Lors du colloque national des poêliers en 2025, j’ai présenté outil numérique qui a rencontré un vif succès auprès des artisan·e·s présent·e·s. Ce logiciel libre permet d’estimer les besoins de chauffage d’un bâtiment selon différentes méthodes en vigueur. Je l’ai développé dans plusieurs optiques et avec plusieurs casquettes :
Ma casquette de contributeur Agir Low-Tech : Permettre au potentiel auto-constructeur de voir si le MiniMasse est compatible avec leur habitat, sinon de proposer des suggestions de poêle open source
Ma casquette d’adhérent AFPMA : Permettre aux artisans professionnels du poêle de masse d’être plus précis dans le calcul du besoin de chauffage avec un outil plus simple qu’un tableur.
Un outil pensé pour les professionnels et les auto-constructeurs
Conçu pour être accessible à tous, le logiciel propose plusieurs niveaux d’utilisation :
Un mode “Débutant”, fondé sur la méthode G, pour une estimation rapide et intuitive. C’est la méthode « officielle » enseignée dans les centres de formations ;
Un mode “Éclairé”, qui permet d’entrer un Ubat global, notamment si une étude thermique a déjà été réalisée par exemple ;
Un mode “Expert”, qui détaille chaque paroi du bâtiment, pour affiner le calcul selon les matériaux, l’isolation et les menuiseries. Ce mode prend aussi en compte les ponts thermiques selon la méthode 3CL. Une méthode indispensable dès qu’on a affaire à une rénovation par exemple.
L’outil permet ainsi d’adapter la précision du calcul selon le profil de l’utilisateur, du particulier curieux à l’artisan expérimenté.
Des données géographiques actualisées
J’ai fait un gros travail sur la température dites « base » qui sert de référence au calcul du besoin de chauffage. La température étant différente sur le territoire et celle-ci étant prépondérante dans les déperditions thermiques). Plutôt que de se reposer sur une carte de la norme non révisée depuis 2010 alors que le climat change… le calculateur interroge le service météo européen Copernicus pour déterminer la température de référence. Ce choix prend en compte l’évolution climatique et améliore la pertinence des calculs. (cf. l’article que j’ai fait pour l’AFPMA « pour une révision de la température de base – NF P52-61 »)
Les poêliers n’ayant pas légalement le droit de travailler avec d’autres données que celle de la norme, j’ai aussi implémenté la norme NF.
De même, la consommation annuelle de bois est estimée grâce aux DJU (Degrés Jours Unifiés), récupérés automatiquement en fonction de la localisation.
Un projet libre, collaboratif, en constante évolution
Ce logiciel est gratuit, open source et a été affiné avec les retours de nombreux membres de l’AFPMA. Il a été conçu avec l’appui d’un thermicien membre de l’association et a été validé par plusieurs artisan·e·s après comparaison avec d’autres outils et feuilles de calcul. Il est déjà utilisé dans le cadre de la formation au métier de poêlier.
Plusieurs déclinaisons sont disponibles :
choisir.poeledemasse.org : pour les auto-constructeurs, qui propose plusieurs choix/suggestions de poêle de masse open source
L’outil ne cesse de s’enrichir : génération de PDF, possibilité d’ajouter ses propres matériaux ou de partager une étude par URL courte, base de données collaborative de matériaux…
Visiteurs, curieux, artisan·e·s, formateur·trice·s, passionné·e·s : n’hésitez pas à tester l’outil, à y contribuer, ou à le partager.
Pour vos questions poêles de masse : un forum dédié aux poêles de masse open source existe ! Venez discuter du MiniMasse, du poêlito et compagnie… forum.poeledemasse.org
Je suis adhérent de l’AFPMA et j’administre le forum poêle de masse open source. Je vois de nombreuses demandes de poêles de masse inclues la production d’eau chaude sanitaire (ECS). Jusqu’alors, cette option était loin d’être simple à mettre en œuvre sans dégrader la combustion, c’est à dire polluer. De plus, ce type de poêles restait difficile à dimensionner car il n’y avait pas de données disponibles.
Pour éviter les solutions au doigt mouillé, J’ai créer une petite feuille de calcul (expérimentale) construite à partir d’une campagne de mesures de l’AFPMA réalisée sur plusieurs installations chez les artisans poêliers membres de l’association.
Avertissement : cette feuille est un premier jet. Elle donne des ordres de grandeur et demande à être consolidée avec davantage de mesures. Contactez l’AFPMA pour participer à une campagne de mesures.
À quoi sert cette feuille
L’objectif est simple : relier la flambée à un effet ECS mesurable.
La feuille permet notamment de répondre à ce genre de questions :
Avec X kg de bois dans le foyer, quelle énergie peut être transmise ballon d’eau chaude ?
Pour un ballon de Y litres, de combien de degrés la température peut s’élever ?
Au passage, cet outil aide à remettre l’ECS “sur poêle de masse” à sa place : il s’agit souvent d’un appoint très utile, mais rarement “tout l’ECS”.
Comment ça marche
La feuille s’appuie sur une chaîne d’hypothèses :
Énergie du bois (kWh/kg) × masse de bois
Part moyenne transmise au circuit ECS (ratio issu de la campagne de mesure)
Rendement de l’échange eau-eau (là aussi paramétrable)
Conversion en élévation de température d’un volume d’eau (ballon)
Les entrées (3 cases)
Capacité/charge de bois (kg)
Volume du ballon d’ECS (L)
Température de départ du ballon (°C)
Les sorties
Énergie estimée “dans l’échangeur”
Énergie estimée “pour le ballon”
Élévation de température (°C) puis température finale estimée
Les constantes (modifiables)
Les valeurs utilisées (énergie/kg, ratio moyen, rendement eau-eau…) sont regroupées dans un onglet dédié pour pouvoir être discutées, corrigées et améliorées au fil du temps.
Arrivé du kitKit installé par Villeveygoux christopheÉchangeur de surface sur le MiniMasse de David MercereauÉchangeur dans la double peau par Emile LanselleInstallation chez Damien Lehmann
Participer à une campagne de mesure
L’idée est maintenant d’ouvrir le champ de cette campagne de mesures et d’obtenir plus de mesures avec ce kit : plus nous aurons de données, plus nous pourrons affiner les ratios, comprendre les écarts, et améliorer la feuille de calcul.
Un mode d’emploi vous sera fourni avec le kit (montage, purge/éviter les bulles, connexion, récupération des relevés, éléments à documenter…). Malgré cela il vaut mieux être un peu bricoleur et ne pas avoir peur de la plomberie. Vous allez devoir purger votre installation, insérer le compteur, remettre en eau votre installation… Voici le déroulé d’une campagne de mesure :
Vous récupérez le kit (envoi par transporteur)
Vous installez le compteur et lancez l’acquisition (un peu de plomberie à prévoir)
Vous réalisez quelques flambées “propres” (pesée du bois, prise de notes…)
Vous envoyez les relevés et les informations d’installation pour permettre l’exploitation des données
Cette feuille de calcul est destinée à être partagée et améliorée, avec l’idée de faire progresser le “commun” autour des poêles de masse et de la production d’eau chaude.
L’Association Française du Poêle Maçonné Artisanal (AFPMA), dont je suis sympathisant, organise pour la première année la journée nationale du poêle de masse. Le 14 mars 2026, partout en France vous pourrez retrouver. des artisans & utilisateurs passionnés qui ouvre leur portes, leur atelier pour partager un moment chaleureux autour d’un poêle de masse. Au programme : flambée, café, discussions, voir même cuisine… Derrière chaque porte le programme sera différent.
Venez voir, sentir, toucher, expérimenter ce mode de chauffage écologique, confortable et efficace.
Il y aura un évènement chez moi, à la Paillourte, à Rouans (44), c’est gratuit, le 14 mars 2026 de 15h30 à 17h (sur inscription). Je vous propose un café (ou autre boisson chaude) autour de mon poêle de masse afin que vous puissiez goûter à sa douce chaleur…
Le poêle de masse qui nous réchauffera est le MiniMasse, c’est un petit poêle de masse open source fait pour les petits habitats. Il me permet de : chauffer ~50m2, faire la cuisine (four + plaque), chauffer mes 20L de ballon d’eau chaude. Je consomme ~0,7 stères de bois par hiver. Pour le reste, on en parle de vive voix !
Venez poser toute vos questions et ressentir la chaleur par rayonnement. On allumera (bien sûr) un feu…
Le poêlito (poêle de semi masse, semi démontable…)
Pour vos questions poêles de masse : un forum dédié aux poêles de masse open source existe ! Venez discuter du MiniMasse, du poêlito et compagnie… forum.poeledemasse.org
Depuis peu, j’ai a mis en ligne un wiki dédié au four solaire Atominique. C’est un projet que je mijote avec Dominique Loquais depuis un moment, et ça y est : il existe enfin un endroit clair, structuré, libre, pour expliquer comment fabriquer et utiliser ce four.
Dans ce wiki, on trouve notamment :
Une vidéo d’interview de Dominique très instructive où il raconte son parcours, ses essais, ses ratés et comment il est arrivé à ce modèle ;
Une partie “Conception” qui explique les choix techniques (géométrie, angles, réflecteurs, isolation…) ;
et plein d’autres choses… des pages “réflecteurs”, “modèles alternatifs”, “mode d’emploi / utilisation” ;
Le tout est sous licence Creative Commons Zero (domaine public) : vous pouvez reprendre, adapter, utiliser dans des ateliers, des formations… sans vous prendre la tête sur les droits.
L’idée de ce wiki, c’est de capitaliser ce travail d’expérimentation, et pas seulement de publier “un plan de plus”. On documente le pourquoi autant que le comment.
Le changement avec ce four Atominique
Un jour, Dominique est passé à la maison via une connaissance commune, a vu mon petit four solaire et m’a dit en gros : « Si tu veux, je t’en prête un autre… ».
Il m’a laissé un four Atominique 45°. Et là, j’ai compris la différence… On a fait comme d’habitude avec l’autre four, on met un gâteau et on s’en va pour l’aprèm’… On est revenu le gâteau était cramé.
Avec mon ancien four type boîte, ça n’aurait jamais été possible, même en plein été. La surface de réflexion est bien plus importante, la géométrie capte beaucoup plus de soleil.
Depuis, ce four est devenu un outil du quotidien :
il est à deux pas de la cuisine, on n’a plus qu’à ouvrir la porte-fenêtre pour l’utiliser ;
dès que la météo s’y prête, on y met :
des tartes, cakes, gâteaux ;
des plats mijotés (légumineuses, betteraves, ratatouille…) ;
des bocaux à stériliser ;
et, quand il reste de la place, de l’eau à chauffer pour la tisane ou la douche (chez nous le ballon est coupé en plein été pour éviter de chauffer inutilement l’espace de vie).
Les légumes du soleilsRatatouilles, bocaux de sauces tomatesRatatouilles, bocaux de sauces tomatesTartesBocaux et clafoutis Patates
On a une organisation qui va bien avec notre mode de vie plutôt « à la maison » (notre lieu de travail) :
le matin, ou quand le soleil se pointe, on prend une demi-heure pour lancer la cuisson ;
on laisse le soleil bosser ;
à midi ou le soir, c’est prêt.
On l’utilise même bien plus que le tube / concentrateur solaire qui est super pour faire du pain, mais pour le quotidien c’est plus contraignant en terme de volume, pour les bocaux c’est « petit à petit »…
À l’époque, j’en étais fier. Et honnêtement, il fonctionne : on a fait des gâteaux, de l’eau chaude, des petits plats dedans… Mais des petits, et en cuisson « mole » (très lente…)
Mais avec le recul (et l’expérience de l’usage du four Atominique), je vois surtout ses limites.
Un four trop petit, sous-dimensionné
Le four sous sa bâche de protection
Je vivais en mode semi-nomade, en yourte, avec un critère fort : il fallait que le four soit facilement transportable, que je puisse le ranger à l’abri.
Résultat : j’ai fait un petit four, compact. Le problème étant que ça occasionne très peu de surface de réflecteur = on capte peu d’énergie ;
Alors que cet argument ne tient pas trop. Le four Atominique est toujours dehors, il est conçu en matériaux qui peuvent tenir dehors, à l’abri sous une bâche de protection (faite sur mesure) donc pas besoin « d’espace de rangement ».
Un four trop petit = une surface de réflecteurs trop petite
Dans l’interview, Dominique rappelle un point de départ simple : on ne pourra jamais avoir, dans un four solaire, les 3–4 kW d’un four électrique ou gaz classique. On joue plutôt dans la cour de la petite centaine de watts.
En gros, dans de bonnes conditions (ciel bleu, soleil haut) on a environ :
1000 W/m² de puissance solaire au sol,
dont on récupère au mieux environ 200 W/m² pour la cuisson, une fois qu’on a compté les pertes, les réflexions imparfaites, la vitre, etc.
Si la vitre fait par exemple 0,5 m², on a donc :
0,5 m² × 200 W/m² ≈ 100 W utiles qui passent par la vitre,
puis on ajoute ce que les réflecteurs renvoient en plus, pour monter autour de 100–150 W de puissance de cuisson.
C’est cohérent avec ce qu’on observe : on n’est pas sur un four de cuisine « boosté », mais sur un four lent, efficace si on dimensionne bien les surfaces.
À partir de là, deux choses deviennent très importantes dans la conception.
1. La taille de la vitre et des réflecteurs vont ensemble
Plus la vitre est grande, plus on a :
une surface “de base” qui laisse entrer le rayonnement,
de la place autour pour accrocher des réflecteurs de bonne taille.
Les réflecteurs, c’est ni plus ni moins que de la surface de collecte supplémentaired’énergie : ils interceptent de la lumière sur une plus grande zone et la renvoient vers la vitre. Plus on a de réflecteurs (au-delà de la surface de la vitre), plus on augmente le nombre de watts qui arrivent dans la boîte.
2. On ne peut pas mettre 4 m² de réflecteurs sur une mini-boîte
On entend parfois : « il suffit d’ajouter des réflecteurs partout ». En pratique, sur une conception type boîte, il y a une limite géométrique.
On ne peut pas raisonnablement :
faire un four de 50 cm × 50 cm (0,25 m² de vitre),
et lui coller 4 m² de réflecteurs autour,
tout en gardant quelque chose de stable, manipulable, qui s’oriente facilement et qui ne se retourne pas au premier coup de vent.
Ce genre de très grand rapport entre réflecteurs et vitre relève plutôt du concentrateur (parabole, Fresnel, etc.) : c’est une autre famille d’objets, plus complexe à construire, plus pointue à utiliser, avec d’autres compromis (point chaud, suivi du soleil plus fin, etc.).
Le choix de l’Atominique, c’est l’inverse :
une boîte de taille “humaine”, grosso modo gabarit four de cuisine ;
une vitre suffisamment grande pour accueillir des plats usuels ;
des réflecteurs proportionnés à cet ensemble, qui augmentent nettement la puissance sans basculer dans la logique du concentrateur.
facilité de construction.
C’est ce dimensionnement cohérent volume / surface vitrée / surface réflective qui lui permet d’atteindre cette fameuse petite centaine de watts utiles… et de rendre la cuisson solaire vraiment praticable au quotidien.
Des matériaux réfléchissants pas terribles
Le papier aluminium c’était pour la vidéo du LowTech Lab, en vrai perso j’ai toujours eu un doute là dessus.
Par contre l’adhésif miroir, j’ai testé, ça marche… mais 1 ou 2 ans, après ça blanchit, ça s’altère (c’est pas fait pour être au soleil) et du coup ça marche de moins en moins bien. Après c’est chouette pour expérimenter sans dépenser trop de sous…
Réflecteur alu miroirDifférence de réflecteur… C’est déjà bien visible le côté miroir… ou pas…
Mais depuis que je suis passé à l’alu miroir, c’est le jour et la nuit ! C’est durable, ça ne s’altère pas (sûrement un peu mais pas visiblement). Il y a une page dédiée sur le wiki si vous voulez creuser la question des réflecteurs.
Un système 30° / 60° pas si malin que ça = ouverture par le haut vraiment pas malin
J’avais imaginé un système avec deux inclinaisons : 30° pour l’été, 60° pour l’hiver. Sur le papier, ça fait sérieux : le four “s’adapte” au soleil. Et quand je dis « j’avais », c’est typiquement un truc que j’ai vu sur internet et je me suis dit « mais oui, trop la bonne idée »… finalement non…
En pratique :
en hiver on l’utilise très peu, fenêtre d’ensoleillement trop courte ;
en intersaison, les angles ne sont pas favorables ;
ça oblige à mettre l’ouverture sur la vitre, en haut. Sauf que sur ces fours sans inertie, dès qu’on ouvre en haut, toute la chaleur s’en va…
Avec l’Atominique, Dominique est revenu à quelque chose de plus simple et plus cohérent : un angle fixe à 45°, adapté à nos latitudes, qui marche mieux une plus grande partie de l’année.
Donc : pourquoi je ne recommande plus ce petit four
Toutes ces petites limites mises bout à bout font que, aujourd’hui, je ne recommande plus de fabriquer ce modèle type boîte :
il donne une image un peu “molle” de la cuisson solaire ;
on risque d’être déçu, voire de se dire : « la cuisson solaire, c’est sympa sur le papier, mais en pratique ça ne marche pas si bien ».
C’est d’ailleurs indiqué noir sur blanc sur mon article :
Mon ancien four type boîte m’a permis d’apprendre, de rencontrer le Low-tech Lab, de faire parler de cuisson solaire. Mais si je peux éviter à d’autres de refaire les mêmes erreurs, tant mieux.
Si vous devez investir du temps, du bois, de l’isolant et quelques heures de bricolage, faites-le sur un four qui en vaut vraiment la peine : aujourd’hui, pour moi, c’est clairement le four solaire Atominique (et j’ai rien à gagner en vous disant ça !).
C’est un peu la succession, l’amélioration de mon service de sauvegarde à froid, ça va maintenant plus loin, c’est plus « user freindly ». Je le propose avec mon activité pro « retzo.net » :
Le stockage à froid qui s’allume uniquement si vous en avez besoin.
Le constat est simple : la majeure partie des données numériques en ligne n’a aucunement besoin d’être accessible à tout instant et pourtant elle occupe une place conséquente sur des serveurs (coût énergétique, environnemental…)
Les données numériques que nous stockons ont un coût énergétique souvent sous-estimé. Les datacenters, où sont hébergés bon nombre de sauvegardes et de services en ligne, représentent environ 1 % de la consommation électrique mondiale (source). Pour des associations ou entreprises éco-responsables engagées dans une démarche de sobriété numérique, il est donc crucial de repenser la façon dont on stocke et sauvegarde les données. Le stockage à froid s’impose comme une solution incontournable pour réduire drastiquement l’empreinte énergétique de vos sauvegardes tout en gardant vos données en sécurité.
🌍 Les serveurs matériels utilisés sont très basses consommations (architecture ARM, disque SSD)
♻️ Les serveurs (hors disque dur) sont issus du ré-emploi
☀️ L’énergie utilisée prioritairement est le solaire
Et exclusivement si vous le souhaitez
🔒 Vos données sont en sécurité, le service étant hors ligne la majorité du temps, la surface d’attaque est bien moindre
Chiffrement de la communication (inclus)
Chiffrement du disque possible
Serveur dédié possible
⏳ L’accès à vos données, l’allumage du serveur est possible via une interface web et/ou des protocoles standard (SFTP, RSYNC (over ssh), WebDAV, BORG) authentification par mot de passe ou par clé
Le stockage à froid consiste à conserver des données (sauvegardes, archives, etc.) sur un support qui n’est alimenté et allumé qu’en cas de besoin. Contrairement à un serveur classique qui tourne en continu 24h/24, un système à froid reste hors tension la majeure partie du temps. Concrètement selon le cas :
Service de sauvegarde : le serveur est démarré uniquement lors des opérations de sauvegarde ou de restauration, puis éteint dès qu’il a fini son travail. On évite ainsi de faire tourner des disques et des serveurs inutilement le reste du temps.
Vous disposez d’une interface pour allumer manuellement celui-ci pour restaurer des données au besoin
Service d’archivage : le serveur est éteint systématiquement et vous l’allumez sur demande via une interface web pour accéder à vos données, en ajouter, en supprimer…
En résumé, le stockage à froid c’est :
Allumé uniquement à la demande : le système de sauvegarde fonctionne seulement au moment nécessaire (sauvegarde programmée, restauration exceptionnelle), le reste du temps il consomme 0 watt.
Matériel sobre en énergie, issu du ré-emploi : il s’appuie sur un mini-ordinateur à très faible consommation (Raspberry Pi) couplé à des disques SSD. Ce type de dispositif consomme environ 3 watts en activité, soit l’équivalent d’une très petite ampoule LED.
Stockage déporté : généralement, le support de sauvegarde se trouve hors du site principal, ce qui protège vos données en cas d’incident (incendie, vol, panne majeure) sur votre infrastructure principale.
Auto-hébergement en France: la solution est hébergée hors datacenter ce qui diminue le coût environnemental infrastructure, climatisation (obligatoire en cas de concentration de serveur) ici les places seront limitées pour éviter d’avoir à recourir à de la climatisation.
Adopter le stockage à froid pour vos sauvegardes permet de réduire la consommation électrique d’un facteur de plus de 100. En effet, la solution de stockage à froid n’utilise qu’environ 3 W lorsqu’elle est allumée (source) – à peine l’énergie d’une seule petite ampoule – là où un serveur de sauvegarde classique consomme souvent 30 W ou plus en continu (source). Sur une journée, cela équivaut à seulement quelques wattheures (Wh) consommés, contre plusieurs centaines de Wh pour une machine fonctionnant 24h/24. On obtient ainsi jusqu’à 100 fois moins d’énergie utilisée (par exemple ~3 Wh/jour contre ~300 Wh/jour dans une configuration classique).
Une infrastructure éco-conçue et sans climatisation
Une autre force du stockage à froid écologique réside dans l’infrastructure matérielle et architecturale qui l’accompagne. Ici, tout est pensé pour minimiser l’impact environnemental :
Matériel basse consommation, issu du ré-emploi : Le cœur du système est un mini-ordinateur de type Raspberry Pi, un appareil de la taille d’une carte de crédit qui consomme seulement quelques watts mais suffit amplement pour gérer des sauvegardes, archiver des données. Ce petit ordinateur, couplé à un disque dur 2,5” économe en énergie, constitue un serveur silencieux et frugal.
Alimentation solaire et autonomie énergétique : Le dispositif peut être alimenté par une installation solaire, cette énergie est utilisée en priorité. Vous pouvez choisir le mode de fonctionnement selon vos critères (énergie solaire prioritaire, exclusivement du solaire…)
Local bioclimatique : Le matériel de sauvegarde est hébergé dans un bâtiment éco-construit en adobe (des briques de terre crue façonnées à partir de terre locale). Ce local a été conçu en auto-construction selon les principes bioclimatiques : il est orienté plein nord pour éviter l’exposition directe au soleil, ce qui le maintient naturellement frais. Les murs en terre crue offrent une excellente inertie thermique, gardant l’intérieur à une température stable. De plus, une ventilation naturelle a été mise en place grâce à des « chapeaux de cheminée » (éoliennes statiques sur le toit) qui créent un tirage d’air frais constant. Résultat : même en été, la température à l’intérieur reste modérée, nul besoin de climatisation artificielle.
Accéder à une interface de démonstration simple
Le mode SFTP distant n’est pas permis ici pour la démonstration, vous avez seulement un accès HTTP et de façon limitée en quota disque.
WakeOnStorage permet d’accéder à distance à des ressources de stockage ou à des petits serveurs domestiques, tout en les maintenant éteints la plupart du temps pour économiser l’énergie, réduire la surface d’attaque
Le principe repose sur deux composants complémentaires :
Interface en ligne (wakeonstorage.retzo.net) — accessible depuis Internet — qui permet à l’utilisateur de visualiser l’état de ses ressources, de les allumer temporairement, et d’y accéder une fois disponibles.
API locale (wakeonstorage-local) — installée sur le réseau local — qui communique avec le matériel (disques USB contrôlé par PPPS, Raspberry Pi allumé par relais…) pour exécuter les ordres.
By mermaid
Lorsqu’un utilisateur demande une ressource, l’interface interroge l’API locale. Si la ressource est déjà allumée, elle devient directement accessible. Si elle est éteinte, l’interface propose de l’allumer pour une durée déterminée (par exemple 2 heures).
L’API locale envoie alors les commandes nécessaires : activation d’un relai pour démarrer un Raspberry Pi, ou alimentation d’un disque dur via un hub USB pilotable (PPPS) Une fois la ressource allumée, l’accès est temporairement autorisé.
Ce fonctionnement en deux niveaux garantit la sécurité, la sobriété énergétique et l’autonomie : aucune ressource n’est inutilement allumée, et tout reste sous le contrôle de l’utilisateur.
Je vous propose une petite journée d’initiation/ au poêle de masse. Vous repartirez avec les clés pour mieux comprendre et faire le bon choix pour votre contexte. Cette journée est organisée chez moi, à la paillourte dans le 44, au chaud prêt de mon poêle de masse (en espérant qu’il fasse suffisamment froid pour qu’on l’allume 😉 .
Bien sûr il y sera question du MiniMasse : est-ce qu’il sera adapté à votre projet… Mais pas que, si ce n’est pas le cas, nous discuterons les autres possibilités qui s’offre à vous.
Le savoir partagé :
Compréhension des éléments de base du « confort thermique »
Comment fonctionne un poêle de masse ? (on ouvrira le capot du mien)
La capacité à déterminer un besoin de chauffage sur un habitat donné (en fonction de sa composition de mur, volume, situation géographique…)
Sur ce point si vous avez un projet personnel, nous travaillerons dessus, lisez ce document afin de venir avec toutes les informations nécessaires.
La capacité à déterminer quelle serait la consommation de cet habitat
Est-ce qu’un poêle de masse est adapté à mon habitat
Quelle options s’offre à moi (auto-construction, kit, artisan…)
Et plein de petits points comme la production d’eau chaude, la cuisson (four blanc/noir…) mini atelier pratique de maçonnerie de briques réfractaires
Le coût, la rentabilité ;
Une vidéo « replay » de la formation sera mis à disposition ;
En transport en commun : Vous pouvez venir jusqu’en Train sur Nantes, il y a un Car (ligne 301 aleop) qui part de la gare SNCF de Nantes pour venir jusqu’à Rouans.
Pour les repas je propose auberge espagnol/repas partagé. Chacun apporte un petit truc à manger, on pose sur la table et on partage.
Apportez calculatrice, papier, crayon
Si vous avez un PC ou tablette (de quoi ouvrir une page web) c’est sympa de l’apporter, il nous en faudrait 2 ou 3 pour le groupe (qui peut rester dans vos mains au moment du travail de groupe)
Pour les raisons que j’ai déjà expliquées dans cet article, je vends mon installation solaire électrique autonome 1620€ (hors réseau – réseau non compatible) idéale pour un besoin de 1kWh l’hiver, 4kWh l’été. A bien fonctionné pour ce besoin dans le 44 depuis 9 ans. Ce type d’installation, si elle a été bien menée (c’est le cas, je peux donner accès aux archives/données/graph qui peuvent le prouver : https://emoncms.mercereau.info/dashboard/view?id=1) peut vivre ~15 ans en l’état. C’est les batteries qui vont « mourir » le plus vite, c’est pour ça que je les brade. Le reste de l’installation vivra bien plus longtemps (panneaux solaires 25 ans sans trop de perte mais après ça marche encore par exemple).
Peut convenir pour un gros camion, tiny ou autre yourte…
J’ai toutes les courbes d’utilisation de l’installation, je peux prouver que les batteries sont quotidiennement déchargées seulement à ~92% de charge, l’hiver maintenues au dessus de 80 % de charge et passées max à 75 % ça a dû arriver 2, 3 fois mais c’est bien tout. Maintenues hors gel dans le local, ventilé l’été (entrée basse au Nord, sortie haute, à l’ombre derrière les panneaux.
Je fournis le local en bois isolé, le groupe électrogène inverter en option.
A récupérer du côté de Rouans (44). C’est volumineux il faut venir avec un petit camion ou un utilitaire avec remorque…
On fait le démontage ensemble comme ça vous voyez comment remonter et vous repartez avec, vous branchez et bonjour la fée électricité.
J’ai monté une formation sur le solaire autonome, j’ai créé un logiciel pour dimensionner son installation solaire, un logiciel de routage pour le surplus d’énergie solaire, j’ai été modérateur du forum photovoltaïque… L’installation a été bien menée et a été correctement dimensionnée. Je peux aussi fournir de l’aide (service) pour le reste du câblage (sur le tableau, régime neutre, dimensionner les câbles…)
Le détail du matériel :
🔋 1. Panneaux solaires
Type : SYSTOVI monocristallin 285W (38,64Voc / 9,18A)
Quantité : 4
Année d’achat : 2019
Prix neuf : 230 € / unité (920 € total)
Prix proposé : 150 € / unité (600 € total)
🔌 2. Régulateur Victron MPPT 100/30 BlueSolar
Quantité : 2
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 142 € / unité
Prix proposé : 80 € / unité (160 € total)
⚡ 3. Convertisseur Victron Phoenix 24/800
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 340 €
Prix proposé : 160 €
🔋 4. Chargeur Victron 16A 24V Blue Power IP22
Année d’achat : 2018
Prix neuf : 200 €
Prix proposé : 160 €
📟 5. Contrôleur batterie Victron BMV700
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 120 €
Prix proposé : 80 €
🔋 6. Batteries AGM 12V/220Ah à décharge lente
Quantité : 2
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 558 € / unité (1116 € total)
Prix proposé : 150 € / unité (300 € total)
🔊 7. (Optionnel) Groupe électrogène Inverter
Signal pur sinus, silencieux, 15kg, autonomie 5h
Quantité : 1 (optionnel, non compté dans le prix actuel)
Année d’achat : 2018
Prix neuf : 550 €
Prix proposé : 410 € (si souhaité)
🧰 8. Accessoires
Fusibles, coupe-batterie, câbles, support panneaux
Année d’achat : 2016
Valeur estimée : 100 €
Prix proposé : 60 €
🏠 9. Local technique solaire
Isolé liège, toiture bac acier, plancher bois (1,2m x 1,2m)
Année d’achat : 2016
Prix proposé : 100 €
🧱 10. Support panneaux solaires au sol
Inclinaison 60° (idéal hiver)
Prix : gratuit
Contactez moi pour plus d’info :
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