Cela fait maintenant plusieurs années que je suis passé aux toilettes sèches et j’en suis très heureux. C’est même ce qui fait le plus « sens » dans ma démarche globale, ce sur quoi il me serait difficile (intellectuellement) de revenir. Un élément déclencheur dans ma prise de conscience à ce sujet, ça a été le spectacle du fabuliste Pistil qui, entre 2 fables, avait déclamé pour chauffer la salle :

Est-ce que vous êtes tous fiers de chier dans de l’eau potable ?
« Ouaii… » heuu… ha mince.. c’est vrai ça…
En résumé, les toilettes sèches c’est une bonne chose car :
- Simple / pas cher
- Pas besoin d’eau potable
- Pas besoin de retraitement d’eaux noires/vannes (les pires, d’autant qu’elle ne sont que très partiellement épurées… )
- Pas de déchets (+ pas de transport de ces déchets) mais de l’engrais (compost).
Il est possible de polémiquer sur les panneaux solaires, le moyen de chauffage le plus écolo et compagnie, autant je n’ai jamais entendu de débat construit / argumenté autour de l’aspect écologiquement soutenable des toilettes secs à litières C’est a mon sens la seul vrai bonne solution soutenable.
Les idées reçues / questions fréquentes
Il faut passer aux toilettes sèches pour économiser l’eau

Même si dans les faits : oui, l’eau potable est précieuse, l’argument principal pour aller vers des toilettes sèches n’est pas l’économie d’eau (même si c’est toujours ça de pris). Par contre, la diminution de pollution est significative car 90 % de la pollution azotée d’un ménage sont dus aux toilettes à eau.
En effet, il n’y a pas de bonne méthode pour épurer les eaux-vannes (eau caca+pipi). Le gâchis est fait au moment où les eaux-vannes sont mélangées avec les eaux grises (savonneuses…) avant épuration. Ce gâchis est irréversible (source).
Les toilettes sèches, ça pue !
Si vous avez l’image des toilettes sèches de festival ou 10 000 festivaliers passent en 2 jours… alors là oui, ça pue. Mais rappelez-vous le temps des toilettes chimiques, c’était bien pire…
Donc non, des toilettes sèches domestiques ne sentent pas si :
- On recouvre de sciure les excréments : l’humidité favorable à la fermentation et au développement des odeurs est absorbée.
- Que la vidange du seau est faite régulièrement (~4 jours)
- Que l’utilisateur met suffisamment de litière (copeau/sciure)
- Que le seau n’est pas en plastique (le plastique absorbe les odeurs)
C’est légal ?
Les toilettes sèches sont autorisées y compris dans les habitations raccordées au réseau d’assainissement collectif, sous réserve qu’elles ne génèrent aucune gêne pour le voisinage. Les selles et urines doivent être recueillies dans un seau ou une cuve étanche. Arrêté 07/09/20. Ce texte impose aussi :
- « composter sur une aire étanche conçue de façon à éviter tout écoulement et à l’abri des intempéries ». Il est communément admis que les SPANC (organisme contrôleur) impose un compost sur dalle en ciment. C’est une interprétation du texte. En effet, il est dit « aire de composte étanche » on ne parle pas d’infiltration (donc pas de dalle) (écoulement!= infiltration) (détail pour discuter avec le SPANC)
- Les sous-produits issus de l’utilisation de toilettes sèches et après compostage doivent être valorisés sur la parcelle et ne générer aucune nuisance pour le voisinage, ni pollution.
Et les traitement médicamenteux ? ça va polluer mon jardin !
Ce que j’aime dans ce type de réflexion, c’est que ce n’est pas terrible de polluer son jardin mais cette même pollution, plus loin… semble invisible.
Il faut savoir que l’assainissement (quel qu’il soit) ne règle pas du tout le problème médicamenteux à l’heure actuel. Joseph Országh, après analyse, a déterminé que les résidus médicamenteux se dégradaient partiellement dans le compost.
Donc en plus de ne pas – trop – polluer son jardin avec les médicaments, on évite aussi de polluer le milieu aquatique…
Et la séparation d’urine, c’est mieux non ?
Non… les matière fécales nécessitent de l’urine pour composter correctement. Pierre l’écoleau, en parle mieux que moi. En gros c’est :
- Moins lourd à vidanger (si pas d’urine)
- Moins d’odeur dans les toilettes (si pas d’urine)
- MAIS : Apparition d’odeur au compost (compost difficile sans urine)
- ET SURTOUT : Azote pas assimilé : on ne règle pas le problème de pollution du milieu aquatique…
Et le papier toilette, on le met où ?
Le papier toilette est ce qui se dégrade le plus rapidement, vous pouvez donc le mettre dans les toilettes, comme dans des toilettes à eau potable. Préférez utiliser un papier toilette, ni coloré, ni blanchi, ni parfumé, pour éviter de polluer votre compost (à noter que cette préférence devrait aussi avoir lieu dans des toilettes à eau pour ne pas polluer les cours d’eau / les champs… même si la pollution plus loin semble invisible…).
Il faut un grand jardin pour ça.
Il faut un jardin, c’est plus pratique (même si on peut rêver d’une collecte de compost de toilettes sèches municipales en ville ou de points de dépôt…) MAIS il n’est pas nécessaire d’avoir un GRAND jardin. Un compost de 2m3 suffit pour 4 personnes (c.f. plus bas le dimensionnement du compost), soit une emprise au sol de 1mx2m et un compost de toilettes sèches n’émet pas d’odeur s’il est équilibré (j’en parle après).
Les odeurs
En extérieur c’est pas tant un problème… Mais en intérieur il faut prendre quelques dispositions : Une vidange régulière améliore le confort au niveau de l’odeur., un séparateur d’urine aussi mais (voir remarque plus haut).. Mais si jamais vous voulez vraiment aucune odeur : souvent dans les maisons il y a une ventilation (VMC) dans les toilettes (même dans l’eau ça pu le caca…). Vous pouvez vous reprendre sur cette bouche de ventilation et faire descendre un conduit jusque dans la boîte en bois ou ce trouve le seau… sous vos fesses. L’arrivé d’air se fera par la cuvette et la sortie sera par la VMC. De ce fait, l’air « chargé d’odeur » ne va pas dans la pièce…
C’est parti ?
La litière
Un mélange sciure et copeau est à plébisciter. Si c’est uniquement de la sciure de bois (poussière) ça va s’agglomérer et pas bien composter, les copeau aide à l’aération du compost, mais la sciure à un meilleur pouvoir absorbant.
Faites le tour des scieries / ébénistes autour de chez vous (ils utilisent plus certainement du bois massif), sinon les menuisiers (mais souvent il y a un mélange avec OSB/agglo…). C’est souvent un déchet pour eux, que peu valorisent (à moins d’avoir de gros volumes et de les transformer en bûches compressées). N’hésitez pas à donner en échange…
Le compost
Contrairement aux toilettes à eau qui génèrent des déchets (une eau souillée à jamais), les toilettes sèches à litière génèrent de l’engrais !!! Le tout sans transport, tout est fait sur place… C’est pas formidable ?
Un compost qui ne sent pas est un compost équilibré. Équilibré en carbone (matière morte : feuille, carton, foin…) et azote (matière fécale, urine mais aussi déchets alimentaires). Il doit aussi être brassé / aéré / couvert pour réguler l’humidité et un peu arrosé l’été en cas de sécheresse, si jamais celui-ci est en plein soleil (un composteur à l’ombre c’est toujours mieux).
Quand on verse le seau de compost on couvre avec du carbone (feuille morte, paille, foin, herbe séchée…) : ça coupe quasi instantanément les odeurs.
Le dimensionnement, selon l’ADEME:
| Composition de la famille (nombre de personnes) | Vidange des excrétas (en kg/j) | Vidange des excrétas (en kg/an) | Volume minimum du composteur (en m3) |
| 3 | 1.73 | 631.5 | 0.6 |
| 4 | 2.63 | 960 | 0.96 |
| 4 (travail à domicile) | 3.37 | 1230 | 1.2 |
| 5 | 2.52 | 920 | 0.92 |
Dans l’étude, il est aussi dit :
Par retour d’expérience, au bout d’un an la réduction de volume est d’environ 1/5.
Un composteur de 1,5 m3 minimum est conseillé pour une famille de 4 individus pour un an de remplissage.
L’étude décortique aussi le bilan microbiologique. C’est intéressant d’avoir des chiffres sur la destruction de ces bactéries après compostage.
Au minimum il faut 2 bacs, un bac de compost qu’on alimente + un bac de compost au repos. Il est possible d’ajouter un 3ème bac et donc d’allonger le repos du compostage. Ce 3ème bac donnera du terreau.
Il est préconiser d’attendre 18 mois (après mise au repos) avant dépendre du composte dans un potager ; cette durée peut être réduite à 9 mois pour les parterres ornementaux / les arbres…
Fabrication de toilettes sèches « type cube »
Il y a une quantité de modèles sur internet. J’aime bien celui-ci car son volume est optimisé et donc peu encombrant, il est déplaçable, facile d’installation (il n’y a qu’a le poser par terre).
Vous trouverez de nombreux sites qui proposent des tutos sur les toilettes sèches, voire l’achat de toilettes sèches (autour de ~250-400€).
De mon côté j’en ai fabriqué une petite série type « cube » pour des amis. En vrac dans la conception :

- Un seau avec un départ de anse sous le niveau du seau (illustration) : ça évite d’ajouter une bavette ;
- Un seau en INOX : c’est cher mais ça ne garde pas les odeurs contrairement au plastique et vous le garderez toute la vie !
Choisir la bonne taille du seau, attendre sa livraison et faire le « cube » en fonction du seau me parait le plus adapté.
Choisir la taille de son seau :
| Volume | 15L | 20L | 30L | |
| Idéal pour | 2 personnes | 3 personnes | 4 personnes | |
| Fréquence vidange à 2 personnes | 4 jours | 6 jours | 8 jours | |
| Fréquence vidange à 3 personnes | 3 jours | 4 jours | ||
| Fréquence vidange à 4 personnes | 4 jours | |||
| Poids plein | 8 kg | 10 kg | 12 kg |
Plus la vidange est régulière, moins il y a de chance d’avoir d’odeur, moins le seau est lourd… mais plus fréquente est la corvée… Il est donc de bon ton d’installer le compost non loin des toilettes.
Niveau comptable :
- 3-4h de fabrication
- ~210€ de matériaux neufs et sans lésiner (option contreplaqué 3 plis + seau inox, soit de « très belles toilettes »…)
- Ici, le choix du neuf a été fait pour faire une petite série pour des amis.
- Mon précédent modèle de toilette m’avait coûté 0€, j’avais même fabriqué la charnière: voir l’article
Matériel nécessaire :
- Panneau de bois (1/2 de 122cm x 250cm suffit)
- 2 charnières
- 1 abattant
- Un seau
- Inox si c’est pour un usage intérieur (car le plastique absorbe les odeurs)
- Plastique alimentaire pour le reste
- Des vis
Un mot sur l’abattant : il me parait important qu’il soit fixé au cube. En gros, il ne sera pas possible de lever en position « pipi pour homme » pour plusieurs raisons :
- Décourager les hommes d’y aller et les encourager à aller pisser dans le jardin (le seau sera moins lourd à déplacer) ;
- Inciter les hommes à pisser assis, ainsi éviter les risques d’éclaboussures de pipi sur le cube en bois > parce qu’après le bois garde les odeurs…
- D’ailleurs il faut prévoir un traitement de surface sur le bois qui soit lessivable en cas d’éclaboussures d’urine
- Limiter encore plus les odeurs/intrusions de mouches car la boîte est « bien fermée » une fois la lunette abaissée.
J’ai acheté l’abattant sur mes-toilettes-seches.fr car il répond à ces exigences. Il est aussi possible de se le fabriquer sans trop de peine.
Je ne détaille pas la fabrication, parce que ça n’est jamais qu’un cube en bois assemblé avec des vis…













Où ça s’installe ?
Où vous voulez, à la place de vos anciennes toilettes polluantes / à eau potable, dans un cellier, une salle de bain…
Utilisation
C’est presque comme un WC :
- Faire ses besoins (je ne fais pas de dessin)
- Recouvrir généreusement de litière (copeau/sciure)
Bien sur pas autre chose que scelles/urine/papier dans les toilettes, pas de tampon, serviette ou autres choses non compostables…
Pour la vidange :
C’est bon de le faire tous les ~4 jours en intérieur. Quand on vide le seau, on le rince avec un peu d’eau. Après avoir déposer son offrande sur le tas de compost, on recouvre celui-ci avec des feuilles mortes, de l’herbe, du foin, du carton… ce qu’on a sous le coude…


Ça fait presque deux ans que j’utilise grosso modo le même setup, et effectivement je ne repartirais pas en arrière (surtout qu’avec mon grand jardin, je suis toujours à la recherche de compost, je suis impatiente que le bac de la première année finisse sa maturation !)
À la base, je suis passée aux toilettes sèches, d’une part parce que sur le papier ça me paraissait mieux que la version traditionnelle, même avec l’eau du puits, mais surtout parce que la vieille maison que je venais d’acheter n’avait pas de toilettes dans la maison (il y avait bien une cabane sous un pommier, mais rien à proximité des lieux de vie). Maintenant que j’attaque la construction de ce qui sera ma salle de bain, c’est clairement à nouveau des toilettes sèches que je vais installer. Pour le compostage, j’ai recyclé des cabanes utilisées pour je ne sais quels animaux dans le passé, ça me fait 3 bacs de presque 2m3, 3 côtés en parpaings et une porte grillagée pour le 4eme, j’ai simplement détaché le toit pour y verser mes seaux. Clairement, on pourrait faire plus simple, mais puisque j’avais déjà cette construction sur mon terrain… Et je rejoins ton expérience : les bacs ne sentent pas, mis à part les quelques minutes qui suivent l’ajout d’un nouveau seau.
Bref, avis à ceux qui hésitent encore : testez, vous verrez que ça fonctionne plutôt bien, et que les contraintes sont au final assez limitées !
Merci David,
Ça tombe à pic tout ces petits détails ergonomiques
Bises !
Merci pour cette mine d’infos ! Cet article mais tout ton blog est hyper documenté, bravo et merci.
Le format « cube » des toilettes seches est ce qui m ‘a le plus freiné pour en installer chez moi. Parce que je trouve vraiment pas ergonomique de déféquer dans une position digne de la reine d ‘ Angleterre, bien droit, les jambes à 90°
J ‘ai résolu en taillant la façade avant en biais vers le bas qui suit la pente du seau utilisé, et l’ avant de l ‘abattant le plus en arriere possible. Ce qui permet de replier les genoux en arriere , de relever les talons éventuellement, demandez l ‘avis de votre osthéopathe si vous n ‘etes pas convaincu par le supplément de confort
Bonjour Jean Louis,
Tu as raison. De mon côté j’ai toujours un petit « marche pied » (une marche) devant le toilette. Ce qui permet d’avoir les genoux repliés. Le livre « les charmes discrets de l’intestin » en parle bien
David
Bonjour
Déjà merci pour le site, très intéressant !
Pour la lunette fixée je ne suis pas d’accord : homme ou femme ça éclabousse assis (je l’ai bien vu chez mon ex, je passais rarement chez elle mais quand je relève pour pisser (a genoux !) c’était sale). Donc si on laisse-les petites cales sous la lunette et donc qu’il y a un écart avec le bois, il ne faut pas la fixer (sans les cales et direct plaqué au bois lui même découpé au bon diamètre ça se défend).
Pour les toilettes sèches en ville, pas d’accord non plus :
Ajouter des camions ne me semble pas une super solution.
Je rêve plutôt d’un système généralisé d’eau grise pour les toilettes, couplé avec des broyeurs pour les déchets organiques, le tout finissant dans un méthaniseur pour alimenter cette même ville en gaz. Ensuite un séparateur de phase pour récupérer de l’engrais d’un côté, de l’eau (chargée) de l’autre, qui serait stocké (probablement après un certain traitement) dans une méga bassine pour l’irrigation (et hop la boucle est bouclée)
Alors évidemment ça nécessiterait d’énormes changements, d’infrastructures mais surtout d’usages et comportements, limitation des médicaments, des produits chimiques (entretien et autre), tout simplement presque plus rien de non biodégradable en vente libre…
Après c’est un système que je ne vois que pour les villes, évidemment les toilettes sèches ont tout leur sens si on peux les composter/méthaniser sois même
Pour la ville j’ai l’impression qu’on dit la même chose… Moi je dis :
À peu près comme toi en plus modeste… sans l’eau… on peut rêver d’un changement d’infrastructure mais là tout de suite c’est pas simple simple en ville… est-ce que finalement c’est pas « la ville » (la concentration d’humain qui n’a pas accès à de la terre) le problème ?
J’ai d’autres doutes sur ton rêve : même en ville ça parait catastrophique de continuer avec faire caca dans de l’eau, même si c’est dans un circuit dédier (ça serait mieux mais pas complet) si tu lis https://www.eautarcie.org/ il apparaît que tout eau souillé par du caca l’est à jamais… et qu’on est dans une boucle infernale de pollution…
Les changements médicament, produit d’entretien ça devrait déjà être le cas… L’eau souillée retourne déjà à l’eau, les boues d’épuration (crème de la crème) finissent épandu dans les champs… Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme… On finit toujours par les manger, les boire ces résidus médicamenteux, de produit…
Merci pour ta réponse et le lien !
On ne dit pas tout à fait la même chose, un point de collecte c’est donc un camion qui doit passer le récupérer !
Et pour le côté fourmillements intellectuel permis par les villes ça me semble intéressant qu’elles existent (art science, fablab assos….), surtout que sinon ça ferait beaucoup d’humain avec un terrain immense, se chauffants de manière indépendante (5ans en HLM isolé par l’ext et avec des voisins, j’ai jamais allumé le chauffage), produisant leur propre électricité… C’est pas le plus opti (en été tu génère des watt inutiles, alors que raccordé ils peuvent servir à qqn d’autre, c’est intéressant individuellement pas collectivement) d’autant que vivre en ville permet de limiter ses déplacements donc abandonner la voiture… Limite il serait plus intéressant de densifier a mort les villes pour laisser de la place à la nature (bon ce serait invivable c’est juste théorique, la mixité de manière d’habiter me semble plus judicieuse).
Pour les boues, il me semble qu’elles sont uniquement utilisé en sylviculture.
Et je ne penses pas que l’eau soit définitivement contaminée par la matière fécale (pas vu de lien vers des articles scientifiques sur eautarcie, mais j’ai pas tout regardé), pour avoir vu l’épandage de lisier sur une ferme bio, bien géré les plantes ont l’air de faire leur taff (sauf en Bretagne…si seulement on y avait pas foutu tous les cochons !). D’où l’idée de s’en servir en irrigation, une pedo-phyto-epuration géante qui donne de la bouffe quoi (et retourne à la nappe propre ?). Ils ont la même conclusion si j’ai bien compris, le problème est plus le retour à la rivière direct… Bon de toute façon on est d’accord qu’on devrait déjà moin (se) polluer en priorité, et c’est pas comme si on avait notre mot à dire sur les systèmes d’assainissement.
Oui, ça concentre aussi le fourmillement culturel…. Au détriment d’autres endroits vides, si on « partage » mieux on est peut être tout autant gagnant ? (perso j’étais dans la sur-consommation culturel quand j’étais en Ville, je pense pas que je prenais autant de plaisir que maintenant que c’ est plus rare… maintenant je me sens beaucoup plus là, présent quand j’y suis…)
Pour le côté immeuble collectif ça c’est certain que c’est énergétiquement pertinent. Mais rien ne nous empêche de nous empiler aussi à la campagne… ça laissera d’autant plus de place pour des champs pour manger, des prairies, des forêts pour que d’autres espèces puissent vivre / qu’on puisse co-habiter;
ça je suis bien d’accord avec toi : https://david.mercereau.info/lautonomie-electrique-cest-fini/
Dans ton discoure tu te réclame parfois d’un imaginaire futur et parfois d’une réalité brute de là maintenant qui serait immuable.
Se séparer de la voiture en ville tout le monde ne le fait pas et se séparer de la voiture à la campagne certain le fond. Moi… Mais d’autres autours de moi… Après c’est plus long, tu fais moins de trucs, tu réfléchie à tes déplacement, tu ressert ta zone et vu que dans cette zone y’a moins de monde, moins de truc à faire et bien tu fais moins.
C’est une vision qui laisse entendre qu’on ne fait pas partie de « la nature » qu’elle est à côté… Alors qu’on en est grandement dépendant… Au delà d’une vision ça voudrait dire qu’on mange comment ? Il resterai un paquet de gens à la campagne pour nourrir les villes ? Il leur restera encore moins de services, moins de culture…
Oui pour la mixiter mais j’ai pas grande fois dans les grandes métropoles qui ne sont pas résiliente, qui sont en flux tendu tout le temps… T’as qu’a voir pendant des guerres, épidémie, des stresses, c’est eux les plus touchés.
Un seul exemple : estrogèe dans les cours d’eau en France c’est une cata : https://ofb.gouv.fr/doc/une-evaluation-de-intersexualite-des-poissons-de-rivieres
Et cette eau c’est notre eau de boisson, qu’on rejet ensuite… bref un cycle infernale…
Le lisier et les boues d’épandage c’est très très différent. La source n’est pas « la crème de nos merdes » pour l’un… mais même pour le lisier effectivement la concentration n’est pas sans conséquence.