C’est un peu la succession, l’amélioration de mon service de sauvegarde à froid, ça va maintenant plus loin, c’est plus « user freindly ». Je le propose avec mon activité pro « retzo.net » :
Le stockage à froid qui s’allume uniquement si vous en avez besoin.
Le constat est simple : la majeure partie des données numériques en ligne n’a aucunement besoin d’être accessible à tout instant et pourtant elle occupe une place conséquente sur des serveurs (coût énergétique, environnemental…)
Les données numériques que nous stockons ont un coût énergétique souvent sous-estimé. Les datacenters, où sont hébergés bon nombre de sauvegardes et de services en ligne, représentent environ 1 % de la consommation électrique mondiale (source). Pour des associations ou entreprises éco-responsables engagées dans une démarche de sobriété numérique, il est donc crucial de repenser la façon dont on stocke et sauvegarde les données. Le stockage à froid s’impose comme une solution incontournable pour réduire drastiquement l’empreinte énergétique de vos sauvegardes tout en gardant vos données en sécurité.
🌍 Les serveurs matériels utilisés sont très basses consommations (architecture ARM, disque SSD)
♻️ Les serveurs (hors disque dur) sont issus du ré-emploi
☀️ L’énergie utilisée prioritairement est le solaire
Et exclusivement si vous le souhaitez
🔒 Vos données sont en sécurité, le service étant hors ligne la majorité du temps, la surface d’attaque est bien moindre
Chiffrement de la communication (inclus)
Chiffrement du disque possible
Serveur dédié possible
⏳ L’accès à vos données, l’allumage du serveur est possible via une interface web et/ou des protocoles standard (SFTP, RSYNC (over ssh), WebDAV, BORG) authentification par mot de passe ou par clé
Le stockage à froid consiste à conserver des données (sauvegardes, archives, etc.) sur un support qui n’est alimenté et allumé qu’en cas de besoin. Contrairement à un serveur classique qui tourne en continu 24h/24, un système à froid reste hors tension la majeure partie du temps. Concrètement selon le cas :
Service de sauvegarde : le serveur est démarré uniquement lors des opérations de sauvegarde ou de restauration, puis éteint dès qu’il a fini son travail. On évite ainsi de faire tourner des disques et des serveurs inutilement le reste du temps.
Vous disposez d’une interface pour allumer manuellement celui-ci pour restaurer des données au besoin
Service d’archivage : le serveur est éteint systématiquement et vous l’allumez sur demande via une interface web pour accéder à vos données, en ajouter, en supprimer…
En résumé, le stockage à froid c’est :
Allumé uniquement à la demande : le système de sauvegarde fonctionne seulement au moment nécessaire (sauvegarde programmée, restauration exceptionnelle), le reste du temps il consomme 0 watt.
Matériel sobre en énergie, issu du ré-emploi : il s’appuie sur un mini-ordinateur à très faible consommation (Raspberry Pi) couplé à des disques SSD. Ce type de dispositif consomme environ 3 watts en activité, soit l’équivalent d’une très petite ampoule LED.
Stockage déporté : généralement, le support de sauvegarde se trouve hors du site principal, ce qui protège vos données en cas d’incident (incendie, vol, panne majeure) sur votre infrastructure principale.
Auto-hébergement en France: la solution est hébergée hors datacenter ce qui diminue le coût environnemental infrastructure, climatisation (obligatoire en cas de concentration de serveur) ici les places seront limitées pour éviter d’avoir à recourir à de la climatisation.
Adopter le stockage à froid pour vos sauvegardes permet de réduire la consommation électrique d’un facteur de plus de 100. En effet, la solution de stockage à froid n’utilise qu’environ 3 W lorsqu’elle est allumée (source) – à peine l’énergie d’une seule petite ampoule – là où un serveur de sauvegarde classique consomme souvent 30 W ou plus en continu (source). Sur une journée, cela équivaut à seulement quelques wattheures (Wh) consommés, contre plusieurs centaines de Wh pour une machine fonctionnant 24h/24. On obtient ainsi jusqu’à 100 fois moins d’énergie utilisée (par exemple ~3 Wh/jour contre ~300 Wh/jour dans une configuration classique).
Une infrastructure éco-conçue et sans climatisation
Une autre force du stockage à froid écologique réside dans l’infrastructure matérielle et architecturale qui l’accompagne. Ici, tout est pensé pour minimiser l’impact environnemental :
Matériel basse consommation, issu du ré-emploi : Le cœur du système est un mini-ordinateur de type Raspberry Pi, un appareil de la taille d’une carte de crédit qui consomme seulement quelques watts mais suffit amplement pour gérer des sauvegardes, archiver des données. Ce petit ordinateur, couplé à un disque dur 2,5” économe en énergie, constitue un serveur silencieux et frugal.
Alimentation solaire et autonomie énergétique : Le dispositif peut être alimenté par une installation solaire, cette énergie est utilisée en priorité. Vous pouvez choisir le mode de fonctionnement selon vos critères (énergie solaire prioritaire, exclusivement du solaire…)
Local bioclimatique : Le matériel de sauvegarde est hébergé dans un bâtiment éco-construit en adobe (des briques de terre crue façonnées à partir de terre locale). Ce local a été conçu en auto-construction selon les principes bioclimatiques : il est orienté plein nord pour éviter l’exposition directe au soleil, ce qui le maintient naturellement frais. Les murs en terre crue offrent une excellente inertie thermique, gardant l’intérieur à une température stable. De plus, une ventilation naturelle a été mise en place grâce à des « chapeaux de cheminée » (éoliennes statiques sur le toit) qui créent un tirage d’air frais constant. Résultat : même en été, la température à l’intérieur reste modérée, nul besoin de climatisation artificielle.
Accéder à une interface de démonstration simple
Le mode SFTP distant n’est pas permis ici pour la démonstration, vous avez seulement un accès HTTP et de façon limitée en quota disque.
WakeOnStorage permet d’accéder à distance à des ressources de stockage ou à des petits serveurs domestiques, tout en les maintenant éteints la plupart du temps pour économiser l’énergie, réduire la surface d’attaque
Le principe repose sur deux composants complémentaires :
Interface en ligne (wakeonstorage.retzo.net) — accessible depuis Internet — qui permet à l’utilisateur de visualiser l’état de ses ressources, de les allumer temporairement, et d’y accéder une fois disponibles.
API locale (wakeonstorage-local) — installée sur le réseau local — qui communique avec le matériel (disques USB contrôlé par PPPS, Raspberry Pi allumé par relais…) pour exécuter les ordres.
By mermaid
Lorsqu’un utilisateur demande une ressource, l’interface interroge l’API locale. Si la ressource est déjà allumée, elle devient directement accessible. Si elle est éteinte, l’interface propose de l’allumer pour une durée déterminée (par exemple 2 heures).
L’API locale envoie alors les commandes nécessaires : activation d’un relai pour démarrer un Raspberry Pi, ou alimentation d’un disque dur via un hub USB pilotable (PPPS) Une fois la ressource allumée, l’accès est temporairement autorisé.
Ce fonctionnement en deux niveaux garantit la sécurité, la sobriété énergétique et l’autonomie : aucune ressource n’est inutilement allumée, et tout reste sous le contrôle de l’utilisateur.
Installer un poêle de masse chez soi, c’est faire le choix d’un chauffage au bois performant et écologique, mais encore faut-il bien le dimensionner. De quelle quantité de chaleur votre maison a-t-elle vraiment besoin en plein hiver ? Quel modèle de poêle de masse conviendrait le mieux à vos besoins ? Ce sont des questions que je me suis posées il y a quelques années, sans trouver d’informations facilement accessibles…
C’est aussi une question récurrente chez les autoconstructeurs : par exemple autour du MiniMasse (auquel je continue de contribuer chez Agir Low-Tech), un petit poêle de masse, pour petit habitat. Beaucoup se disent « chouette c’est petit et pas cher » – oui, mais est-ce adapté à votre espace à chauffer ? Pour répondre à ces interrogations, j’ai développé choisir son poêle de masse, un logiciel libre en ligne qui estime les besoins de chauffage de votre habitat et suggère en conséquence le bon poêle de masse (de conception open source) qui y correspond le mieux.
La première étape pour choisir un poêle de masse est d’évaluer le besoin de chauffage de votre maison, c’est-à-dire la quantité de chaleur qu’il faut fournir pour maintenir une température confortable lors des périodes les plus froides. Selon vos connaissances en thermique du bâtiment et les informations dont vous disposez, le logiciel propose trois méthodes de calcul, du plus simple au plus précis :
Mode Basic (méthode G) – Pour une estimation rapide. Cette méthode simplifiée utilise un coefficient global G caractérisant les pertes thermiques de votre logement. Vous pouvez choisir une valeur de G correspondant au niveau d’isolation de votre maison (par exemple G≈0,3 pour une maison très bien isolée, jusqu’à G≈1,8 pour un bâtiment ancien non isolé). C’est simple et empirique : on multiplie essentiellement ce coefficient par le volume et par l’écart de température, ce qui donne une idée grossière de la puissance de chauffage requise. Ce mode convient si vous n’êtes pas expert en thermique et voulez un ordre de grandeur rapidement. Toutefois, le résultat reste indicatif : il faudra peut-être affiner si votre projet se précise ou si votre maison a des particularités.
Mode Éclairé (méthode Ubat global) – Pour un calcul intermédiaire. Ici on raisonne avec le Ubat global, c’est-à-dire le coefficient moyen de déperdition thermique de l’enveloppe du bâtiment. Si votre maison est relativement homogène en terme d’isolation (par exemple une construction récente où toutes les parois ont des performances comparables), cette méthode est un peu plus technique et affine le calcul. Ce mode donne une estimation plus précise que la méthode G tout en restant assez simple si l’isolation est uniforme.
Mode Expert (méthode Ubat par paroi) – Pour un calcul au plus près de la réalité. Ce mode s’adresse à ceux qui ont de bonnes connaissances du bâtiment ou qui font face à un bâti complexe (ancienne maison rénovée, extension hétérogène, etc.). On détaille chaque paroi de la maison (murs, toit, plancher, fenêtres…), avec leurs dimensions et matériaux, afin de calculer un Ubat précis pour l’ensemble. C’est plus fastidieux (quoique pas insurmontable), mais indispensable si l’isolation n’est pas uniforme ou si vous disposez déjà d’une étude thermique détaillée de votre habitation. Par exemple, en rénovation, on a souvent des parois différentes les unes des autres : la méthode « expert » permet de prendre en compte chaque spécificité pour éviter les erreurs de calcul qu’entraînerait un simple coefficient global. C’est le mode à privilégier si vous voulez un dimensionnement aux petits oignons de votre poêle de masse, notamment dans les projets complexes où la méthode G peut montrer ses limites.
En pratique, l’application vous permet de sélectionner votre « niveau de connaissance » (Débutant, Éclairé ou Expert) dès le début, ce qui ajuste les paramètres disponibles. En mode débutant, l’interface reste épurée avec peu de données à saisir (superficie, volume, isolation estimée…). Plus on monte en expertise, plus on a accès à des réglages pointus (coefficient U personnalisable, ajout des différentes parois, matériaux sur mesure, ponts thermiques, etc.). Chaque utilisateur peut ainsi choisir la méthode adaptée à son cas.
Mode Debutant (G)Mode Intermédiaire (Ubat)Mode Expert (paroi par paroi)
Des données météo en temps réel pour plus de précision
Quel que soit le mode de calcul, le logiciel intègre les données météorologiques de votre localisation pour affiner le résultat. Autrefois, on utilisait une carte de France découpée en zones climatiques (température moyenne de base par département) ; désormais, le logiciel va chercher directement la température de base correspondant à votre commune grâce à une API météo qui reprend les données du projet Européen Copernicus. Concrètement, il vous suffit d’indiquer votre localisation (vous pouvez sélectionner votre ville sur une carte intégrée) et l’outil récupère automatiquement la température de base qui servira de référence pour dimensionner le poêle.
En développant ce logiciel, je me suis vite rendu compte que la température de base était un paramètre crucial, et que la norme qui fait foi en la matière semblait approximative… J’ai donc lancé une enquête auprès de l’AFNOR, Météo France, le COSTIC et autres… (en partie visible ici) pour comprendre comment cette température était actuellement déterminée et quels écarts existaient avec la réalité du terrain. Cette enquête, a permis de révéler que les normes en vigueur, NF P52-612, auraient besoin d’être révisées pour mieux prendre en compte les évolutions climatiques récentes. Et que l’opacité de la méthode de calcul était, au mieux, regrettable. Pour aller plus loin sur ce sujet essentiel, j’ai rédigé un article détaillé sur le site de l’AFPMA : Réviser la température de base NF P52-612, une nécessité.
Pourquoi est-ce important ? Parce que la puissance requise dépend fortement de la température minimale à affronter. Par exemple, une maison en Bretagne n’aura pas le même besoin qu’une maison en Alsace. Grâce à l’API météo, le calculateur s’adapte à votre région en temps réel. Par ailleurs, le logiciel utilise aussi les degrés-jours unifiés (DJU) de votre localisation pour estimer la demande de chauffage sur une saison complète. En effet, au-delà de la puissance instantanée nécessaire par grand froid, on souhaite savoir combien d’énergie sera consommée sur tout l’hiver. Les DJU permettent de calculer cela, et par extension d’estimer la consommation de bois sur la saison de chauffe. Cette estimation de consommation bois a été ajoutée dans le logiciel pour donner une idée des quantités de bûches ou de granulés que vous utiliserez. C’est très utile pour le futur usager : vous pouvez anticiper le volume de bois à prévoir chaque année, et aussi comparer l’efficacité de différents scénarios d’isolation par exemple (voire l’impact d’une amélioration d’isolation sur la consommation annuelle).
Des suggestions de poêles de masse
Une fois les besoins de chauffage calculés, Choisir son poêle de masse passe à la seconde étape : vous suggérer un ou plusieurs modèles de poêles de masse adaptés. L’outil s’appuie pour cela sur une base de données de poêles de masse open source. Ces poêles libres (dont les plans sont partagés) ont des puissances et caractéristiques connues – par exemple le MiniMasse développé par l’association Agir Low-Tech, les modèles Oxa-libre de différentes puissances, l’Uzume, etc. En comparant la puissance de ces poêles disponibles aux déperditions de votre maison calculées précédemment, le logiciel identifie ceux qui correspondent le mieux à votre besoin de chauffage.
Exemple de suggestion
Un logiciel libre, gratuit et collaboratif
Choisir son poêle de masse est un logiciel 100 % libre et gratuit. Je l’ai développé dans un esprit d’ouverture : le code source du projet est publié sur Framagit (GitLab) et chacun est invité à y contribuer. Que vous soyez développeur, poêlier, designer ou simple utilisateur, vous pouvez participer à son amélioration. Par exemple, il est possible de proposer de nouvelles fonctionnalités, d’aider à la traduction (l’interface est déjà disponible en français et en anglais, d’autres langues peuvent suivre), d’améliorer le design de l’application, ou encore d’enrichir la base de matériaux pour les parois. En effet, le mode Expert permet de créer des matériaux personnalisés (avec leur conductivité, etc.) et de partager ces données pour qu’elles bénéficient à tous les utilisateurs. Le projet est collaboratif jusqu’au bout : vos contributions, retours et idées sont les bienvenus pour le rendre plus fiable et convivial.
Autre aspect de cette philosophie ouverte : plusieurs versions et déclinaisons du calculateur existent pour différents usages. L’outil de base – disponible sur choisir.poeledemasse.org – est pensé pour les autoconstructeurs ou particuliers qui veulent concevoir et dimensionner eux-mêmes leur poêle de masse (c’est cette version que je mets en avant dans cet article). Mais à partir de ce tronc commun, j’ai réalisé des adaptations spécifiques :
Minimasse – accessible via https://minimasse.choisir.poeledemasse.org – est une version simplifiée dédiée au modèle MiniMasse. Elle permet de tester en deux temps trois mouvements si un MiniMasse peut suffire pour chauffer votre habitation, ou s’il faut envisager un poêle plus grand. C’est très pratique pour ceux qui sont tentés par ce poêle de masse très compact et économique : on peut vérifier instantanément si « ça passe ou pas » avant de se lancer. Si le MiniMasse ne convient pas, l’outil élargit automatiquement la recherche aux autres poêles de masse open source disponibles afin de vous suggérer une alternative adaptée.
Uzume – A une déclinaison intégrée au site d’Uzume (un acteur bien connu dans le domaine des poêles de masse open source). Sur la page d’Uzume consacrée au dimensionnement, ce module permet aux lecteurs de calculer leur besoin de chauffage et de comprendre quel poêle il leur faut, sans quitter le site d’Uzume. Pour moi c’est une belle reconnaissance de voir ce calculateur utilisé de cette manière !
Étude et Dimensionner – (etude.poeledemasse.org et dimensionner.poeledemasse.org) sont deux instances du logiciel à destination des professionnels. L’idée est de fournir aux poêliers et bureaux d’étude un outil en ligne pour dimensionner les poêles de leurs clients et partager les résultats facilement. Par exemple, un artisan peut saisir toutes les données d’une maison en rénovation dans etude.poeledemasse.org, et envoyer le lien du résultat au client ou à un collègue. Chacun peut ainsi consulter l’étude thermique en ligne, avec les chiffres clés. C’est une façon moderne de remplacer les tableurs que les poêlier utilisait jusque-là, tout en profitant de la transparence et de l’évolutivité du logiciel. À noter que ces versions « pros » peuvent avoir un design ou des options légèrement adaptés (par exemple, afpma.choisir.poeledemasse.org est une variante orientant l’utilisateur vers un artisan poêlier de l’AFPMA prêt de chez lui.
Version MinimasseVers UzumeVersion AFPMAVersion etude (pro)
En résumé, choisir son poêle de masse s’inscrit dans une démarche low-tech et open source : il vise à démocratiser le dimensionnement des poêles de masse, en rendant ces calculs techniques accessibles au plus grand nombre, gratuitement. Évidemment, les résultats fournis restent indicatifs et ne remplace en rien une (vraie) étude thermique : il est toujours recommandé de faire valider son projet par un professionnel qualifié (par exemple un artisan membre de l’AFPMA) pour s’assurer que tout est en ordre dans les moindres détails. Toutefois, cet outil offre déjà une base pour orienter vos choix et vous auto-former. Il peut vous éviter de grosses erreurs (comme sous-dimensionner votre poêle et avoir froid, ou le surdimensionner et l’utiliser inefficacement) en amont de votre projet.
Pour vos questions poêles de masse : un forum dédié aux poêles de masse open source existe ! Venez discuter du MiniMasse, du poêlito et compagnie… forum.poeledemasse.org
Je vous propose une petite journée d’initiation/ au poêle de masse. Vous repartirez avec les clés pour mieux comprendre et faire le bon choix pour votre contexte. Cette journée est organisée chez moi, à la paillourte dans le 44, au chaud prêt de mon poêle de masse (en espérant qu’il fasse suffisamment froid pour qu’on l’allume 😉 .
Bien sûr il y sera question du MiniMasse : est-ce qu’il sera adapté à votre projet… Mais pas que, si ce n’est pas le cas, nous discuterons les autres possibilités qui s’offre à vous.
Le savoir partagé :
Compréhension des éléments de base du « confort thermique »
Comment fonctionne un poêle de masse ? (on ouvrira le capot du mien)
La capacité à déterminer un besoin de chauffage sur un habitat donné (en fonction de sa composition de mur, volume, situation géographique…)
Sur ce point si vous avez un projet personnel, nous travaillerons dessus, lisez ce document afin de venir avec toutes les informations nécessaires.
La capacité à déterminer quelle serait la consommation de cet habitat
Est-ce qu’un poêle de masse est adapté à mon habitat
Quelle options s’offre à moi (auto-construction, kit, artisan…)
Et plein de petits points comme la production d’eau chaude, la cuisson (four blanc/noir…) mini atelier pratique de maçonnerie de briques réfractaires
Le coût, la rentabilité ;
Une vidéo « replay » de la formation sera mis à disposition ;
En transport en commun : Vous pouvez venir jusqu’en Train sur Nantes, il y a un Car (ligne 301 aleop) qui part de la gare SNCF de Nantes pour venir jusqu’à Rouans.
Pour les repas je propose auberge espagnol/repas partagé. Chacun apporte un petit truc à manger, on pose sur la table et on partage.
Apportez calculatrice, papier, crayon
Si vous avez un PC ou tablette (de quoi ouvrir une page web) c’est sympa de l’apporter, il nous en faudrait 2 ou 3 pour le groupe (qui peut rester dans vos mains au moment du travail de groupe)
Pour les raisons que j’ai déjà expliquées dans cet article, je vends mon installation solaire électrique autonome 1620€ (hors réseau – réseau non compatible) idéale pour un besoin de 1kWh l’hiver, 4kWh l’été. A bien fonctionné pour ce besoin dans le 44 depuis 9 ans. Ce type d’installation, si elle a été bien menée (c’est le cas, je peux donner accès aux archives/données/graph qui peuvent le prouver : https://emoncms.mercereau.info/dashboard/view?id=1) peut vivre ~15 ans en l’état. C’est les batteries qui vont « mourir » le plus vite, c’est pour ça que je les brade. Le reste de l’installation vivra bien plus longtemps (panneaux solaires 25 ans sans trop de perte mais après ça marche encore par exemple).
Peut convenir pour un gros camion, tiny ou autre yourte…
J’ai toutes les courbes d’utilisation de l’installation, je peux prouver que les batteries sont quotidiennement déchargées seulement à ~92% de charge, l’hiver maintenues au dessus de 80 % de charge et passées max à 75 % ça a dû arriver 2, 3 fois mais c’est bien tout. Maintenues hors gel dans le local, ventilé l’été (entrée basse au Nord, sortie haute, à l’ombre derrière les panneaux.
Je fournis le local en bois isolé, le groupe électrogène inverter en option.
A récupérer du côté de Rouans (44). C’est volumineux il faut venir avec un petit camion ou un utilitaire avec remorque…
On fait le démontage ensemble comme ça vous voyez comment remonter et vous repartez avec, vous branchez et bonjour la fée électricité.
J’ai monté une formation sur le solaire autonome, j’ai créé un logiciel pour dimensionner son installation solaire, un logiciel de routage pour le surplus d’énergie solaire, j’ai été modérateur du forum photovoltaïque… L’installation a été bien menée et a été correctement dimensionnée. Je peux aussi fournir de l’aide (service) pour le reste du câblage (sur le tableau, régime neutre, dimensionner les câbles…)
Le détail du matériel :
🔋 1. Panneaux solaires
Type : SYSTOVI monocristallin 285W (38,64Voc / 9,18A)
Quantité : 4
Année d’achat : 2019
Prix neuf : 230 € / unité (920 € total)
Prix proposé : 150 € / unité (600 € total)
🔌 2. Régulateur Victron MPPT 100/30 BlueSolar
Quantité : 2
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 142 € / unité
Prix proposé : 80 € / unité (160 € total)
⚡ 3. Convertisseur Victron Phoenix 24/800
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 340 €
Prix proposé : 160 €
🔋 4. Chargeur Victron 16A 24V Blue Power IP22
Année d’achat : 2018
Prix neuf : 200 €
Prix proposé : 160 €
📟 5. Contrôleur batterie Victron BMV700
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 120 €
Prix proposé : 80 €
🔋 6. Batteries AGM 12V/220Ah à décharge lente
Quantité : 2
Année d’achat : 2016
Prix neuf : 558 € / unité (1116 € total)
Prix proposé : 150 € / unité (300 € total)
🔊 7. (Optionnel) Groupe électrogène Inverter
Signal pur sinus, silencieux, 15kg, autonomie 5h
Quantité : 1 (optionnel, non compté dans le prix actuel)
Année d’achat : 2018
Prix neuf : 550 €
Prix proposé : 410 € (si souhaité)
🧰 8. Accessoires
Fusibles, coupe-batterie, câbles, support panneaux
Année d’achat : 2016
Valeur estimée : 100 €
Prix proposé : 60 €
🏠 9. Local technique solaire
Isolé liège, toiture bac acier, plancher bois (1,2m x 1,2m)
Ma Paillourte n’était jusqu’à présent pas reliée au réseau électrique national (uniquement sur panneaux solaires + stockage = autonome). Mais c’est terminé ! Nous voilà maintenant raccordés ! Ceci pour plusieurs raisons :
L’installation solaire autonome a ~9 ans. Ce type d’installation a une durée de vie comprise entre 10 et 15 ans… (ici, les batteries type plomb en l’occurrence, tout le reste : panneaux solaires, régulateur… vit bien plus longtemps). Donc ça peut se finir bientôt, et c’est le noir… et ça ne sera jamais au bon moment (s’il y a un bon moment pour ne plus avoir d’électricité du tout ? Surtout quand on travaille à la maison… moi, comme mon amie – couturière – avons besoin d’un peu d’énergie pour travailler). Donc il faut soit renouveler le matériel avant que ça ne fatigue trop (mais bon, ça s’abîme à rien faire une batterie aussi – auto-décharge, altération avec les variations de températures…) ; soit le renouveler potentiellement dans l’urgence (jamais une bonne chose).
Cette installation solaire autonome avait plus de sens quand on était en yourte dans un champs, qu’on se projetait dans une vie semi-nomade et qu’il n’y avait potentiellement pas le réseau à proximité… Mais maintenant qu’on a la Paillourte, en dur, en lourd… on va pas la bouger de si tôt… et le poteau électrique (le réseau… le commun…) est juste devant chez nous. Jusqu’à présent, on avait l’installation donc on l’utilisait, mais là, ça se questionne.
Je ressens aussi un peu de fatigue et de lassitude par rapport au temps passé et à l’occupation de temps de cerveau que nécessite la gestion de l’énergie quotidienne (surtout dans les périodes hivernales). Cette dernière saison a été particulièrement difficile.
Jonathan Benabed (Tiny-house Livingston), David Mercereau (Agir Low-tech), François Boulland (urbaniste, FANCH), Hélène Le Coz (Ilot vivant) au festival d’Hameau Légers les Palourdes 2022 (première édition)
Aussi, je ne suis pas (plus ?) si sûr que ce soit le bon chemin, l’autonomie… Je crois qu’en vieillissant, je me suis radicalisé à gauche, vers le « commun ». Et le réseau fait partie de ces « communs » (service public tout ça… même s’il a du plomb dans l’aile…).
A ce propos, j’avais participé à une conférence au festival des Palourdes sur le thème de l’autonomie… au titre « l’autonomie est-elle toujours souhaitable ». J’avais grand peur d’être le seul à venir dire « non, ce n’est pas souhaitable », et en fait non. Chez tout les participants, il y avait un consensus, on était plutôt d’accord avec cette idée… Du coup, pourquoi ce n’est pas entendu ? Pourquoi les personnes qui souhaitent être autonomes (ici, électriquement) n’entendent pas ce retour d’expérience ? Dans « les personnes », je m’inclus moi il y a 10 ans…
Pour le coup, ce dont je suis sûr, c’est que ce n’est pas « la source » d’énergie qui compte le plus pour la transition, mais la consommation ! Si demain nous continuons a consommer autant d’électricité par habitant, mettre des panneaux solaires sur tous les toits ne va faire qu’empirer la situation de la raréfaction des ressources, et nous rapprocher toujours plus des limites planétaires…
Je ne trouve pas que ce soit porté dans le discours ambiant, probablement parce que ça ne profite pas au capitalisme… Alors que produire de l’énergie verte en te faisant acheter des panneaux solaires, ça c’est super pour l’alimenter. Et quand tu as produit ton énergie verte, tu es « perché », c’est bon, fin de chantier… Parce que baisser sa consommation (vraiment, pas juste débrancher la boxe la nuit – même s’il faut le faire), ça demande de revoir son confort en profondeur, se questionner, changer ses habitudes… et ça, c’est pas aussi facile que de faire un chèque.
Tout ceci étant dit, je ne regrette pas ce passage par l’autonomie électrique. Ces 9 ans en autonomie m’ont permis, c’est certain, d’atteindre un beau niveau de sobriété. On consomme en moyenne ~1kW/j en hiver – quand il y a peu de soleil ; et jusqu’à 4kWh/j en été de consommation pour 3 personnes dans le foyer. C’est ~4 à 16 fois moins que le français moyen. Je ne pense pas que j’aurais été capable de tenir ce niveau de sobriété, et surtout ne de pas « croître » en besoins durant toutes ces années. Oui, parce que l’installation autonome définit une quantité « finie » d’énergie produite par les panneaux, stockée dans les batteries. On ne peut pas consommer au-delà… Je n’ai donc pas pu croître en besoins, ou alors aménager ceux-ci, et utiliser l’énergie quand elle était là (quand il y avait du soleil).
Aussi, je pense qu’on a pris de « bonnes habitudes », qu’on a conçu la maison avec ce « warning » de l’énergie limitée en tête, et j’espère donc qu’on ne va pas faire exploser le compteur une fois raccordés :-p
L’expérience passée sur l’eau nous a démontré que ça pouvait être le cas. En effet , dans la yourte, nous n’avions pas l’eau courante, le robinet était à l’extérieur, devant la porte… volontairement, pour nous faire rationaliser notre comportement en eau (quand il faut porter son eau, on en utilise moins…). Si chaque français devait porter ses 70L d’eau pour sa douche (70kg), il en consommerait moins. On a vécu comme ça ~2 ans, et après on a eu (et on a toujours) un seul point d’eau « courante » pour la vaisselle, et la consommation d’eau n’a pas augmenté significativement.
« Et tes formations solaires alors » ? (je fais les dialogues). Dans mes formations solaires, je n’ai jamais poussé à l’autonomie électrique, même si c’était le sujet… Pour moi, c’était un moyen de parler des watts, de la consommation, de la sobriété, et souvent, les gens repartent avec ça plutôt qu’avec une vraie envie d’aller vers l’autonomie électrique (souvent incompatible avec le degré de confort souhaité).
Point sur la consommation
Actuellement, voici les années ou j’ai des statistiques sur des années pleines (j’ai retiré les années avec données partielles).
2022 avec chauffe eau « quand il fait beau »2017Un été… Semaine hivernal typique, un coup de beau temps au début plus rien…
Si on prend la moyenne, ça tourne autour de 1.6kWh/j ces dernières années, pour notre foyer de 3 personnes (donc ~550 kWh par personne et par an). ENGI nous informe que le français moyen consomme 2 223 kWh par personne et par an. C’est donc ~4 fois moins que le foyer moyen. Si on se réfère à un ménage ne chauffant pas à l’électricité et ayant un appartement de 60m2, on baisse à 1 351 kWh par personne et par an, on est encore en dessous…
L’avenir nous dira si on garde le cap, si de bonnes habitudes suffisent, ou si on se laisse glisser vers le confort, bourgeois que nous sommes 🙂
La norme
Et oui parce qu’autant hors réseau, personne ne vient contrôler l’installation, autant sur le réseau il faut faire passer le CONSUEL afin qu’il valide l’installation électrique avant de la connecter au réseau commun… Normal, si chacun fait sa sauce de son côté…
Du coup heureusement, j’avais fait l’électricité de la Paillourte, en ayant lu la norme pour le nombre de prise, les réseaux… Par contre pour le tableau électrique j’avais fais de la récup’ en me disant bien que si jamais on se raccordait il y aurait ça a faire… Donc il a fallu faire une réfection du tableau. C’est chose faite, le CONSUEL est passé, du premier coup !
Mise en ligne de cette petite atelier vidéo pour comprendre et dimensionner un poêle de masse. Cette formation est libre, n’hésitez pas à proposer des axes d’amélioration
Le 28 Mars 2026 venez participer à un atelier pour comprendre et dimensionner un poêle de masse à prix libre, à la Paillourte (44)
Avertissement : C’est une première version… Avec (certainement) ces faiblesses. Si vous en voyez des grosses n’hésitez pas à me le signaler pour correction sur la prochaine 😉 Merci
J’ai passé 38h pour concevoir cette formation. Ce travail est libre de droit et accessible gratuitement, malgré ça, si vous pensez que ça vaux le coup, merci de le soutenir/faire un don.
Si vous prenez le temps de regarder la vidéo en entier, je suis preneur de retour… j’ai pas tout (re) regardé… je suis passé vite après montage…
Les documents nécessaires pour suivre la formation :
Si vous avez des compétences techniques à mettre à disposition (par exemple pour améliorer le son de cette vidéo) n’hésitez pas à le faire savoir. Je peux mettre tous les rush à disposition !
Cet atelier est passé mais pour le moment aucune autres n’est planifier en présentiel à ce jour. Mais si vous souhaitez être informé des dates futurs laissez votre e-mail :
Je vous propose une petite journée d’initiation/ au poêle de masse. Vous repartirez avec les clés pour mieux comprendre et faire le bon choix pour votre contexte. Cette journée est organisée chez moi, à la paillourte dans le 44, au chaud prêt de mon poêle de masse (en espérant qu’il fasse suffisamment froid pour qu’on l’allume 😉 .
Bien sûr il y sera question du MiniMasse : est-ce qu’il sera adapté à votre projet… Mais pas que, si ce n’est pas le cas, nous discuterons les autres possibilités qui s’offre à vous.
Le savoir partagé :
Compréhension des éléments de base du « confort thermique »
Comment fonctionne un poêle de masse ? (on ouvrira le capot du mien)
La capacité à déterminer un besoin de chauffage sur un habitat donné (en fonction de sa composition de mur, volume, situation géographique…)
Sur ce point si vous avez un projet personnel, nous travaillerons dessus, lisez ce document afin de venir avec toutes les informations nécessaires.
La capacité à déterminer quelle serait la consommation de cet habitat
Est-ce qu’un poêle de masse est adapté à mon habitat
Quelle options s’offre à moi (auto-construction, kit, artisan…)
Et plein de petits points comme la production d’eau chaude, la cuisson (four blanc/noir…) mini atelier pratique de maçonnerie de briques réfractaires
Le coût, la rentabilité ;
Une vidéo « replay » de la formation sera mis à disposition ;
En transport en commun : Vous pouvez venir jusqu’en Train sur Nantes, il y a un Car (ligne 301 aleop) qui part de la gare SNCF de Nantes pour venir jusqu’à Rouans.
Pour les repas je propose auberge espagnol/repas partagé. Chacun apporte un petit truc à manger, on pose sur la table et on partage.
Apportez calculatrice, papier, crayon
Si vous avez un PC ou tablette (de quoi ouvrir une page web) c’est sympa de l’apporter, il nous en faudrait 2 ou 3 pour le groupe (qui peut rester dans vos mains au moment du travail de groupe)
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