Ode aux petites maisons : C’est la taille qui compte !

En matière de climat, par exemple, on sait de manière générale que l’empreinte carbone des Français a très peu évolué au cours des vingt dernières années : elle stagne entre 11 et 12 tonnes de CO2e/hab/an, […]. Cette stagnation s’explique en partie par des effets rebonds au sein de leur consommation, c’est-à-dire que la baisse de certains postes de consommation est compensée par d’autres facteurs en hausse : par exemple, le contenu en CO2 des carburants et la consommation moyenne de carburant des véhicules baissent, mais les distances parcourues augmentent ; ou alors la performance des logements s’améliore mais la surface par personne s’agrandit […]

Des actes à la hauteur ? Face au défi climatique, perceptions et limites des comportements

Quand on parle de maison écologique, j’ai le sentiment qu’on s’attarde beaucoup sur « comment elle est faite ». Par exemple, est entendu qu’une maison en paille serait écologiquement plus soutenable qu’une maison en parpaings. Cependant, dans ce que je vois se construire comme maisons écologiques, et quand je lis la revue « la Maison écologique », je constate que se sont majoritairement de très grandes maisons… mais en paille… Or, je pense qu’on peut être un très bon écolo (dans le sens « réduire son impact sur cette terre ») dans une maison en parpaings de 30m2 et un très mauvais dans une maison en paille de 130m2 (en considérant la moyenne de 2,2 personnes par foyer). La taille ça compte !!! Une petite maison, c’est :

  • Moins cher à l’achat, donc moins besoin d’argent, donc moins besoin de travail pour gagner cette argent (le travail est-il bon pour la planète ? Je vais pas partir là-dessus, hein…)
  • Moins d’utilisation de matériaux, de déplacements… Même s’ils sont issus du ré-emploi, du recyclage, même s’ils sont issus de l’agriculture (la paille), même s’ils sont renouvelables (le bois) ; moins on en utilise et plus on préserve notre environnement, on en laisse pour les autres… on partage le gâteau…
  • Moins d’énergie pour son fonctionnement / sa durée de vie : Le chauffage, eau chaude (perte dans les réseaux), ventilation mécanique… (coût financier, environnemental moindre)
  • Moins d’entretien, (idem coût financier / environnemental)
  • Moins d’emprise, d’artificialisation des sols et donc plus de place pour le vivant
  • Pas de place pour accumuler / capitaliser des objets / vêtements…

Dans mes petites formations sur l’autonomie électrique solaire, je n’encourage personne à aller vers l’autonomie, je dis juste comment le faire… Parce qu’à mon avis, et encore une fois : on peut être un très bon écolo sur le réseau, en consommant peu, et un très mauvais sur un système solaire autonome. C’est avant tout une histoire de besoin / confort / sens…

Caution écologique

J’ai le sentiment que construire en matériaux renouvelables ou issus du réemploi – comme acheter de l’électricité verte / faire installer des panneaux solaires – c’est comme « s’acheter une conscience écologiste ». Pour moi, ce n’est pas la source de l’énergie mais la quantité qui est à questionner.

Même considération pour les maisons… Vivre dans une maison en paille n’est-il pas devenu une caution écologique en soi ? J’ai le sentiment de le percevoir dans le comportement des nouvelles personnes avec qui je discute quand je dis que je me suis fabriqué ma maison en paille : j’ai l’impression qu’ils me hissent directement sur le podium des champions de l’écologie.

Auto-contrainte, chemin vers la sobriété

L‘auto-contrainte est, je pense, une bonne piste pour aller vers plus de sobriété-liberté. Exemple de l’eau : si tu dois aller chercher l’eau au puits (une contrainte), tu vas forcément consommer moins d’eau que si tu n’as qu’à ouvrir le robinet. Mon foyer consomme aujourd’hui ~18L d’eau / j / personne (la moyenne française est plutôt à 150L / j / personne). On en est là parce qu’à notre emménagement dans la yourte, nous avons fait le choix de ne pas mettre l’eau courante au robinet (auto-contrainte), mais à la porte. De ce fait, notre rapport à cette ressource a considérablement changé. Après 3 ans de bonnes habitudes, nous avons installé l’eau au robinet de vaisselle (mais toujours pas dans la douche) et notre consommation d’eau n’a pas augmenté… C’est la même chose pour l’électricité, actuellement mon système solaire autonome ne me permet pas de croissance des besoins (sauf à tout changer…). Je suis contraint par ce système (contrainte choisie, heureuse) : c’est pour moi la seul façon d’avancer dans ce monde d’abondance apparente... Cela me permet de toucher du doigt la finitude des choses.

Si j’applique ce principe d’auto-contrainte à l’habitat c’est avant tout sur la surface et non sur la composition des murs que ça se joue.

Une étude sur le mode de vie en Tiny House (de Maria Saxton) (les pingouins l’on vulgarisé) montre que le principal atout environnemental de ce mode de vie n’est pas son aspect mobile (ça, au contraire, ça semble avoir un impact négatif sur l’environnement car de plus gros véhicules sont achetés pour tracter les tiny, et finalement utilisés aussi pour les trajets quotidiens). Mais le fait que ce soit de petits habitats est bon pour la planète car il n’y a pas de quoi stocker des « objets » de consommations / vêtements et compagnie… Bref, pas de place pour accumuler, et ça c’est bon pour l’environnement.

L’essentiel : 15m2 ?

Quelque soit la taille de votre maison, vous finissez par passer l’essentiel de votre temps au lit, sur votre bureau, dans votre cuisine. Soit dans un espace d’environ 15m2

source

Et ça ne me semble pas déconnant. En rédigeant cet article, si je regarde autour de moi dans ma maison de 40 m2, l’écrasante majorité du temps est passé dans mon lit, dans le canapé, autour de la table de la cuisine, devant mon bureau… Donc ~1/3 de ma maison… Soit ~15m2…

Mais…

La vie peut changer, on peut avoir besoin de plus grand. Et oui, dans ce cas là, au moment ou ça se présente, si ça se présente, il faudra envisager d’agrandir. Mais dire je fais 4 chambres parce que je projette d’avoir 3 enfants, ça me paraît excessif en point de départ. Rien ne dit qu’on va les faire, rien ne dit qu’on sera encore de ce monde, rien ne dit qu’ils voudront chacun leur chambre… Et s’endetter sur 25 ans pour des hypothèses, je trouve ça périlleux. C’est plus facile d’agrandir une maison que de la réduire. D’ailleurs, pas sûr que ça se fasse « réduire une maison ». On cherche plutôt à trouver un nouvel usage pour tel ou tel espace. Quand on en a, on se crée des besoins…

C’est compliqué de sauter dans le vide, vers l’inconnu, sortir de sa zone de confort, si on n’a jamais vécu dans du « petit ». Sur ce point, c’est pas faux, mais que vous ayez vécu à Paris ou que vous ayez été étudiant, il y a fort à parier que vous ayez déjà vécu dans petit. Je pense que l’homme a une formidable capacité d’adaptation. De mon côté, j’ai choisi de passer par une yourte (chantier d’1 mois, pas grand investissement financier) pour goûter à cette vie, voir si ça m’allait… j’y suis encore…

Et si on n’a pas à chauffer parce qu’on a fait une maison passive, ça change la donne ? J’ai cherché à savoir si le surcoût environnemental d’une maison passive était positif par rapport au fait d’avoir la même maison bien faite avec un besoin de petite puissance de chauffage et je n’ai pas trouvé… Mais il sera toujours plus pertinent, à mon avis, de chauffer peu un petit espace plutôt que d’avoir une grande maison passive.

Tout ça est à considérer pour l’espace « habitable » (en terme énergétique mais aussi d’impact écologique à la construction) donc d’avoir des espaces de stockage non chauffés (non isolés) c’est une autre histoire, bien moins problématique…

T’as les moyens pour une grande maison ?

La question pour résumer c’est : est-ce que tu as les moyens de te payer le confort souhaité ? (moyen financier / écologique)

  • Pour moi, les moyens financiers, c’est 0 prêt. J’attends d’avoir les sous pour les dépenser sinon c’est « vivre au dessus de mes moyens » (c’est là-dessus que notre société repose…), et ça évite bien des spéculations de se passer des banques…
  • Pour moi les moyens écologiques, c’est considérer que la terre c’est un gâteau et que c’est pas mal de partager… Actuellement, il y a des gros gourmands (je m’y inclus) qui mangent plus que d’autres… (matériaux, énergie, espace, emprise sur le vivant…).

Isolation / inertie ? Isolation intérieur/extérieur ?

Pour discuter souvent de bâtiment j’ai le sentiment que cette notion / différence entre l’inertie et l’isolation n’est pas comprise. Peut-être qu’il faut être passé par un bâtiment sans inertie (nous la yourte) pour en comprendre l’intérêt :-p

Pour faire une analogie avec ton lit :

  • L’isolation : ça sera la couette sur ton lit. Sa fonction c’est de retenir la chaleur (de ton corps) pour éviter qu’elle s’échappe trop vite. Plus la couette est épaisse moins la chaleur va s’échapper rapidement (si vous dormez dehors avec la même couette par 15° ou 0° vous pouvez constater cette différence…
  • L’inertie : ça serait une bouillotte que tu met dans le fond de ton lit. Elle agit comme une « batterie thermique ». Elle a emmagasiner de la chaleur (exemple de l’eau qu’on a fait chauffé) et elle la restitue tout au long de la nuit. La couette ralentie le processus d’échappement de la chaleur.

S’il fait froid on est content d’avoir une bonne couette (isolant) et même une bouillotte (inertie). L’un sans l’autre (toujours s’il fait froid) n’aurait pas de sens…

Alors pourquoi isoler par l’intérieur me semble pas pertinent ?

Est-ce que tu aurais l’idée de mettre ta boulotte sur ton lit/par dessus ta couette ? Non ça n’a aucun sens… Et bien pour un bâtiment c’est la même chose. L’inertie permet d’avoir une température stable.

Pond thermique sur un planché (isolation intérieur)
Problème identique sur un mur de cloison
  • Il est très complexe en isolation par l’intérieur de ne pas avoir de pond thermique (illustration ci joint) et donc des point froid qui vont vous donner de l’inconfort et plus de dépense de chauffage
  • Un bâtiment isolé par l’intérieur va être sujet à la surchauffe l’été. En effet il n’y a pas de batterie thermique donc une fois que la chaleur est dans l’air il faut attendre et ventiler la nuit pour arriver à faire tomber un peu la température (c’est pour ça qu’un bâtiment en pierre – très forte inertie mais pas d’isolation va être agréable l’été)
    • J’ai eu le témoignage de quelqu’un qui avait fait une maison avec un label passif ou autre norme payante avec une épaisseur d’isolation complètement folle MAIS isolé par l’intérieur. L’été sa maison est invivable…
  • Un bâtiment isolé par l’intérieur ne va pas bénéficier de l’inertie des murs. Votre chauffage chauffe l’air de votre maison mais peut aussi (dépend du moyen utiliser) réchauffer vos murs si vous avez isolé par l’extérieur. Les murs vont donc par la suite aigre comme batterie thermique, ils vont capter de la chaleur et la restitué de façon douce et progressive.
© 2017 Ma Maison Container.

Isoler par l’intérieur peut être pertinent si l’espace est occupé très occasionnellement. Dans ce cas l’hiver le poêle va uniquement avoir besoin de chauffer l’air, pas plus (pas les murs ils sont derrière l’isolant)… ça va donc plus vite chauffer (mais ça va aussi vite redescendre)

Tout ça est un peu vulgarisé mais ça me semble nécessaire d’en passer par là…

[recette] Gâteau au chocolat sans beurre

Ingrédients

  • 200 g de chocolat noir à dessert
  • 2 ou 3 œufs
  • 200 à 300 g de compote de pommes
  • 50 g de farine de blé
  • 1 sachet de levure
  • 100 g de sucre

Préparation

Préchauffer le four à 180°C.

Faites fondre le chocolat au bain marie sans le toucher.

Pendant ce temps battre les œufs et le sucre dans un saladier. Ajouter la farine et la levure, mélanger bien. Ajouter la compote de pomme.

Quand le chocolat est ramolli, mélangez-le dans la casserole jusqu’à ce qu’il soit lisse puis incorporez-le à la préparation tout en mélangeant.

Mettre le tout dans un moule légèrement beurré et fariné. Enfournez. Pendant la cuisson vous pouvez lécher les gamelles pleines de chocolat.

Le gâteau est cuit quand un couteau planté en ressort très légèrement imprégné.

Conseil du chef

La cuisson est moins pointilleuse qu’un gâteau avec du beurre. C’est un gâteau simple, avec un ingrédient mystère, la compote de pomme, à faire deviner aux convives…

Info santé

Sans matière grasse ajoutée, ce gâteau est beaucoup plus léger et digeste. Pour un gâteau sans gluten, utiliser de la farine de quinoa.

Pour varier

Ajouter des noix concassés. Utiliser de la compote de pommes maison avec des morceaux ou de la compote avec d’autres fruits…

Recette posté par mes soins sur cuisine-libre.fr

[video] Formation : Comprendre et concevoir une installation photovoltaïque autonome

Toutes les formations en présentielles sont pleines ou passées. Il n’y a pour le moment pas de date à venir mais je peux vous informé si ça vous intéresse :

Mise en ligne de cette petite formation (2 heures quand même) pour comprendre et concevoir une installation électrique solaire photovoltaïque autonome. Cette formation est libre, n’hésitez pas à proposer des axes d’amélioration.

Notez que je peux me déplacer en France pour jouer cette formation (en mieux, car en vrai) prêt de chez vous… Il suffit d’un toit et d’un minimum de 8 personnes. Je pratique le prix libre et conscient. Voici un document avec plus d’informations. Contactez-moi, et on en parle…

Les documents nécessaires pour suivre la formation :

Les principaux liens de la vidéo (les autres sont dans le diaporama)

J’ai passé 48 heures pour concevoir cette formation a ça il faut ajouter 2 journées pleines de capture + montage. Ce travail est libre de droit et accessible gratuitement, malgré ça, si vous pensez que ça vaux le coup, merci de le soutenir/faire un don.

Si vous avez des compétences techniques à mettre à disposition (par exemple pour améliorer le son de cette vidéo) n’hésitez pas à le faire savoir. Je peux mettre tous les rush à disposition !

Déroulé d’un chant pour tous que j’anime

Logo Chant pour tousPublier initialement sur le site du chant pour tous. J’anime de temps à autres des chant pour tous dans la 44

Avant toute chose, si vous ne connaissez pas le chant pour tous, découvrez le.

Je vais livrer ici comment je vois les choses, une sorte de « chant pour tous » type. Rien ne dit que le prochain ressemblera à celui-ci…

Comme le mouvement est large, chacun à sa façon s’approprie le chant pour tous. Voici comment personnellement je m’y prends, suite à la pratique que j’en ai eue sur Lyon, à mon expérience et aux conseils avisés de Gaël au moment ou j’ai souhaité me lancer sur Nantes.

Pour moi, le chant pour tous est un instant de partage, où le lâcher prise est de mise et la bienveillance au cœur du moment.

Avant un chant pour tous, j’essaie de me centrer sur moi, de m’apporter de l’auto-empathie, de me relaxer pour être hyper disponible pour chacun (j’essaie hein…). Je me suis formé à la communication non violente et cela m’a beaucoup servi pour l’animation des chants pour tous.

Arrivée autour d’un repas partagé

Je propose à chacun d’apporter un petit met à partager. Cela permet un premier échange, facilite la rencontre. Ça induit aussi une certaine souplesse dans l’horaire pour les arrivées tardives sans que le groupe n’en soit tributaire.

C’est l’heure ? Allez hop, je propose qu’on pousse les tables, les chaises et on se met debout en cercle.

Présentation du cadre

On se met en cercle pour que chacun puisse se voir, ça permet aussi et surtout une forme d’égalité les uns envers les autres.

Ensuite je présente le chant pour tous en rappelant les 4 accords (vocal & corporel, improvisé, gratuit, ouvert à tous) puis je présente très brièvement la soirée : « on va chanter en improvisant sous différentes formes que je vous expliquerai au fur et à mesure (histoire de rassurer). La proposition c’est d’être avant tout dans l’écoute ce soir, s’écouter soi et les autres. »

Je pose un cadre : « il est 20h30, je propose une fin officielle à 23h. Est-ce que c’est confortable pour tous le monde ? » ça permet à une personne qui a une limite/un impératif de l’annoncer au groupe pour que celui-ci ne soit pas par la suite dérangé du départ prématuré de celle-ci.

Cercle météo : chacun son tour va donner son nom et le sentiment qui l’habite sur l’instant. Ça permet à chacun d’entrer en connexion avec l’autre, de savoir où il se situe.

Échauffement

Comme le dit Gaël dans son guide : « Si vous faites un échauffement, ne vous prenez pas la tête, il s’agit surtout d’un « rituel de transition » et l’impact sur la voix est souvent plus psychologique qu’autre chose »

Corporel

Je commence toujours par demander aux participants si quelqu’un a un échauffement corporel à proposer. Si personne ne répond positivement je me lance :

On rapproche le cercle, on se tourne à 45° vers son voisin et on va se donner de l’amour en se massant. Je guide le massage en indiquant les zones ou je suis personnellement pendant le massage. Peu de gens massent ou ont l’habitude de se faire masser, ça peut être risqué comme entrée en matière, il y a parfois quelques rires que je ressens comme des gênes mais après ce petit moment à recevoir de l’attention et à en donner, déjà l’ambiance à changé. A la fin du massage je propose que chacun se retourne vers « son masseur » et le remercie par les yeux.

Crédit : lib.qigong-zhen-pai.com
Crédit : lib.qigong-zhen-pai.com

On se replace en cercle les bras le long du corps. On prends une grande inspiration, puis en expirant, penchez la tête en avant pour toucher la poitrine avec le menton (voir ci-contre L3- 13). Penchez le buste vers le sol en enroulant la colonne vertébrale et rapprochez au maximum le visage des pieds (voir ci-contre L3-14) Tant qu’on est bien on reste comme ça, quand on commence à être dans l’inconfort on remonte doucement la tête se déroulant en dernière.

On déverrouille ensuite les genoux, la mâchoire, on ferme les yeux afin de prendre un instant pour profiter de ce qui vient de se passer. A cet instant l’attention est grande. J’en profite pour proposer à chacun de « se connecter à son intention et de prendre la responsabilité de passer un bon moment ». A ce moment je me sens très souvent soulagé de cette responsabilité. Je propose aussi, de « laisser les jugements (négatif & positif) de côté et d’être dans la bienveillance, dans l’instant » j’en profite pour rappeler qu’ »il n’y a donc pas, ce soir, de bon ou de mauvais chanteur et qu’aucune performance artistique n’est attendue de cette soirée »

On se réveille en mettant en mouvement les doigts, les oreilles, les bras, les coudes, les épaules, les genoux, le bassin et la tête dans une danse burlesque. On termine en sautant et en émettant des sons pour faire monter le tonus.

Vocal

Je demande si quelqu’un à une proposition d’échauffement vocal, sinon je propose :

Quelqu’un se rend au milieu du cercle, bouge, danse & les autres posent des sons sur ce qu’il voient.

Ensuite nous allons activer les pieds, je propose une pulsation que tous le monde reprends avec ses pieds (droite/gauche) et là on va faire un tour de cercle ou chacun va devoir donner son prénom en chantant, le groupe répète ensuite. Je donne un exemple avec mon prénom (sur 4 temps par exemple) que le groupe répète et hop au suivant. Ici pas besoin de spécifier le nombre de temps, ça se fait naturellement et si ça change en route tant pis.

Au bout d’au moins 2 tours, quand c’est normalement à moi, je vais au milieu & faire un circle song avec la même pulsation sans autres transition.

Circle song

Le premier circle song est terminé, je retourne dans le cercle et annonce que « ceci était un circle song » je propose à qui le souhaite d’essayer en allant au milieu.

Surtout à mon 1er chant pour tous, vu que personne autour du cercle n’avait jamais fait de circle song, je me suis dit qu’il y avait des chances pour que personne ne manifeste d’élan à ce moment là. Mais finalement si, après un joli blanc, quelqu’un est venu s’y essayer. (mon plan B c’était : on passe à la suite tan pis, on y reviendra si l’envie leur prend)

A la fin de chaque cercle, je demande à la personne comment ça c’est passé pour elle, comment elle se sent dans l’instant.
Les retours sont souvent très positifs et encouragent les suivants à franchir le pas.
J’encourage à parler en « je » (et non en « on ») pour les retours afin d’inviter la personne à prendre la responsabilité de ce qu’elle vit.

Les petits conseils à émettre pour encourager à aller au centre :

  • Prendre son temps quand vous êtes au milieu
  • Ne pas avoir quelque chose dans la tête avant d’avancer
  • C’est le premier pas le plus dur (c’est complètement vrai)
  • Demande « Que toutes les personnes qui ont peur mais envie lèvent la main »

Impro en petit groupe

Je propose ensuite de passer à des improvisations en petits groupes. Tous le monde s’assoit. 3, 4, 5 personnes se lèvent quand elles en ont l’envie pour chanter au centre.

Petite pause

De nouveau des impro en petit groupe suivant le temps qu’il reste.

Impro collective

J’énonce des règles pour que les improvisations collectives se passe au mieux :

  • Chacun rejoint l’impro quand il le sent et n’est pas obligé d’y entrer ;
  • On commence par un tempo battu dans les pieds qui sera commun mais qui peut évoluer ;
  • Éviter de taper dans les mains, taper simplement avec un doigt sinon ça couvre toutes les voix ;
  • Quand quelqu’un propose un motif, on tâche de ne pas le laisser seul (déplacement dans l’espace possible). Cela va donc créer des petits groupes de personnes chantant le même motif.
  • Une personne dans un groupe peut mettre fin au motif ou le faire évoluer ;
  • Les solos se font au centre du cercle ;
  • N’importe qui peut mettre fin à l’improvisation en le signifiant à l’ensemble du groupe par un geste ;
  • Pour finir la règle ultime : toutes ces règles sont transgressibles (c’est même encouragé)

Fin

Gros câlin collectif, on range et au dodo !

Le planisphère « Planète terre » : alternatif, renversant…

Je ne sais pas vous mais personnellement, j’ai toujours pensé que la Russie était plus grande que le continent Africain. Cette croyance était due à la représentation du monde à plat la plus courante que ce soit dans les manuels d’histoire géographie ou en poster dans mes toilettes. Il s’agit de la projection de Mercator. Cette projection est très pratique pour naviguer mais peut-être pas la meilleure pour se représenter le monde… En fait la Russie à une superficie de 17 millions de km² et l’Afrique 30 millions km²… C’est seulement à mes 28 ans & à la suite de la conférence gesticulée d’Alexis Lecointe que j’ai découvert cette nouvelle vision du monde (qui me semble plus juste) :

Le planisphère "Planète terre" de Gérad Onesta
Le planisphère « Planète terre » de Gérad Onesta

Les grosses différences avec Mercator :

  • Projection : conserve les rapports de surface entre les masses continentales (mais ne garde pas les formes, ce qui donne un aspect allongé, étiré en hauteur) ;
  • Limites : zones naturelles (formations végétales) et non frontières étatiques ;
  • Humains : nom des peuples et non des états même si c’est incomplet : la richesse humaine dans ce domaine ne pouvant être représentée sur un morceau de papier, d’autant que les peuples se mélangent, voyagent, et l’imbrication des humains rend presque impossible la définition de limites claires et figées ;
  • Rose des vents : Sud vers le haut. Le Nord n’est ni en haut ni en bas, il est au Nord…  Il n’est donc pas à l’envers ça n’est qu’une convention ;

La page Wikipedia de « Planisphère » nous indique :

Les planisphères ne représentent pas uniquement une surface physique mais sont souvent au centre d’enjeux géostratégiques. Ils représentent la vision de l’auteur et ne sont donc pas seulement issus d’une technique de représentation géométrique ; ils peuvent alimenter autant les intérêts de la représentation politique et peuvent être des moyens de propagande

Le planisphère alternatif de Gérard Onesta nous invite, par ses conventions inhabituelles, à faire un pas de côté pour voir quelles mécaniques et logiques de domination peut véhiculer quelque chose d’aussi habituel et apparemment inoffensif qu’un planisphère. La domination de l’Afrique par l’Europe par exemple, en choisissant une représentation où elle se trouve plus petite et « sous » nous.

Et c’est libre ?

Non 🙁 à part le prix

Alexis Lecointe qui a relancé l’édition de ce planisphère avec l’accord de son auteur Gérad Onesta a émis la demande de libérer ce planisphère, mais sans succès dans ce texte (p4) il nous relate son dialogue avec l’auteur :

j’ai compris les besoins de G. Onesta en termes d’éthique, et je suis garant du respect de celle-ci. En gros il faut surtout éviter que ce planisphère serve à faire du « green washing », soit récupéré pour des motifs mercantiles par des entreprises privées, ou utilisé par des partis politiques ou individus clairement adversaires des valeurs écologistes. Pour l’instant, il ne sera pas en licences libres Creative Commons http://creativecommons.fr/), par exemple, mais j’espère qu’à l’avenir nous en rediscuterons:

Moi aussi je l’espère ! J’ai quand même choisie d’appuyer ce planisphère parce que c’est une œuvre renversante et je ne désespère pas, un jour, croiser Gérard Onesta et lui en causer deux mots. Parce que vraiment Gérard, si tu me lis, je penses que ton travail serait encore plus beau & pertinent dans le domaine public ou sous licence libre (Licence CC0). Ne serait-ce que pour faciliter sa diffusion. De plus, je ne suis pas certain qu’un Copyright garantisse une utilisation éthique de ce beau planisphère

S’en procurer

Le mot de la fin

« la critique c’est nécessaire, mais l’invention c’est vital, car dans toute invention il y a une critique de la convention » (Gustave Parking)

Apprendre à sculpter un manchot (tux) en ballon

tux en ballon sculpté

Tux est un manchot, la mascotte officielle de Linux, Voici une bande dessinée pour vous permettre de le sculpter en ballon. Noter que cette sculpture n’est pas des plus simples. Si vous n’avez jamais fait de sculpture de ballon, préférez commercer par un petit toutou, une fleur, avant de vous attaquer au manchot.

Aperçu de la BD
Aperçu de la BD

Le format est aux choix :

Si vous préférez apprendre sur vidéo, monsieur ballon vous en propose une.