Nous construisons notre Yourte accompagnés par l’atelier de la Frênaie. Pour un bref récap’, notre yourte est une yourte 4 saisons et nos choix la concernant sont les suivants :
7m de diamètre soit 40m²
Toile acrylique en extérieur : beaucoup plus durable que le coton (cousue par la Frênaie, car nécessitant une machine à coudre industrielle et un savoir faire important)
Pour les ouvertures : 1 porte vitrée & 2 châssis fixes vitrés au Sud + 1 porte vitrée à l’Est
12cm de laine de mouton pour isolant ;
Toile intérieure en draps blancs (recyclage) ;
Structure en bois de frêne brute partiellement écorcé (parce que c’est beau, souple et résistant) ;
Dôme vitré ouvrant avec sortie de poêle (fait par la Frênaie) ;
Plancher isolé avec 4cm de liège ;
Dans mon précédent article, je détaille plus ces choix. On a pas lésiné sur le confort thermique (isolation et ouverture en dur) parce que ça me semblait important écologiquement et qu’on avait les moyens de le faire. Sans pour autant perdre l’aspect nomade, le souhait étant que cette yourte puisse entrer dans un camion de déménagement de maximum 20m3. Cette yourte nous coûte ~15000€.
La Frênaie nous permettait de rapporter du « travail à la maison » (le reste se faisant en atelier), ce que nous avons fait pour les murs & la toile intérieure.
Le treillis (les murs)
En bois de frêne brute partiellement écorcé donc. Je trouve ça magnifique mais pas simple pour l’assemblage car le bois n’est pas droit ni régulier. Ceci étant dit je recommencerai volontiers. Le frêne à été coupé localement dans le marais par la Frênaie qui se veut exemplaire dans la gestion de celui-ci.
Les murs sont constitués de 144 perches, il a fallu faire 976 trous et tout autant de nœuds. Le plan ce présente comme tel :
Note : Il y a une erreur sur le plan. Dans le schéma en haut à droite il faut inverser le mur C & le mur B. La vue de gauche est la vue « de l’intérieur »
Plan du treillis réalisé par l’atelier de la Frênaie
Nous avons commencé par les poncer et les percer à l’atelier de la frênaie :
Voilà le frêne
Le gabarit pour perçer
La toupie pour poncer
Ensuite il faut faire les nœuds. On a convié des copains nœud nœud pour se faire. En deux grosse après-midi c’était fait :
Merci à Florian, Romain, Sergio, Aurélie, Florian G., Pierre-Yves, Manon, Anaig, Chloé, Aurélie, Julie, Mélanie, Nico, Louisa, Florian, Marnia pour leur participation.
La toile intérieure
La toile intérieure est faite en draps de seconde main. Elle n’a aucun rôle structurel, elle maintient simplement l’isolant à sa place. Une couture simple est donc suffisante. Mais la couture anglaise à été préférée pour une meilleure finition et pour envisager un éventuel lavage en machine. Voici le patron de la toile intérieure pour les curieux.
Vues les longueurs de tissus à manipuler nous avons loué un petit atelier associatif avec de l’espace et des tables (pleins de tables)
Voilà le cardre et Marion déjà au travail
Plutôt joli
ça fait du tissus
Coudre en mitaines, une première pour certaine
Chloé arrive en renfort
3 machines à coudre en même temps, ça dépote !
Faut s’y retrouver…
Pour découper le cercle nous avons investi dans 2 bâches (10x2m) qui serviront plus tard pour couvrir le bois. Elle nous ont permis d’étendre la moitié de la toiture et de tracer le cercle à l’aide d’une grande ficelle de la taille du rayon.
Merci à Cathy (pour son atelier), Carole (best of couturière), Alice & Chloé pour leur aide précieuse sur cette étape.
Publier initialement sur le site du chant pour tous. J’anime de temps à autres des chant pour tous dans la 44
Avant toute chose, si vous ne connaissez pas le chant pour tous, découvrez le.
Je vais livrer ici comment je vois les choses, une sorte de « chant pour tous » type. Rien ne dit que le prochain ressemblera à celui-ci…
Comme le mouvement est large, chacun à sa façon s’approprie le chant pour tous. Voici comment personnellement je m’y prends, suite à la pratique que j’en ai eue sur Lyon, à mon expérience et aux conseils avisés de Gaël au moment ou j’ai souhaité me lancer sur Nantes.
Pour moi, le chant pour tous est un instant de partage, où le lâcher prise est de mise et la bienveillance au cœur du moment.
Avant un chant pour tous, j’essaie de me centrer sur moi, de m’apporter de l’auto-empathie, de me relaxer pour être hyper disponible pour chacun (j’essaie hein…). Je me suis formé à la communication non violente et cela m’a beaucoup servi pour l’animation des chants pour tous.
Arrivée autour d’un repas partagé
Je propose à chacun d’apporter un petit met à partager. Cela permet un premier échange, facilite la rencontre. Ça induit aussi une certaine souplesse dans l’horaire pour les arrivées tardives sans que le groupe n’en soit tributaire.
C’est l’heure ? Allez hop, je propose qu’on pousse les tables, les chaises et on se met debout en cercle.
Présentation du cadre
On se met en cercle pour que chacun puisse se voir, ça permet aussi et surtout une forme d’égalité les uns envers les autres.
Ensuite je présente le chant pour tous en rappelant les 4 accords (vocal & corporel, improvisé, gratuit, ouvert à tous) puis je présente très brièvement la soirée : « on va chanter en improvisant sous différentes formes que je vous expliquerai au fur et à mesure (histoire de rassurer). La proposition c’est d’être avant tout dans l’écoute ce soir, s’écouter soi et les autres. »
Je pose un cadre : « il est 20h30, je propose une fin officielle à 23h. Est-ce que c’est confortable pour tous le monde ? » ça permet à une personne qui a une limite/un impératif de l’annoncer au groupe pour que celui-ci ne soit pas par la suite dérangé du départ prématuré de celle-ci.
Cercle météo : chacun son tour va donner son nom et le sentiment qui l’habite sur l’instant. Ça permet à chacun d’entrer en connexion avec l’autre, de savoir où il se situe.
Échauffement
Comme le dit Gaël dans son guide : « Si vous faites un échauffement, ne vous prenez pas la tête, il s’agit surtout d’un « rituel de transition » et l’impact sur la voix est souvent plus psychologique qu’autre chose »
Corporel
Je commence toujours par demander aux participants si quelqu’un a un échauffement corporel à proposer. Si personne ne répond positivement je me lance :
On rapproche le cercle, on se tourne à 45° vers son voisin et on va se donner de l’amour en se massant. Je guide le massage en indiquant les zones ou je suis personnellement pendant le massage. Peu de gens massent ou ont l’habitude de se faire masser, ça peut être risqué comme entrée en matière, il y a parfois quelques rires que je ressens comme des gênes mais après ce petit moment à recevoir de l’attention et à en donner, déjà l’ambiance à changé. A la fin du massage je propose que chacun se retourne vers « son masseur » et le remercie par les yeux.
Crédit : lib.qigong-zhen-pai.com
On se replace en cercle les bras le long du corps. On prends une grande inspiration, puis en expirant, penchez la tête en avant pour toucher la poitrine avec le menton (voir ci-contre L3- 13). Penchez le buste vers le sol en enroulant la colonne vertébrale et rapprochez au maximum le visage des pieds (voir ci-contre L3-14) Tant qu’on est bien on reste comme ça, quand on commence à être dans l’inconfort on remonte doucement la tête se déroulant en dernière.
On déverrouille ensuite les genoux, la mâchoire, on ferme les yeux afin de prendre un instant pour profiter de ce qui vient de se passer. A cet instant l’attention est grande. J’en profite pour proposer à chacun de « se connecter à son intention et de prendre la responsabilité de passer un bon moment ». A ce moment je me sens très souvent soulagé de cette responsabilité. Je propose aussi, de « laisser les jugements (négatif & positif) de côté et d’être dans la bienveillance, dans l’instant » j’en profite pour rappeler qu’ »il n’y a donc pas, ce soir, de bon ou de mauvais chanteur et qu’aucune performance artistique n’est attendue de cette soirée »
On se réveille en mettant en mouvement les doigts, les oreilles, les bras, les coudes, les épaules, les genoux, le bassin et la tête dans une danse burlesque. On termine en sautant et en émettant des sons pour faire monter le tonus.
Vocal
Je demande si quelqu’un à une proposition d’échauffement vocal, sinon je propose :
Quelqu’un se rend au milieu du cercle, bouge, danse & les autres posent des sons sur ce qu’il voient.
Ensuite nous allons activer les pieds, je propose une pulsation que tous le monde reprends avec ses pieds (droite/gauche) et là on va faire un tour de cercle ou chacun va devoir donner son prénom en chantant, le groupe répète ensuite. Je donne un exemple avec mon prénom (sur 4 temps par exemple) que le groupe répète et hop au suivant. Ici pas besoin de spécifier le nombre de temps, ça se fait naturellement et si ça change en route tant pis.
Au bout d’au moins 2 tours, quand c’est normalement à moi, je vais au milieu & faire un circle song avec la même pulsation sans autres transition.
Circle song
Le premier circle song est terminé, je retourne dans le cercle et annonce que « ceci était un circle song » je propose à qui le souhaite d’essayer en allant au milieu.
Surtout à mon 1er chant pour tous, vu que personne autour du cercle n’avait jamais fait de circle song, je me suis dit qu’il y avait des chances pour que personne ne manifeste d’élan à ce moment là. Mais finalement si, après un joli blanc, quelqu’un est venu s’y essayer. (mon plan B c’était : on passe à la suite tan pis, on y reviendra si l’envie leur prend)
A la fin de chaque cercle, je demande à la personne comment ça c’est passé pour elle, comment elle se sent dans l’instant.
Les retours sont souvent très positifs et encouragent les suivants à franchir le pas.
J’encourage à parler en « je » (et non en « on ») pour les retours afin d’inviter la personne à prendre la responsabilité de ce qu’elle vit.
Les petits conseils à émettre pour encourager à aller au centre :
Prendre son temps quand vous êtes au milieu
Ne pas avoir quelque chose dans la tête avant d’avancer
C’est le premier pas le plus dur (c’est complètement vrai)
Demande « Que toutes les personnes qui ont peur mais envie lèvent la main »
Impro en petit groupe
Je propose ensuite de passer à des improvisations en petits groupes. Tous le monde s’assoit. 3, 4, 5 personnes se lèvent quand elles en ont l’envie pour chanter au centre.
Petite pause
De nouveau des impro en petit groupe suivant le temps qu’il reste.
Impro collective
J’énonce des règles pour que les improvisations collectives se passe au mieux :
Chacun rejoint l’impro quand il le sent et n’est pas obligé d’y entrer ;
On commence par un tempo battu dans les pieds qui sera commun mais qui peut évoluer ;
Éviter de taper dans les mains, taper simplement avec un doigt sinon ça couvre toutes les voix ;
Quand quelqu’un propose un motif, on tâche de ne pas le laisser seul (déplacement dans l’espace possible). Cela va donc créer des petits groupes de personnes chantant le même motif.
Une personne dans un groupe peut mettre fin au motif ou le faire évoluer ;
Les solos se font au centre du cercle ;
N’importe qui peut mettre fin à l’improvisation en le signifiant à l’ensemble du groupe par un geste ;
Pour finir la règle ultime : toutes ces règles sont transgressibles (c’est même encouragé)
Edit : Sept 2017 modification du paragraphe sur la législation avec, depuis peu, un assouplissement de la RT2012 pour les bâtiment de <= 50m²
Une yourte ou iourte est l’habitat traditionnel (tente avec une ossature démontable en bois recouvert de feutre) de nombreux nomades vivant en Asie centrale, notamment les mongols et turkmènes. [1]
L’habitat c’est important à mon sens, c’est une sorte de seconde peau. Après m’être formé sur la construction paille, après plusieurs chantiers participatifs… Il n’était pas encore temps pour moi de me lancer dans la construction « en dur ». La yourte m’a semblé une bonne première étape à mon projet de vie pour différentes raisons :
Sa mobilité : la yourte est démontable, ce qui est confortable pour moi qui n’arrive pas à me dire que je vais vivre ici ou là pour les 6, 9, 12, 40 ans à venir ;
Son confort : le rond je trouve ça agréable, regardons autour de nous, la nature ne fait pas de carré, c’est l’homme qui à créé ça ;
Sa rapidité / simplicité de mise en œuvre : quelques semaines suffisent
Son faible coût ;
Ceci étant dit, j’annonce tout de suite les défauts inhérents au mode de vie en Yourte :
Son manque d’inertie thermique (à ne pas confondre avec l’isolation thermique [2][3]). De ce fait, la yourte est très facile à chauffer l’hiver mais se refroidit dès que le poêle est éteint. On peut pallier partiellement à ce problème en hiver avec un bon poêle de masse et en été grâce à une bonne aération (ouverture du dôme + porte). Un conseil qui m’a été donné, c’est de mettre des briques de terre cuite partout ou c’est possible ;
Son manque de cadre juridique en France : le yourte n’a pas une bonne image en France, il est très (trop) compliqué de s’installer dans une parfaite légalité (j’en parle plus loin) ;
Se documenter
Les Yourtes « traditionnelles » (type mongole) ne sont pas adaptées à nos climats. L’import d’une Yourte mongole n’est donc pas un gage de longévité (au contraire).
Globalement, en France, la yourte n’est pas la bienvenue. D’ailleurs tout ce qui s’approche de prêt ou de loin au nomadisme ne l’est pas dans une société ou la propriété est encouragée (foncière, intellectuelle).
Une asso pour toutes les questions précises : HALEM
Permis de construire mais RT2012
Le seul moyen d’être serein sur le long terme c’est de déposer un permis de construire pour sa Yourte. On perd du coup le côté nomade et si jamais le Maire accepte de délivrer le permis de construire (c’est pas gagné), il faudra respecter la RT2012. C’est possible mais je trouve que la Yourte perd tout son sens. Les sections de bois sont dignes d’une charpente, il faut scotcher toutes les toiles, il faut un semi remorque pour la déplacer (là ou une yourte contemporaine égale en taille ne nécessite que 30 mètres cubes)… Du coup le côté nomade est définitivement perdu. A ce compte là, je ne vois même plus l’intérêt d’une yourte, autant faire une petite maison en bois.
Edit 10/2017 important : depuis Janvier 2017, les bâtiments <= 50m² ne sont plus soumis à la RT2012 mais à cette réglementation thermique. Elle est beaucoup plus facile à mettre en œuvre pour une yourte (même si elle occasionne quand même un léger surcoût). Il est donc possible de s’installer en yourte, avec un permis de construire sur un terrain constructible si le bâtiment fait moins de 50m² sans pouvoir être embêté par la loi. Sous réserve que votre PLU accepte la forme ronde et la couverture « bâche » :
Personnellement je suis parti là dessus, c’est moins contraignant et c’est plus dans l’idée que je me suis faite de la vie en yourte. Mais c’est moins sécurisant. Après contact avec l’association HALEM, de nombreux procès sont engagés contre des « yourteux » en France, j’en ai beaucoup entendu :
S’installer chez un copain, le maire est un ami, mais voilà le maire change… celui d’après demande l’expulsion ;
S’installer chez soi, le maire est à l’apéro tous les dimanches, les voisins aussi jusqu’au jour ou le maire reçoit des pressions du préfet pour le démontage ;
…
Et ça, c’est dans le cas ou on à un copain Maire (personnellement, j’en ai pas).
Dans toutes les histoires de « yourteux » expulsés qu’on m’a contées jusqu’à présent, c’était soit de la délation venant du voisinage ; soit le maire, soit le préfet qui exerçait une pression sur le maire pour que la yourte soit retirée.
Des zones « grises » dans la législation Française sont à exploiter :
Rénovation : acheter une ruine sur un joli lopin de terre, déposer un permis de construire pour la rénovation. Cette démarche vous permet de poser un habitat temporaire de chantier (la yourte). Vous avez 2 ans pour commencer votre chantier sinon le permis est caduc mais vous n’avez pas de limite de fin de chantier. Si on vient vous embêter, il faut pouvoir prouver que vous avancez sur votre chantier… doucement… mais quand même significativement et sans interruption de plus de 1 an. Cette information m’a été confirmée par 2 constructeurs de yourtes. Par contre, si vous allez voir une mairie pas très ouverte, il y a des chances pour qu’elle vous dise « 1 an pas plus pour l’habitat temporaire » (ça m’est arrivé). Je pense que c’est une limite sans fondement juridique mais bon après c’est toujours s’exposer…
Camping à la ferme : les agriculteurs ont quelques facilités à pouvoir poser des habitats légers sans trop de contraintes. La limite est de 6 habitats et 20 personnes sur le site et seulement pour 6mois. Des mairies tolèrent des expérimentations à l’année. [4][5]
La taxe d’habitation
C’est souvent ce qui cristallise les tensions entre les yourtes & le voisinage / la mairie. Le manque d’équité face au taxe, les yourtes « profite » du fait de l’impossibilité de les taxés (le rond ça rentre pas dans les cases). Proposer un chèque de don à la mairie équivalent à la taxe d’habitation semble être une piste intéressante pour montrer patte blanche. Le but est de montrer que la démarche n’est pas d’échapper à toute taxe mais de vivre comme j’ai envie de vivre tout en contribuant à la vie local.
Aide / mutualisation
Je suis bricoleur mais pas suffisamment téméraire pour m’improviser constructeur de yourte. J’ai rencontré plusieurs personnes l’ayant fait, et beaucoup sont passées (au moins pour la 1ère) par un organisme qui les a aidées. Il y a en a un peu partout en France. Personnellement je suis dans le grand ouest et j’ai retenu :
flexyourte.com Yourte 100% récup’ vraiment pas cher et très nomade
YourtEco : Entreprise qui accompagne les auto-constructeurs (location atelier, achat matériaux). Procédé constructif bien abouti, met l’accent sur les finitions et la performance. Leur principale activité reste la construction et non l’accompagnement des auto-constructeurs ;
La Frenaie : Coopérative qui accompagne les auto-constructeurs (location atelier, achat matériaux). Démarche écologique forte, récup’ de drap en blanchisserie pour la toile intérieure, utilisation du bois du marais local pour les perches… Pousse vers l’autonomie de la yourte en partenariat avec l’atelier du soleil et du vent…
C’est vers ce dernier que je me suis tourné.
Choix des matériaux
Yourte.net nous explique ses choix sur les matériaux ici.
Toile extérieure
Deux grands choix possibles : le coton ou l’acrylique – les prix sont identiques ;
Le coton : facile à travailler avec des machines à coudre classiques mais durée de vie ~2 ans
L’acrylique : complexe à travailler (pas le droit à l’erreur) difficile donc pour l’auto-constructeur mais une durée de vie de ~10ans. Et de nombreuses couleurs au choix
Même si l’acrylique est un produit dérivé du pétrole il me semble plus judicieux pour moi de l’adopter du fait de sa durée de vie plus longue. D’autant que la filière du coton semble plutôt décriée (OGM, manque de traçabilité [6])
Toile intérieure
De la récupération de draps convient très bien pour la toile intérieure. Celle-ci n’a pour fonction que de maintenir l’isolant.
L’isolation
L’isolation est importante, le mode de vie en yourte me semble cohérent, mais il le serait moins pour moi avec 2cm de feutrine (souvent le cas). J’ai choisi une isolation en laine de mouton (traitée aux huiles essentielles) proposée par la frênaie en 12cm.
Les ouvertures
Il est indispensable d’avoir au minimum 2 ouvertures dans une yourte afin de pouvoir l’aérer en été.
Les perches
Pour les perches de toit & de mur, j’ai choisi le bois de frêne, construisant ma yourte dans le Marais poitevin. La Frênaie à, sur cet aspect, une démarche remarquable.
Le frêne est l’essence emblématique du terroir du Marais poitevin. Notre démarche de récolte se veut exemplaire en terme de gestion de boisement et de biodiversité. Travailler avec des baliveaux écorcés donne un cachet très rustique et une garantie des structures solides. Nous appliquons sur ses ossatures un traitement à base d’huile de lin. [la suite]
Le bambou est aussi une très bonne option, quasi gratuit et en abondance.
Plancher
Les planchers caissons assemblés (avec souvent un isolent en vrac) en part de camembert sont séduisants par leur simplicité de démontage. Mais je suis dubitatif sur la tenue dans le temps. Le bois travaillant, la jonction entre les différents morceau du camembert est importante pour assurer une bonne étanchéité à l’aire. De plus, il y a assurément un pond thermique à chaque extrémité de caisson
Exemple de plancher camembert. Source : fabriquersayourte.fr
La proposition de la Frênaie me semble plus pertinente car offrant une continuité d’isolant (plaque de liège). Donc pas de pond thermique et pas de problème avec le bois qui travail dans le temps. Le liège étant un bon isolant résistant à la compression il n’y a pas de problème pour s’en servir en plancher. J’ai opté pour 400mm de liège dans mon plancher.
Il est important de bien dimensionner son poêle en fonction de sa yourte pour ne pas avoir de surchauffe en hiver mais aussi pour avoir une bonne combustion (un poêle en sous régime n’est pas une bonne chose pour notre mère la terre)
Le poêlito me semble être une bonne solution pour la yourte car :
C’est basé sur le principe du rocket stove (donc éprouvé, rendement à 70%)
Faible coût de construction ;
Il apporte de la masse (de l’inertie) là ou la yourte en manque, et donc améliore le confort thermique de celle-ci ;
Il est semi-démontable : la masse (du sable stocké dans le haut du bidon), peut être laissé sur place, et le bidon déplacé plus facilement. Ce qui est commode pour un habitat démontable ;
Sur l’évacuation des fumées / la sortie de poêle, il y a deux écoles et j’ai entendu tout et son contraire.
Sortie par le dôme central :
Avantage : meilleur diffusion de la chaleur car le poêle est au centre. C’est solide car pas trop de prise au vent,
Inconvénient : occupation de l’espace central, certain rapporte qu’il y a des retombées de cendre incandescentes sur la toile et donc des risques d’incendie. J’ai eu des témoignage rapportant des trous dans la toile extérieure. Apparemment si on respecte une certaine longueur de cheminée, ces arguments ne tiennent plus ;
Sortie par un mur :
Avantage : libère l’espace central et minimise le risque d’incendie si la sortie est placée « dans le sens du vent » (exemple si le vent dominant est Ouest, placer la cheminer au Nord),
Inconvénient : on chauffe beaucoup les oiseaux, le tuyaux d’évacuation encore chaud part directement dehors. Il faut haubaner solidement l’évacuation (prise au vent conséquente) ;
Sortie par le toit : très complexe à mettre en œuvre.
J’ai choisi une évacuation par le dôme, pour maximiser la chauffe. Je prévois de déplacer le poêle du centre de la yourte durant la période estivale où il n’est pas nécessaire.
Le prix
Pour une Yourte 4 saisons auto-construite de 7m de diamètre (soit 40m²) en neuf, le prix varie entre ~5000€ & ~16 000€ selon votre degré de récup’ de matériaux et d’auto-construction.
Qwirkle est un jeu de société pour deux à quatre joueurs, qui se joue avec des jetons carrés (tuiles). Ce jeu de société a été créé par MindWare, celui-ci partage quelques similitudes avec le Rummikub et le Scrabble. (source)
Très simple à construire soit même. Le jeux comporte 108 pièces (3 fois 36 pièces différentes). Le matériel nécessaire :
Planche de bois fine ou du carton épais : personnellement j’ai trouvé une planche qu’on place dans le fond des meubles pour répartir la force et éviter qu’il ne fasse trapèze… Dans mon cas j’ai découpé 108 carrés de 25mm ;
De la peinture pour faire 6 couleurs différentes ;
Cutter, papier épais : pour faire les pochoirs de la forme que vous souhaitez (6 différentes) ;
Du tissus pour faire un petit sac de pioche joli (bonus) ;
Vois trouverez les règles du jeu ici ou là et même des explications vidéo.
Il faut quand même bien prévoir 2 belles après-midi de travail pour arriver à tout découper, poncer, peindre, coudre. Pour les fainéants vous pouvez toujours vous l’acheter pour ~25$ chez l’éditeur Mindware ou dans le magasin de jeux proche de chez vous.
Découpe des 108 pièces
Des pochoirs de peintures pour les différentes formes
Je ne sais pas vous mais personnellement, j’ai toujours pensé que la Russie était plus grande que le continent Africain. Cette croyance était due à la représentation du monde à plat la plus courante que ce soit dans les manuels d’histoire géographie ou en poster dans mes toilettes. Il s’agit de la projection de Mercator. Cette projection est très pratique pour naviguer mais peut-être pas la meilleure pour se représenter le monde… En fait la Russie à une superficie de 17 millions de km² et l’Afrique 30 millions km²… C’est seulement à mes 28 ans & à la suite de la conférence gesticulée d’Alexis Lecointe que j’ai découvert cette nouvelle vision du monde (qui me semble plus juste) :
Le planisphère « Planète terre » de Gérad Onesta
Les grosses différences avec Mercator :
Projection : conserve les rapports de surface entre les masses continentales (mais ne garde pas les formes, ce qui donne un aspect allongé, étiré en hauteur) ;
Limites : zones naturelles (formations végétales) et non frontières étatiques ;
Humains : nom des peuples et non des états même si c’est incomplet : la richesse humaine dans ce domaine ne pouvant être représentée sur un morceau de papier, d’autant que les peuples se mélangent, voyagent, et l’imbrication des humains rend presque impossible la définition de limites claires et figées ;
Rose des vents : Sud vers le haut. Le Nord n’est ni en haut ni en bas, il est au Nord… Il n’est donc pas à l’envers ça n’est qu’une convention ;
Les planisphères ne représentent pas uniquement une surface physique mais sont souvent au centre d’enjeux géostratégiques. Ils représentent la vision de l’auteur et ne sont donc pas seulement issus d’une technique de représentation géométrique ; ils peuvent alimenter autant les intérêts de la représentation politique et peuvent être des moyens de propagande
Le planisphère alternatif de Gérard Onesta nous invite, par ses conventions inhabituelles, à faire un pas de côté pour voir quelles mécaniques et logiques de domination peut véhiculer quelque chose d’aussi habituel et apparemment inoffensif qu’un planisphère. La domination de l’Afrique par l’Europe par exemple, en choisissant une représentation où elle se trouve plus petite et « sous » nous.
Et c’est libre ?
Non 🙁 à part le prix
Alexis Lecointe qui a relancé l’édition de ce planisphère avec l’accord de son auteur Gérad Onesta a émis la demande de libérer ce planisphère, mais sans succès dans ce texte (p4) il nous relate son dialogue avec l’auteur :
j’ai compris les besoins de G. Onesta en termes d’éthique, et je suis garant du respect de celle-ci. En gros il faut surtout éviter que ce planisphère serve à faire du « green washing », soit récupéré pour des motifs mercantiles par des entreprises privées, ou utilisé par des partis politiques ou individus clairement adversaires des valeurs écologistes. Pour l’instant, il ne sera pas en licences libres Creative Commons http://creativecommons.fr/), par exemple, mais j’espère qu’à l’avenir nous en rediscuterons:
Moi aussi je l’espère ! J’ai quand même choisie d’appuyer ce planisphère parce que c’est une œuvre renversante et je ne désespère pas, un jour, croiser Gérard Onesta et lui en causer deux mots. Parce que vraiment Gérard, si tu me lis, je penses que ton travail serait encore plus beau & pertinent dans le domaine public ou sous licence libre (Licence CC0). Ne serait-ce que pour faciliter sa diffusion. De plus, je ne suis pas certain qu’un Copyright garantisse une utilisation éthique de ce beau planisphère
La chaise de gardien ou chaise à palabre est un siège traditionnel africain. Une amie en a une et je l’ai trouvé très confortable. J’ai cherché à la reproduire en palette et l’inspiration est venue d’ici. Rien de bien compliqué en soit, il faut quand même disposer de pas mal de palette et ne récupérer que les planches. Ensuite deux coupes principales sont à faire. Avec les chutes de bois, s’amuser à faire différente longueurs pour les « entres deux ».
L’assemblage c’est fait « à plat » comme c’est visible sur les photos. J’avais des visses suffisamment longues pour emprisonner 2 planches et la raccorder à une 3ème. Je n’ai fixé l’angle d’assise qu’à la toute fin pour être certain du confort.
Mini plan de la chaise en paletteDécoupe des deux section de planche nécessaire Petit test2 planches fixé sur la 3ème à chaque foisAprès c’est de la répétitionUn petit renfortComparaison avec « le modèle »
Ma « bonne idée » de ne fixer l’angle d’assise qu’à la fin n’en était pas vraiment une. J’ai été obligé d’ajouter des renfort d car ma longueur de visse n’était pas suffisante pour aller chercher le centre de la chaise et une certaine souplesse sous les fesses se faisaient sentir…
Click here to display content from 3dwarehouse.sketchup.com.
Sinon la chaise est confortable, moins travaillé que mon modèle (niveau sculpture), mais original…
Par contre : pas du tout économique en visserie telle que je l’ai faite… (estimation à ~90 visses)
En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies (au chocolat) Plus d’informations
Les cookies sont utilisés à des fin de statistique de visite du blog sur une plateforme indépendante que j'héberge moi même. Les statistiques sot faites avec un logiciel libre. Aucune information n'est redistribué à google ou autre. Je suis seul autorisé à lire ces informations