilà, bon courage !

Sortie de la version 1.0 d’emailPoubelle.php – email jetable auto-hébergeable

nepasjeterEdit (05/01/2014) : prise en compte des commentaires

Vous avez besoin d’un service comme jetable.org, mail-temporaire.fr…  emailPoubelle.php c’est pareil… mais en mieux (parce que « à la maison »)

emailPoubelle.php est donc une page qu’il faut typiquement inclure dans votre site. Elle permet d’administrer des adresses email (des alias plus précisément) jetable ou temporaire. Ces adresses peuvent avoir une durée de vie limitée ou non. Elles peuvent être désactivé (>/dev/null) à tout moment.

Le (petit) projet

Le plus gros changement sur version 1.0 est l’utilisation d’une base de données (sqlite, postgresql, mysql.. au choix, c’est du PDO). Mais vous pouvez continuer à utiliser la version 0.3 qui est en full plain text

Le script dépend de Postfix, un service web avec PHP,  php-pdo et (en option) de la lib pear Net_DNS2

Les fonctionnalités dans leurs grandes lignes :

  • Activer / supprimer / suspendre une adresse email
  • NoScript compatible
  • Multi-base (sqlite, postgresql, mysql.. au choix, c’est du PDO)
  • Multi-domaine compatible
  • Expiration des adresses email possible
  • Ajout d’un commentaire sur l’email poubelle
  • Email blackliste
  • Full UTF-8
  • voir le changelog…

Installation

Télécharger & décompresser les sources :

Configurer apache (d’autres serveur web sont compatibles) pour que le DocumentRoot  pointe dans /www/emailPoubelle/www (dans notre exemple)

Configurer Postfix :

Ajouter dans le fichier /etc/aliases le devnull (pour la fonction de suspension de l’adresse email)

ImapSpamScan.pl – Anti-spam IMAP distant / déporté

imapSpamScan.pl - scriptPour des besoins personnels j’ai codé un petit script en Perl (toujours sous licence beerware) afin de pouvoir scanner un répertoire IMAP avec la puissance de SpamAssassin à distance. ça s’avère très pratique :

  • Quand on ne maîtrise pas le serveur de messagerie ;
  • Qu’il n’y a pas d’anti-spam (ou un anti-spam tout pourrit) ;
  • Que votre serveur est trop « petit » (en terme de ressource) pour accueillir un SpamAssassin ;

Des solutions anti-spam déporté existait ici ou et même mais elle ne me satisferaient pas pleinement.. Du coup j’ai pris mes petits doigts et c’est partie…

Commentaire

Petit commentaire sur le code (visible dans ma bébé forge) :

  1. Je n’ai pas trouvé mieux que la base sqlite pour dire « hey toi je t’ai déjà scanner je passe mon chemin » Ma première idée était de créer un flags IMAP personnalisé (genre « SpamChecked ») d’après ce que j’ai lu ça n’est pas permis dans le protocole IMAP standard… c’est moche…
  2. (Une amélioration à penser) Il faudrait pouvoir stocker le mot de passe en crypté.. le hic est qu’il faut que ça soit réversible pour le servir au serveur IMAP (?) là si quelqu’un à des idées je suis preneur…

Utilisation

Installer les lib perl dépendante :

Sous Ubuntu/Debian :

Sinon pour les perl compilé ou autres systèmes :

Télécharger  :

La commande à mettre au lancement de votre poste (dans /etc/xdg/autostart.. ou /etc/rc.local ou .bashrc ou … ou …)

pongSmtp.pl – Tester le bon fonctionnement de votre serveur mail

J’ai mis en place un bébé service pour tester du bon fonctionnement d’un serveur SMTP. En gros vous envoyer un email à ping [arobase] zici [point] fr (en l’occurrence) et vous recevrez en retour un email « pong » avec les entêtes du message reçu par le serveur.

Le mettre en place à la maison

Pré-requis : Perl & un serveur smtp configuré (pour moi c’est Postfix)

Ensuite 4 commandes et c’est réglé :

Note : Si vous mettez en place ce script n’hésitez pas à m’en faire part. Une petite liste de « ping@dom1.com, ping@dom2.com…. » peut être intéressante…

Rien de plus à ajouter… si vous voyez des améliorations n’hésite pas !

Créer/publier un plugin wordpress simple : « Adblock invite »

Suite à mon article « Incitateur anti-pub« , des demandes ont émergé concernant un plugin WordPress. Très enthousiaste, je l’ai réalisé. Il s’appelle adblock-invite et il est sous licence Beerware. C’est le premier plugin wordpress que je réalise, il est relativement simple et me semble un bon moyen concret de commencer avec WordPress (plus sympa que le « hello world »).

Note : pour ceux qui souhaitent un anti-pub standalone réferez-vous à cet article.

Le but du plugin est simple ; il s’agit d’un Widget avec un champs « titre » (pour le titre du bloc) et un champs « message ». Ce widget ne s’affichera que lorsque le visiteur n’aura pas d’anti-pub.

Créer, tester votre code

Dans le répertoire wp-content/plugins/ nous allons créer arborescence suivante :

Détail de l’arborescence :

  • screenshot-*.(png|jpg|jpeg|gif) : Les captures d’écrans du résultat final
  • testads/banners.js : Présent pour simuler une publicité
  • widget.php : Le code PHP d »exécution du script (Détaillé ci-après)
  • style.css : une mini feuille de style simplement destiné à mettre un « display: none » à l’initialisation du widget
  • readme.txt : Très important, pour construire le vôtre, référez vous au readme.txt standard & au readme validator de wordpress

Le fichier widget.php est le cœur du plugin, voici son contenu (A l’heure ou j’écris il est en  0.1)

Vous pouvez tester votre plugin en l’activant dans le panel d’administration (Extensions / Extensions installées)

Publier sur WordPress.orgadblock-invite-search

Le saint graal pour un plugin WordPress étant d’être dans l’annuaire afin que l’utilisateur final n’est qu’à faire une recherche via son blog pour pouvoir installer d’un seul clic le dit plugin.

Pour ce faire il faut d’abord créer un compte sur wordpress.org puis proposer votre plugin. Une étape de modération est nécessaire.

Vous allez ensuite recevoir un email avec l’URL de votre plugin dont vous serez administrateur. (pour moi c’est http://wordpress.org/extend/plugins/adblock-invite/) Il vous faut ensuite faire le premier commit afin de rendre la page public. Voici la démarche :

Pour en savoir plus sur svn rapporté à WordPress vous pouvez vous rendre sur wordpress.org/extend/plugins/about/svn.
Et voilà c’est terminé vous devriez avoir votre page administrable sur wordpress.org & votre plugin doit être disponible dans l’annuaire.

Les ressources

Les liens qui’ m’ont bien aidé dans ma démarche :

N’hésitez pas à me faire part de point à améliorer dans ce plugin ou dans ce tuto (je l’ai fait à posteriori il est donc possible qu’il manque des étapes)

Xsshfs v0.5 – Interface graphique pour Xsshfs (Perl/Glade)

Xsshfs est une interface graphique pour SSHFS développé par mes soins. Ce dernier sert à monter sur son système de fichier, un autre système de fichier distant, à travers une connexion SSH. L’avantage est de manipuler les données distantes avec n’importe quel gestionnaire de fichier.

Vite vite, je veux le tester

Pour les Debian/ubuntu

Graphiquement télécharger le deb ici

Sinon en 4 commandes c’est fini :

meuhwa:~$ sudo apt-get install sshfs ssh-askpass libgtk2-gladexml-perl perl libimage-librsvg-perl liblocale-gettext-perl libconfig-tiny-perl
meuhwa:~$ wget http://xsshfs.zici.fr/files/xsshfs_current.deb
meuhwa:~$ sudo dpkg -i xsshfs_current.deb
meuhwa:~$ rm xsshfs_current.deb

Installation à partir du dépôt source

Il faut préalablement avoir installé les dépendances suivantes :  sshfs, ssh-askpass, perl, libgtk2-gladexml-perl, libimage-librsvg-perl, liblocale-gettext-perl, libconfig-tiny-perl

meuhwa:~$ wget -O xsshfs.zip http://forge.zici.fr/p/xsshfs/source/download/master/
meuhwa:~$ unzip xsshfs.zip
meuhwa:~$ cd xsshfs-master
meuhwa:~$ perl xsshfs.pl

Les nouveauté de la version 0.5

  • Paramétrer les valeurs par défauts des champs de connexions
  • Normalisation FreeDesktop
  • Traduit en 3 langues (c’est toujours 3 fois plus que dans la version 0.4)
  • Possibilité de « reprendre » une connexion enregistré