Héberger un WordPress : sécurité, optimisation, économie d’énergie

WordPress occupe une part très importante dans l’usage des CMS à l’heure ou j’écris ce billet (62%). Voilà ce qui peut l’expliquer à mon sens :

  • Simple d’utilisation côté utilisateur
  • Plutôt simple côté développeur
  • Un nombre incalculable de thèmes et de plugins sont à disposition (communauté conséquente).

Mais il a aussi les défaut de ses qualités :

  • Côté utilisation de ressources énergétiques (serveur), WordPress est une catastrophe… Surtout dès qu’on lui ajoute des plugins (qui n’en ajoute pas ?).
  • Côté sécurité, il est très attaqué (car très utilisé). Le sport préféré des hackers, c’est le brute force…

Je vais tâcher de balayer ici mes trucs pour transformer un wordpress énergivore en wordpress sobre et sécurisé 🙂

Transformer en site statique (parfait pour les sites vitrines)

Un site « statique » c’est quoi ? C’est un site ou le code est uniquement exécuté sur le client et le serveur ne fait rien d’autre que « servir la page ». Alors qu’un site dynamique par opposition (sous wordpress pour l’exemple) va générer des pages « à la volée » et donc utiliser des ressources sur le serveur.

Mon parti-pris, c’est de convertir le wordpress « visible pour les visiteurs » en site statique « html ». L’utilisateur continue d’utiliser / d’alimenter son site via l’interface (bien faite et connue) wordpress, mais le visiteur lui ce qu’il voit c’est un site « html », sans aucun code dynamique (php ici) exécuté. De cette façon :

  • Le site est inattaquable par les hackers/spameurs, il n’y a plus de code dynamique, donc plus de moyen de corrompre le site / le serveur
  • L’affichage pour le visiteur est beaucoup plus rapide.
  • Le serveur consomme beaucoup moins de ressources (moins d’électricité, plus petit serveur…).
  • Les utilisateurs qui connaissent déjà wordpress ne sont pas bouleversés / impactés par cette optimisation.

Pour cela j’utilise un plugin wordpress qui s’appelle wp2static. Voici la structure du répertoire « web » qui est la racine du site :

  • /wp/ : site wordpress avec le plugin wp2static. Adresse utilisée par l’administrateur du site pour faire ces modifications
  • /static/ : le site statique généré par le plugin
  • /.htaccess : contient les redirections pour que le visiteur ne voit pas de différence

Dans le wordpress installé dans /wp/ rendez -vous dans wp2statics et configuré :

  • Where will you host the optimized version of your site? : Subdirectory
  • Destination URL : http://votresite.fr/
  • Target Directory : /var/www/votreiste.fr/web/static/

Puis dans l’onglet Crawling indiqué :

  • Exclude certain URLs :
    • /wp/
    • /wp-content/uploads/
    • /wp-admin/

Quand c’est fait, vous pouvez cliquer sur Start Static Export.

Ajouter dans votre configuration apache ou dans un .htaccess à la racine du site :

RewriteEngine on
# Pas de ré-écriture pour le contenu uploadé (images, 
RewriteRule ^/wp-content/uploads/(.*)$          /wp/wp-content/uploads//$1 [L]
# Rediriger toutes les requêtes vers /static sauf quand l'accès est souhaité sur le site wordpress original (/wp)
RewriteCond %{REQUEST_URI} !^/wp/ 
RewriteRule ^(.*)$          /static/$1 [L]

Inconvénient majeur de ce type de « transformation » en site full static

  • A chaque modification l’utilisateur doit penser à re-générer le site statique
  • Le contenu dynamique (formulaire de contact / commentaire) est impossible :
    • Pour les commentaires, c’est possible avec des commentaires chargés en Javascript, typiquement HashOver Next (alternative auto-hébergable à DISQUS). J’ai fait un script de migration WordPress > HashOver : wp2hashover
    • Pour les commentaires, il est possible d’utiliser des formulaires en iframe ou formulaire javascript/ajax

Transformer en (presque) site statique (W3 Total Cache)

La solution wp2static n’était pas complètement satisfaisante et j’ai continué mes recherches. En testant le plugin W3 Total Cache, je me suis aperçu qu’il faisait exactement ce que je cherchais à faire et même plus !

Après paramétrage, j’ai trouvé ceci dans le fichier .htaccess :

<IfModule mod_rewrite.c>
    RewriteEngine On
    RewriteBase /
[...]
    RewriteCond %{REQUEST_METHOD} !=POST
[...]
    RewriteCond "%{DOCUMENT_ROOT}/wp-content/cache/page_enhanced/%{HTTP_HOST}/%{REQUEST_URI}/_index%{ENV:W3TC_SSL}%{ENV:W3TC_PREVIEW}.html%{ENV:W3TC_ENC}" -f
    RewriteRule .* "/wp-content/cache/page_enhanced/%{HTTP_HOST}/%{REQUEST_URI}/_index%{ENV:W3TC_SSL}%{ENV:W3TC_PREVIEW}.html%{ENV:W3TC_ENC}" [L]
</IfModule>

Pour résumer, ce que font les règles c’est :

  • Si la page HTML static a été générée (le fichier existe) dans /var/www/decroissant-au-beurre.com/web/wp-content/cache/page_enhanced/decroissant-au-beurre.com/services/_index_ssl.html (pour l’appel à https://decroissant-au-beurre.com/services/ alors on l’appelle directement (pas d’exécution de code PHP… ) SINON on appelle la page « normale » dans wordpress et celui-ci génère la page de cache /static pour le prochain visiteur
  • Dès qu’il y a une requête POST, le cache n’est pas appelé. Donc tous les formulaires restent compatibles avec le cache et seules les pages de résultats ne seront pas tirées du cache.

Ca veut dire qu’a performance égale avec la solution précédente, ce plugin fait mieux car il gomme les défauts précédents et permet de continuer d’utiliser des formulaires/les commentaires.

C’est parfait ! Le cache peut aussi être stocké via memcache et non sur disque (ce qui rend l’accès / l’affichage encore plus rapide (d’autres technologies possibles : APC / Xcache…)

Les fonctionnalités supplémentaires :

Minifier : diminuer trafic réseau

W3 Total Cache propose une fonctionnalité de Minification

minifier signifie réduire la taille du code. C’est un processus très utilisé en programmation web pour réduire la taille d’un programme à télécharger depuis un serveur et ainsi réduire l’encombrement du réseau. Cela peut aussi être considéré comme une forme d’offuscation du code.

Pour cela on supprime tous les commentaires et les espaces qui ne gêneront pas le bon fonctionnement de l’application. On remplace aussi le nom des variables interne à l’application pour les réduire à un seul ou deux caractères. Il est aussi possible d’utiliser certaines écritures compactes propres aux langages (couleur en hexadécimal, raccourcis…)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Minification

Si on analyse le code après avoir activé la Minification on observe :

<!DOCTYPE html><html lang=fr-FR><head><script>window.w3tc_lazyload=1,window.lazyLoadOptions={elements_selector:".lazy",callback_loaded:function(t){var e;try{e=new CustomEvent([...]

Alors qu’un site non-minifié donne plutôt :

<!DOCTYPE html>
<html lang="fr-FR">
<head>
    <meta charset="UTF-8">
    <meta name="viewport" content="width=device-width, initial-scale=1">
    
<link rel="stylesheet" id="extend-builder-css-css" href="assets/static/css/theme.css" type="text/css" media="all">
<style id="extend-builder-css-inline-css" type="text/css">
/* page css */
/* part css : theme */

.h-y-container > *:not(:last-child), .h-x-

Vous pouvez minifier tout ou partie du code (HTML/ CSS / Javascript…). Certains plugins peuvent ne plus fonctionner à cause de la minification. Il est donc important de tester votre site après avoir activé ces options.

Lazy Loading : Afficher les images au besoin

Si vous avez un site très long, il est possible que des images soient présentes en bas de page. Il est pertinent de ne charger ces pages qu’au besoin (que si vous allez jusqu’en bas de la page). Et bien la fonction Lazy Loading permet cela.

Cette fonctionnalité permet aussi un gain non négligeable de bande passante.

Mise en cache navigateur

Vous pouvez améliorer les entêtes navigateurs en spécifiant à celui-ci des dates d’expiration de fichier. De cette façon il ne va pas retourner charger la/les pages sur le serveur en cas de nouvelles visites.

Mesures performance

Voilà un stress test (envoi de requêtes massives) du même site avec ou sans génération en site statique (fait avec W3 total cache ici) :

On constate que c’est 20 fois plus rapide à l’affichage et que c’est plutôt constant. Est-ce que c’est 20 fois moins énergivore ? ça c’est difficile à mesurer mais c’est forcément moins…

Voici ci-après le poids de chargement d’une même page sans optimisation et avec Lazy Loading + Minification

  • Sans optimisation : 21,5Mo
  • Avec Minification et Lazy : 3,9Mo

Soit 5,5 fois moins lourd…

Sécurité

Le minimum pour sécuriser un wordpress c’est :

  • Faire les mises à jour (de nombreux plugins existent pour automatiser cela)
  • Ne pas utiliser « admin » en nom d’utilisateur admin
  • Avoir des mots de passe forts
  • Bloquer les tentatives de brutes forces :

WordPress se fait pas mal attaquer du fait qu’il soit populaire. La principale attaque (hors SPAM sur les commentaires) est faite par brute-force sur la page wp-login.php et xmlrpc. J’ai consacré un article dédié pour intégrer les logs de WordPress dans Fail2ban, et ainsi pouvoir bloquer les tentatives au niveau firewall : WordPress & fail2ban : stopper la brute-force « POST /wp-login.php » (uniquement possible sur un hébergement dédié). C’est particulièrement efficace comme vous pouvez le voir sur ce graphique :

Graphique fail2ban sur 1 semaine

Gestion serveur mutualisé

Si vous gérez un serveur mutualisé, vous pouvez déployer le plugin de cache et faire les mise à jour de tous les wordpress installé sur votre serveur avec wp-cli-isp (taillé pour les serveurs sous ISPconfig, mais c’est adaptable)

Isolation / inertie ? Isolation intérieur/extérieur ?

Pour discuter souvent de bâtiment j’ai le sentiment que cette notion / différence entre l’inertie et l’isolation n’est pas comprise. Peut-être qu’il faut être passé par un bâtiment sans inertie (nous la yourte) pour en comprendre l’intérêt :-p

Pour faire une analogie avec ton lit :

  • L’isolation : ça sera la couette sur ton lit. Sa fonction c’est de retenir la chaleur (de ton corps) pour éviter qu’elle s’échappe trop vite. Plus la couette est épaisse moins la chaleur va s’échapper rapidement (si vous dormez dehors avec la même couette par 15° ou 0° vous pouvez constater cette différence…
  • L’inertie : ça serait une bouillotte que tu met dans le fond de ton lit. Elle agit comme une « batterie thermique ». Elle a emmagasiner de la chaleur (exemple de l’eau qu’on a fait chauffé) et elle la restitue tout au long de la nuit. La couette ralentie le processus d’échappement de la chaleur.

S’il fait froid on est content d’avoir une bonne couette (isolant) et même une bouillotte (inertie). L’un sans l’autre (toujours s’il fait froid) n’aurait pas de sens…

Alors pourquoi isoler par l’intérieur me semble pas pertinent ?

Est-ce que tu aurais l’idée de mettre ta boulotte sur ton lit/par dessus ta couette ? Non ça n’a aucun sens… Et bien pour un bâtiment c’est la même chose. L’inertie permet d’avoir une température stable.

Pond thermique sur un planché (isolation intérieur)
Problème identique sur un mur de cloison
  • Il est très complexe en isolation par l’intérieur de ne pas avoir de pond thermique (illustration ci joint) et donc des point froid qui vont vous donner de l’inconfort et plus de dépense de chauffage
  • Un bâtiment isolé par l’intérieur va être sujet à la surchauffe l’été. En effet il n’y a pas de batterie thermique donc une fois que la chaleur est dans l’air il faut attendre et ventiler la nuit pour arriver à faire tomber un peu la température (c’est pour ça qu’un bâtiment en pierre – très forte inertie mais pas d’isolation va être agréable l’été)
    • J’ai eu le témoignage de quelqu’un qui avait fait une maison avec un label passif ou autre norme payante avec une épaisseur d’isolation complètement folle MAIS isolé par l’intérieur. L’été sa maison est invivable…
  • Un bâtiment isolé par l’intérieur ne va pas bénéficier de l’inertie des murs. Votre chauffage chauffe l’air de votre maison mais peut aussi (dépend du moyen utiliser) réchauffer vos murs si vous avez isolé par l’extérieur. Les murs vont donc par la suite aigre comme batterie thermique, ils vont capter de la chaleur et la restitué de façon douce et progressive.
© 2017 Ma Maison Container.

Isoler par l’intérieur peut être pertinent si l’espace est occupé très occasionnellement. Dans ce cas l’hiver le poêle va uniquement avoir besoin de chauffer l’air, pas plus (pas les murs ils sont derrière l’isolant)… ça va donc plus vite chauffer (mais ça va aussi vite redescendre)

Tout ça est un peu vulgarisé mais ça me semble nécessaire d’en passer par là…

Diminuer son impact numérique : comment envoyer des pièces jointes

Petit tuto vidéo pour vous expliquer comment envoyer des pièces jointes en limitant votre impact sur l’environnement. Il s’agit d’un service (open source) d’envoi de fichier avec expiration

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Le service tourne avec un logiciel libre en PHP (sans base de donnée) que c’est « moi qui l’a fait » : file2link mais il y a beaucoup d’autres alternatives :

Réglage BMV – Contrôleur batterie pour solaire autonome

Note explicative adapté au contexte solaire pour le contrôleur de charge Victron BMV Le manuel en Français est accessible a cette adresse

Avertissement : Ayé à l’esprit que la donné de pourcentage de charge du BMV sont a prendre avec un certain recule (source1, source2), d’autant plus si les paramétrages par défaut est laissé sur celui-ci. Cette notice est là pour vous aider à affiner vos réglages afin de s’approcher tant que faire ce peu de la vérité.

Cette notice a été rédigé de façon collaborative, une discussion est en cours sur cette notice, si vous voulez participer c’est par ici.

Mise à jour, Guillaume, de la Watterie à fait une vidéo sur le sujet :

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Paramètres

Les paramètres modifiables sont les suivants (voir la notice pour aller au menu de SETUP)

01 Battery capacity (Capacité de batterie)

Capacité de la batterie en ampères heures

Capacité en C20 (voir la doc de votre batterie)

Exemple

  • 1 batterie de 220Ah/12V seule : 220
  • 2 batteries 220Ah/12V en série : 220
  • 2 batteries 220Ah/12V en parallèle : 440
  • 4 batteries 220Ah/12V en série : 220
  • 4 batteries 220Ah/12V 2 série de 2 parallèle : saisissez 440

02. Charged Voltage (Tension chargée)

La tension de la batterie doit être supérieure à cette valeur pour que celle-ci soit considérée comme pleine.Le paramètre de tension chargée doit toujours être légèrement en dessous de la tension de l’état de charge du chargeur (en général 0,2V ou 0,3V en dessous de la tension float du chargeur).

Préalablement il faut s’assurer que la tension « float » de votre régulateur est adéquate par rapport à celle de vos batteries. Si je prends pour exemple une batterie AGM Victron, la documentation annonce une tension float de 13,5 -13,8V. Mon régulateur doit avoir la même tension de float.

Sur le BMV il faut indiquer tension « float » du régulateur à laquelle on soustrait 0,2-0,3V. La tension de float est celle du régulateur. Si votre régulateur a une tension de float paramétré à 13,8, il faut indiquer 13,6 dans le BMV.

Si vous avez 2 batteries 12V en série multiplier la tension chargé par 2 (exemple une tension de float 13,8 est à 27,6 pour 2 batterie 12V en série)

03. Tail current (Courant de queue)

Une fois que le courant de charge a chuté en dessous du courant de queue spécifié (exprimé en pourcentage de la capacité de la batterie), la batterie sera considérée comme étant entièrement chargée.Remarque:Certains chargeurs de batterie cessent de charger si le courant descend en dessous d’un seuil spécifique. Le courant de queue doit être paramétré avec une valeur supérieure à ce seuil.

Par défaut c’est à 4% il faut modifier cette valeur à :

  • 2% pour l’usage en solaire avec batterie plomb
  • Laisser 4% pour le litium

04 Charged detection time (Durée de pleine charge)

Il s’agit de la durée durant laquelle les paramètres définis (Tension chargée et Courant de queue) doivent être atteints pour considérer que la batterie est entièrement chargée.

Par défaut c’est à 3min. Dans un premier temps c’est pas mal, vous pouvez augmenter jusqu’à 10 min.

05 Peukert exponent (Indice Peukert)

Si l’indice n’est pas connu, il est recommandé de maintenir cette valeur à 1.25 (par défaut) pour les batteries plomb-acide et de la modifier à 1.05 pour les batteries au lithium-ion. Une valeur de 1.00 désactive la compensation Peukert.

En général :

  • 1,25 pour le plomb-acide
  • 1,05 pour le litium

Le mieux est de calculer le coefficient de Peukert qui correspond à votre batterie à partir des données constructeur. Il vous faut la donnée de capacité en C20 et en C1. Ensuite vous pouvez indiquez ces informations dans une calculette d’exposant Peukert comme celle-ci : https://fr.planetcalc.com/2268/

  • Par exemple pour une AGM 220Ah Deep cycle :
    • C20 (décharge en 20h) elle est donnée pour 220Ah
    • C1 (décharge en 1h) elle est donnée pour 65% donc 143Ah (220*0,65)
    • Le résultat de la calculette de coefficient Peukert est donc de 1.17 pour cette batterie (voir le calcul)

06 Charge Efficiency Factor (Facteur d’efficacité de charge)

Le Facteur d’Efficacité de Charge compense les pertes en ampères-heures qui se produisent pendant la charge.100% veut dire aucune perte.

  • Par défaut 95%
  • 85% pour le plomb (source1, source2) pour un dimensionnement correct avec une décharge de 10, 20% quotidienne. Un ajustement a faire selon utilisation (source1, source2)
  • 95% pour le litium

07 + Autres

Peuvent être laissé par défaut ou aux choix de l’utilisateur RTFM.

Conseil

Synchroniser

Synchronisé 1 fois par semaine (dans l’idéal pour une bonne fiabilité, 1 fois par mois au maximum) votre BMV, attendez une belle journée ensoleillée, que le régulateur soit en float depuis quelque temps et appuyé 3 secondes sur + et –

Le BMV peut également être synchronisé en mode d’exploitation normal en appuyant en même temps sur les boutons + et – pendant 3 secondes.

Recharger les batteries quotidiennement à 100% diminue le risque d’erreur dans le calcul du SOC (%)

Ajuster

Une surveillances des données est une bonne chose, en ça il est pertinent d’avoir du monitoring sur son installation (des courbes d’histoire) pour déceler les incohérences, problèmes de paramétrages…

Par exemple si vous constatez des « bons » de ~95% à 100% durant la charge par exemple c’est que vous pouvez augmenter le paramètre d’efficacité de charge (06).

Autre exemple : si votre courbe de charge de ralentie pas (fait un petit plat) en fin de charge c’est peut être que la tension chargé (02) est trop faible ou que votre coefficient de Peukert n’est pas le bon.

Sources

Licence

Créative Common CC0 : https://creativecommons.org/share-your-work/public-domain/cc0/

PvMonit 3.0 : Cloud + Programmation surplus d’énergie par Blockly

Je ne maintient actuellement plus PvMonit. Je tâche de faire prochainement un article pour vous donner quelques alternative.

La version 3.0 de PvMonit vient de sortir ! Au programme service de Cloud et gestion simplifié de la programmation des relais pour gérer le surplus d’énergie via Blobkly.

PvMonit c’est un logiciel libre de monitoring de système électrique solaire autonome qui est capable de gérer le surplus d’énergie solaire. Pour en savoir plus c’est par ici

Un petit tour vidéo des nouvelles fonctionnalités :

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Démonstration de l’interface blockly dans PvMonit c’est par ici.

Pour souscrire au service Cloud c’est par ici.

Programmer les ordres (surplus électrique)

La doc écrite est ici : https://framagit.org/kepon/PvMonit/-/blob/master/domo/relay.script.d/README.md et la doc vidéo c’est juste en dessous :

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Installation / mise à jour

Pour l’installation de PvMonit le tuto se trouve dans le INSTALL.md du projet : https://framagit.org/kepon/PvMonit/-/blob/master/INSTALL.md

Pour les mises à jours, reportez vous au UPGRADE.md : https://framagit.org/kepon/PvMonit/-/blob/master/UPGRADE.md

Si vous n’avez pas les compétences (ou pour soutenir le projet) je propose le service d’installation sur mesure « clef en main » ou le téléchargement d’une image pour la carte SD prêt à l’emploi.

Vous pouvez soutenir le projet par ici.

Cabane (micro MOB) pour enfant

Avec tous mes chantiers du moment, j’avais pas mal de chutes à traîner sur le terrain et j’avais envie de faire une petite cabane d’enfant pour ma fille… J’ai principalement utilisé les chutes de bois d’ossature (douglas 45×85) et de l’OSB de contreventement 8mm de ma cabane de jardin mini MOB, et puis de la tuile plate du clocheton. On m’a donné un toboggan en plastique, ce qui m’a décidé à me lancer… J’avais aussi pas mal de restes de visserie (issue du chantier paillourte & cabane). Donc en gros pour ce petit projet, j’ai dû racheter quelques liteaux pour la toiture, les charnières des portes/fenêtres, les supports des poteaux et quelques planches de bardages.

Je ne vais pas trop détailler techniquement ici parce que j’ai ré-utilisé des techniques que j’avais déjà utilisées et documentées.

J’ai fait une dalle bois comme pour la mini MOB, avec les mêmes supports réglables (qui permettent aussi une rupture capillaire). A ceci près que là c’est « sur pilotis ». Les plots en béton sont en fait des parpaings (2 supperposés) qu’il me restait de mes « fondations de yourte« , dans lesquels j’ai coulé un peu de béton avec des petits morceaux de ferraille qui traînaient pour le passage de l’un à l’autre (éviter cisaillement).

J’ai ensuite construit les murs au sols. Des chutes de 45×95 et de l’OSB pour contreventer le tout. J’ai quand même simplifié par rapport à une MOB : il n’y a pas de lisse basse, pas de lisse haute… c’est une cabane pour enfant, je vais pas m’amuser à suivre les DTU… Si jamais vous voulez plus d’info sur les écarts de vis, entraxes d’ossature, etc., j’en dis plus sur l’article de la mini MOB. En gros, là, j’ai fait « avec le bois que j’avais » / les tailles de vis qui me restait…

Le montage des murs s’est fait facilement : c’était pas trop lourd à porter à bras d’homme vue la taille. J’ai mis une faîtière d’une section 145×45 de reste de la structure de mon lit.

Pour la toiture j’ai contreventé en OSB 8mm et j’ai fait comme pour le clocheton de la paillourte : même pente de toit, même technique de pose de tuile… sauf qu’il y avait beaucoup moins de découpes :-). En faîtière pour les tuiles, j’ai récupéré 10 tuiles canals qui s’ennuyaient dans le jardin de mon voisin… ça fera le temps que ça fera et s’il y a des infiltrations c’est pas la mort, il y a le pare-pluie et pas d’isolant… et c’est une cabane d’enfant…

Pour les rives, je suis pas très fier du résultat mais bon je n’avais pas la motivation d’acheter des tuiles plates de rives donc j’ai fait comme j’ai pu (bourré de mortier + tuiles vissées au bois…)

Il ne reste plus qu’à barder (même technique que pour la mini mob).

Vue d’ensemble du résultat final :

La porte en OSB tiendra pas bien longtemps mais bon j’avais plus que ça sous le coude alors ça tiendra le temps qu’il faut…

Retour sur l’atelier autonomie électrique à l’atelier du soleil et du vent

Retour sur la journée de formation “comprendre et concevoir une installation solaire électrique autonome” (c’est à dire non-raccordée au réseau), qui a été organisée par l’Atelier du Soleil et du Vent et qui a été animée par moi même.

Une magnifique salle de formation nous a été dégotée au Chateau de la Grange à Celle Lévescault. Ils sont 12 a avoir répondu à l’appel, 12 personnes qui viennent de partout en France.

En amont de la formation, j’ai demandé à chaque participant de réviser le programme de 4ème en physique sur les bases de l’électricité, en lisant cet article ou en regardant un c’est pas sorcier sur le sujet. Il leur a aussi été demandé de lister les appareils électriques qu’ils souhaitent brancher sur leur installation solaire, ainsi que leur temps d’usage journalier. Pour ça, ils ont ce tableau à disposition.

C’est une journée très théorique qui attend les participants. En effet, j’estime que le plus complexe à acquérir dans le domaine de l’électricité solaire autonome, c’est la théorie sur le fonctionnement/les contraintes des appareils qui constituent une installation (ce qui permet un choix éclairé sur lesdits équipements appropriés). Savoir comment ça marche permet d’être plus à même de se dépanner en cas de problème (plutôt cohérent dans une démarche d’autonomie…). Une fois que ce savoir est acquis, il ne me semble pas inaccessible de brancher le fils rouge sur le rouge, le fils noir sur le noir…
La journée débute par un petit café/thé, le temps que tout le monde arrive. S’en suit une petite présentation, le déroulé de la journée et un rappel sur mon fonctionnement avec le prix libre. Puis la parole est aux participants, un petit tour de présentation de chacun, quelles sont leurs attentes, pourquoi ils sont là… Avant de s’asseoir pour le reste de la matinée, je propose de sortir pour faire un petit jeu, histoire de se dégourdir les jambes. On se demande “pourquoi on est là ? », pourquoi est-ce qu’individuellement on souhaite aller vers l’autonomie solaire électrique ? Je place dans l’espace différents mots comme “écologie”, “technique”, “économique”… et j’invite chaque participant à se placer dans l’espace autour des mots qui définissent les raisons de sa présence. Cela me permet de cerner le groupe et permet au groupe d’apprendre à se connaître…

Le démarrage se fait en douceur avec un petit rappel des bases électriques. Après ce petit rappel du programme de 4ème-3ème, on parcourt les principaux composants qui constituent une installation photovoltaïque autonome. Déjà les questions fusent, des participants impatients d’étancher leur soif d’apprendre. A ce stade, ma réponse est le plus souvent “C’est prévu qu’on le détaille un peu plus tard”.

Ensuite, nous allons parler des besoins. Pour ça nous partons sur une étude de cas : celui de la famille Benmahmoud. Derrière cette famille Benmahmoud, c’est en fait l’étude que j’ai réalisé pour mon foyer. Cela permet par la suite de donner un retour d’expérience après ~3ans sur le dimensionnement réalisé à l’époque. Nous allons passer une bonne partie de la matinée à discuter des “besoins en énergie” de notre famille Benmahmoud (et à travers elle, des besoins de chacun d’entre nous). C’est une partie primordiale / essentielle, car elle conditionne tout le reste de l’installation solaire. Cela permet de comprendre qui consomme beaucoup / pas beaucoup / trop longtemps… Cette partie permet de questionner le besoin de confort de chacun, quel sont les compromis que je suis prêt à faire et quelle limite je me donne entre mon besoin de liberté et mon besoin de confort.

Une fois les besoins déterminés, nous allons déterminer en fonction de ceux-ci combien de panneaux solaires, quel type, branchés comment ? combien de batteries, quel régulateur ? Bref, qu’est-ce qui est nécessaire pour satisfaire ce besoin en énergie ? J’en profite pour approfondir un peu plus les contraintes techniques de chaque équipement abordé.

Je n’ai pas le temps de dérouler toute cette partie que c’est l’heure pour nous de faire la grosse pause du midi. La proposition, c’est un repas partagé, chacun apporte un petit quelque chose et on partage. Qu’est-ce que je mange bien dans ce genre de repas : beaucoup de petits plats maison, c’est l’opulence. La petite boisson chaude de fin de repas n’est qu’en partie avalée qu’on se remet déjà au travail pour finir de déterminer chaque élément constituant l’installation solaire de notre famille type. Je m’appuie sur un catalogue de matériel type fictif, avec caractéristiques techniques, pour que chacun soit aussi en mesure d’acheter son matériel seul.

Une fois que l’installation des Benmahmoud est faite, je propose qu’on se mette par groupes pour bosser sur des cas concrets, les cas de chacun. Par groupe, nous allons faire la liste des équipements qu’il va falloir pour satisfaire le besoin électrique (panneaux, batteries, régulateur, convertisseur). Ça permet à toute personne ayant un projet concret, de repartir avec la liste de ce qu’il faut qu’il se procure pour son installation.

S’en suit une mise en commun. J’ai encore quelques points à aborder (sécurité / câblage / monitoring…), et c’est la fin.

Avant de partir je prends quelques minutes avec chaque participant pour avoir un retour à chaud sur la formation. C’est aussi le moment pour moi de recevoir la reconnaissance (prix libre) de chacun.

Quelques jours après la formation, les participants reçoivent le diaporama, les documents fournis pendant la formation au format numérique ainsi qu’une vidéo replay de la journée.

Merci à Guillaume de l’Atelier du Soleil et du Vent pour sa présence en amont et en aval de la formation.

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