L’Association Française du Poêle Maçonné Artisanal (AFPMA), dont je suis sympathisant, organise pour la première année la journée nationale du poêle de masse. Le 14 mars 2026, partout en France vous pourrez retrouver. des artisans & utilisateurs passionnés qui ouvre leur portes, leur atelier pour partager un moment chaleureux autour d’un poêle de masse. Au programme : flambée, café, discussions, voir même cuisine… Derrière chaque porte le programme sera différent.
Venez voir, sentir, toucher, expérimenter ce mode de chauffage écologique, confortable et efficace.
Il y aura un évènement chez moi, à la Paillourte, à Rouans (44), c’est gratuit, le 14 mars 2026 de 16h à 17h30 (sur inscription). Je vous propose un café (ou autre boisson chaude) autour de mon poêle de masse afin que vous puissiez goûter à sa douce chaleur…
Le poêle de masse qui nous réchauffera est le MiniMasse, c’est un petit poêle de masse open source fait pour les petits habitats. Il me permet de : chauffer ~50m2, faire la cuisine (four + plaque), chauffer mes 20L de ballon d’eau chaude. Je consomme ~0,7 stères de bois par hiver. Pour le reste, on en parle de vive voix !
Venez poser toute vos questions et ressentir la chaleur par rayonnement. On allumera (bien sûr) un feu…
Le poêlito (poêle de semi masse, semi démontable…)
Pour vos questions poêles de masse : un forum dédié aux poêles de masse open source existe ! Venez discuter du MiniMasse, du poêlito et compagnie… forum.poeledemasse.org
Un tout petit bruit, très sourd, très fin. Un tac-tac discret, qu’on pourrait confondre avec le pivert mais en moins sonore… sauf que non : ce bruit-là, dans une charpente, c’est celui d’un insecte xylophage — ici de la vrillette, connue pour ses coups de tête répétés dans le bois.
Les premiers signes visibles : des trous
En inspectant la charpente, on a commencé à voir des signes concrets :
Des petits trous dans le bois
Il peut y avoir aussi de la sciure/ vermoulure (fine poussière de bois) au sol. Chez nous, ce n’est pas visible car c’est dans l’espace de vie : au sol, le peu qui tombe a du se faire éparpiller, balayer…
et ce bruit nocturne, audible surtout quand tout est silencieux. Mais pas continuellement, uniquement pendant la période de reproduction…
On a fait confirmer le diagnostic par des professionnels (après un pré-diagnostic de notre côté, en comparant avec des contenus sur les insectes xylophages) : c’est bien des vrillettes.
Comment elles sont arrivées là ?
Il y a plusieurs vecteurs possibles, et dans notre cas, le plus probable est le suivant :
1) Une perche déjà “habitée” en provenance de la forêt
On a surtout une perche de charpente nettement plus attaquée que le reste, et quelques trous dans 2 autres perches mais très peu. Ça peut laisser suggérer que cette pièce de bois est arrivée avec ses habitants, qui ont ensuite pu essaimer.
2) Le bois de chauffage
Autre possibilité : le bois de chauffage peut transporter des insectes xylophages. J’en ai déjà vu/entendu dans des bûches. Mais vu la concentration sur une perche précise, je pense plutôt à une pièce de bois déjà infestée dès l’origine.
Contexte : une charpente non traitée, volontairement
Le choix initial, c’était du bois de la forêt à côté, posé le plus brute possible (moins de transformation) du coup pas de traitement… On voulait une maison “écolo”, et je ne voulais pas mettre de produits biocides dans la maison. On a pourtant utilisé des essences réputées plutôt intéressantes :
Châtaignier pour la charpente réciproque (un bois qui contient très peu d’aubier – la partie tendre qui est préférée par ces insectes) ;
Douglas (volige), non traité également. Acheté brut de sciage dans une scierie.
Plus j’en parle autour de moi, plus je me rends compte que je ne suis pas seul… dans des rénovations, c’est très fréquent. Dans les communes alentours, il y a aussi présence de termites, mais j’espère ne pas avoir à rédiger un article à leur sujet.
Une vrillette, c’est quoi exactement ?
L’auteur n’a pas pu être identifié automatiquement. Il est supposé qu’il s’agit de : KaiMartinCC BY-SA 3.0, Lien
Une vrillette est un insecte xylophage : il pond dans le bois, puis ce sont surtout les larves (pas les adultes) qui creusent des galeries pendant longtemps.
Points importants (et souvent contre-intuitifs) :
Les trous visibles sont souvent des trous d’envol des insectes adultes.
Ne pas voir de trous ne prouve pas qu’il n’y a rien : ça peut simplement vouloir dire que les larves sont encore “dedans”, pas encore sorties.
Le stade larvaire peut durer plusieurs années : on trouve couramment des ordres de grandeur entre 1 et 10 ans selon l’espèce et les conditions (température/humidité).
Le bruit “horloge de la mort” est associé à la vrillette. Lors de la reproduction, l’insecte donne des coups de tête pour attirer son partenaire.
Gravité : pas critique… mais pas “rien”
On a fait venir quatre experts. On a eu quatre avis différents sur les détails (essences, priorité de traitement, etc.), mais ils étaient unanimes sur un point : ce n’était pas une situation critique.
Le bois est encore dur :
on ne peut pas enfoncer un tournevis dans un trou, ni “arracher” du bois ;
ce n’est pas du bois devenu “mou” ou réduit en poudre.
La charpente est encore en bon état globalMais à se pencher sur quelques perches…(Ce sont les « pires endroits »)
Bref : on l’a pris à temps ! En l’état, au vu des sections de bois, les professionnels nous ont dit que le risque structurel serait à considérer d’ici ~50 ans.
Pour l’instant, c’est surtout le châtaignier qui est contaminé, avec une perche nettement plus touchée + deux petits bouts ailleurs. Le Douglas n’a pas de trace visible (ce qui ne veut pas dire que les larves ne sont pas déjà dedans). Certain expert nous ont dit « étrange c’est rare le châtaigner avec des vrillettes », d’autres ont dit « ha le douglas là il va vite être contaminé », le suivant « ça n’ira pas dans le douglas » l’autre : « probablement que le lait de chaux sur votre douglas a ralenti le passage ».. Bref les cloches ne sonnent pas à l’unissons…
Décision : traiter… mais pas forcément tout
Décision est prise d’agir. Même si la maison ne risque de tomber que dans 50 ans, j’aimerais qu’elle tienne plus longtemps… On va donc traiter la partie paillourte ronde (là où on a des signes). L’extension, pour l’instant, n’est pas attaquée (neuve en même temps), donc on surveille… On ne traite que le châtaignier. La partie douglas n’est pas traitée “pour l’instant” : ce serait plus lourd (notamment parce qu’il faudrait retirer les finitions/peintures pour le traitement), et en plus elle n’est pas attaquée à ce stade → donc surveillance.
Aussi, ça me parait primordial que la charpente en châtaigner tienne longtemps. Si les voliges sont mangées, au pire, on a un morceau de botte de paille (qui isole la toiture) qui tombe, mais pas toute la toiture…
Le traitement choisi : un traitement “au gel”
Le traitement prévu est un traitement à base de gel appliqué sur les perches de châtaignier.
D’après ce qu’on nous a expliqué :
le gel pénètre sur les premiers centimètres du bois
l’application se fait au pinceau (selon produit et méthode)
on prendra des précautions : ne pas rester dans la pièce, aérer, etc.
Le traitement est prévu au printemps, et on va s’organiser pour ne pas être sur place pendant environ une semaine, le temps que tout soit fait et que ça ventile correctement.
Oui, c’est un produit biocide (insecticide / fongicide). Le but est simple : tuer les petites bêtes.
Les alternatives envisagées (et pourquoi on n’a pas retenu)
On a regardé des solutions plus “écolo” à appliquer, mais on n’a pas trouvé de solution qui nous paraisse apporter des garanties sérieuses (retour d’expérience, efficacité, cadre pro).
On a notamment envisagé le traitement thermique : chauffer le bois à cœur à une température létale (autour de 55°C, selon les méthodes) permet de tuer les insectes.
Mais on a retenu un point important : c’est surtout curatif, pas réellement préventif. Et sur une charpente en place, c’est en plus complexe à mettre en œuvre.
Du coup : dans notre situation, on préfère un traitement qui stoppe l’activité et limite le risque d’y revenir dans quelques années…
Le dilemme écolo (et la question qui fâche)
Il reste une question de fond : est-ce qu’il vaut mieux une charpente traitée qui dure plus longtemps, ou une charpente non traitée qu’il faudra reprendre/renouveler plus souvent (avec l’impact écologique de refaire, reconstruire, remplacer) ?
On n’a pas une réponse parfaite. Mais on a fait un choix pragmatique : traiter maintenant, tant que ce n’est pas critique.
Je vous propose une petite journée d’initiation/ au poêle de masse. Vous repartirez avec les clés pour mieux comprendre et faire le bon choix pour votre contexte. Cette journée est organisée chez moi, à la paillourte dans le 44, au chaud prêt de mon poêle de masse (en espérant qu’il fasse suffisamment froid pour qu’on l’allume 😉 .
Bien sûr il y sera question du MiniMasse : est-ce qu’il sera adapté à votre projet… Mais pas que, si ce n’est pas le cas, nous discuterons les autres possibilités qui s’offre à vous.
Le savoir partagé :
Compréhension des éléments de base du « confort thermique »
Comment fonctionne un poêle de masse ? (on ouvrira le capot du mien)
La capacité à déterminer un besoin de chauffage sur un habitat donné (en fonction de sa composition de mur, volume, situation géographique…)
Sur ce point si vous avez un projet personnel, nous travaillerons dessus, lisez ce document afin de venir avec toutes les informations nécessaires.
La capacité à déterminer quelle serait la consommation de cet habitat
Est-ce qu’un poêle de masse est adapté à mon habitat
Quelle options s’offre à moi (auto-construction, kit, artisan…)
Et plein de petits points comme la production d’eau chaude, la cuisson (four blanc/noir…) mini atelier pratique de maçonnerie de briques réfractaires
Le coût, la rentabilité ;
Une vidéo « replay » de la formation sera mis à disposition ;
En transport en commun : Vous pouvez venir jusqu’en Train sur Nantes, il y a un Car (ligne 301 aleop) qui part de la gare SNCF de Nantes pour venir jusqu’à Rouans.
Pour les repas je propose auberge espagnol/repas partagé. Chacun apporte un petit truc à manger, on pose sur la table et on partage.
Apportez calculatrice, papier, crayon
Si vous avez un PC ou tablette (de quoi ouvrir une page web) c’est sympa de l’apporter, il nous en faudrait 2 ou 3 pour le groupe (qui peut rester dans vos mains au moment du travail de groupe)
Mise en ligne de cette petite atelier vidéo pour comprendre et dimensionner un poêle de masse. Cette formation est libre, n’hésitez pas à proposer des axes d’amélioration
Le 28 Mars 2026 venez participer à un atelier pour comprendre et dimensionner un poêle de masse à prix libre, à la Paillourte (44)
Avertissement : C’est une première version… Avec (certainement) ces faiblesses. Si vous en voyez des grosses n’hésitez pas à me le signaler pour correction sur la prochaine 😉 Merci
J’ai passé 38h pour concevoir cette formation. Ce travail est libre de droit et accessible gratuitement, malgré ça, si vous pensez que ça vaux le coup, merci de le soutenir/faire un don.
Clique ici pour afficher le contenu en provenance de YouTube. Learn more in YouTube’s privacy policy.
Si vous prenez le temps de regarder la vidéo en entier, je suis preneur de retour… j’ai pas tout (re) regardé… je suis passé vite après montage…
Les documents nécessaires pour suivre la formation :
Si vous avez des compétences techniques à mettre à disposition (par exemple pour améliorer le son de cette vidéo) n’hésitez pas à le faire savoir. Je peux mettre tous les rush à disposition !
Cet atelier est passé mais pour le moment aucune autres n’est planifier en présentiel à ce jour. Mais si vous souhaitez être informé des dates futurs laissez votre e-mail :
Je vous propose une petite journée d’initiation/ au poêle de masse. Vous repartirez avec les clés pour mieux comprendre et faire le bon choix pour votre contexte. Cette journée est organisée chez moi, à la paillourte dans le 44, au chaud prêt de mon poêle de masse (en espérant qu’il fasse suffisamment froid pour qu’on l’allume 😉 .
Bien sûr il y sera question du MiniMasse : est-ce qu’il sera adapté à votre projet… Mais pas que, si ce n’est pas le cas, nous discuterons les autres possibilités qui s’offre à vous.
Le savoir partagé :
Compréhension des éléments de base du « confort thermique »
Comment fonctionne un poêle de masse ? (on ouvrira le capot du mien)
La capacité à déterminer un besoin de chauffage sur un habitat donné (en fonction de sa composition de mur, volume, situation géographique…)
Sur ce point si vous avez un projet personnel, nous travaillerons dessus, lisez ce document afin de venir avec toutes les informations nécessaires.
La capacité à déterminer quelle serait la consommation de cet habitat
Est-ce qu’un poêle de masse est adapté à mon habitat
Quelle options s’offre à moi (auto-construction, kit, artisan…)
Et plein de petits points comme la production d’eau chaude, la cuisson (four blanc/noir…) mini atelier pratique de maçonnerie de briques réfractaires
Le coût, la rentabilité ;
Une vidéo « replay » de la formation sera mis à disposition ;
En transport en commun : Vous pouvez venir jusqu’en Train sur Nantes, il y a un Car (ligne 301 aleop) qui part de la gare SNCF de Nantes pour venir jusqu’à Rouans.
Pour les repas je propose auberge espagnol/repas partagé. Chacun apporte un petit truc à manger, on pose sur la table et on partage.
Apportez calculatrice, papier, crayon
Si vous avez un PC ou tablette (de quoi ouvrir une page web) c’est sympa de l’apporter, il nous en faudrait 2 ou 3 pour le groupe (qui peut rester dans vos mains au moment du travail de groupe)
L’extension est en « poteau poutre ». Cette technique de construction paille limite l’usage du bois par rapport à une maison ossature bois et remplissage paille (même si ça stocke du carbone, moins on en coupe, mieux c’est à mon sens). L’idée, c’est de faire un « préau » (4 poteaux, un toit), ce qui permet de mettre la paille « au sec ». Ensuite, on bâtit le mur devant ou derrière cette ossature. C’est plus sécurisant je trouve comme chantier (moins de stress, de dépendance à la météo). Mais c’est plus cher que de la paille porteuse (plus de bois) et peut-être plus impactant.
Pour ma part, j’ai un débord de toit et je prolonge avec une pergola au Sud (pour se protéger de la surchauffe estivale). J’ai donc 4 poteaux à l’intérieur des murs et 4 poteaux à l’extérieur pour récupérer la portée du toit.
Je suis en limite de propriété, et ma limite n’est pas « droite », ce qui explique que le bâtiment soit biscornu. J’ai dû faire une « noue » pour récupérer les eaux de toiture qui ne doivent (légalement) pas couler chez mon voisin.
Découpe de la toiture sur la Paillourte
Une partie bien stressante alors que, finalement, ça c’est « bien mis » 🙂 Et oui, parce que faire se marier une charpente réciproque (ronde) avec un rectangle, c’était pas évident. J’aurais pu prolonger le toit végétalisé, mais ça m’aurait fait arriver vraiment bas de plafond. Et par chez moi, c’est les marais, donc c’est pas mal d’avoir « les pieds au sec », donc de relever les maisons…
Donc j’ai « coupé le toit de la paillourte » au droit. Bon après, sur une charpente réciproque (pas droite) avec du bois rond, c’était pas simple de se projeter. J’ai mis un laser sous le toit où je voulais couper, tracé sur le laser, mis un cordeau et zou…
Modélisation coupe toiture vue dessus
J’ai retiré les végétaux de la partie de la toiture qui allait être supprimée ;
Relevé l’EPDM ;
Taillé les bottes de paille du toit qui dépassaient un peu du mur (et qui allaient se retrouver sur le trait de coupe 😐 ) ;
Ajouté des renforts verticaux sous certaines voliges qui allaient se trouver dans le vide (sans support de part et d’autre) après la coupe ;
Retiré proprement les voliges entières qui n’allaient plus être nécessaires ;
Coupé au trait les autres voliges ;
Et enfin tronçonné les morceaux de charpente réciproque qui dépassaient du trait 🙂
Le couvert végétalisé avait bien pris dans le tas de tuiles drainantesLa gouttière mise à nue Toutes les petites racines sous le géotextile…. cool !La partie du toit qui va être coupée est vidéeTracer la découpe au laser (au droit du mur)On met à nue les voligesLe découpage des 2 petites bouts de bottes qui tombent sur la coupeA la (vieille) scie égoïneAjout de renforts pour porter les voliges quand les perches seront coupéesLes renforts…On comprend mieux ici les renforts qui sont placés juste avant la coupeDémontage des voligesIl ne reste plus que les perchesEt les perches sont coupéesUne paillourte ronde, sans débord de toit d’un côté… c’est tout droit…
A noter que j’ai pas mal tergiversé sur ce point mais aucune solution n’était parfaite :
Prolonger la toiture végétalisée : comme dit plus haut, nous faisait arriver bien bas de plafond au bout de l’extension. Chez nous c’est les marais, on surélève les maisons plutôt qu’on les enterre…
Faire 4 murs + un tunnel / sas : ça fait construire 4 murs donc thermiquement c’est beaucoup moins bien. Là avec 3 murs collés à un espace chauffé, on espère ne pas avoir à chauffer cet espace supplémentaire.
Préalablement, je m’étais assuré qu’en coupant, je n’aurais pas de point bas sur une perche qui aurait créé une stagnation de l’eau pluviale entre la paillourte et l’extension. Mais la vie est bien faite : quand on tronque un cône verticalement, les points bas se trouvent de part et d’autre de la section. L’eau s’écoulera donc naturellement de part et d’autre de la coupe…
Ossature principale
Au départ, j’avais la volonté de faire beaucoup de bois rond… Parce que plus soutenable (j’en ai parlé ici), mais pfff, c’est long le bois rond… J’ai donc fait un compromis et j’ai mis du rond ou c’était « facile » au niveau des assemblages et des contraintes… et du bois scié aux autres endroits :-).
Économiquement, un poteau 150×150 en Douglas de 3m, c’est autour de 60€. A section égale (et à meilleure résistance mécanique), en rond, c’est 10 fois moins cher… 6€…
Pour faire simple, le bois rond a été utilisé :
Sur les 4 poteaux extérieurs (+ jambes de force) : Diamètre ~150mm
Au plafond, pour soutenir la paille (parce que c’est joli et ça va être facile à tailler : Diamètre 100mm
Donc après avoir été chercher mes perches de châtaigner en forêt, me voici de retour à la plane pour les écorcer (c’est un petit plaisir quand le bois est bien vert, ça part tout seul).
Le retour du petit taillis de châtaignerça plane pour moi !!! 🙂Les perches écorcées
Pour le bois scié, j’ai opté pour du Douglas acheté dans une petite scierie qui ne pratique pas de coupe rase. Mais par chez moi, le Douglas ça pousse pas… Donc il y a eu un impact sur le transport… (éternel dilemme entre impact biodiversité VS carbone). Ceci étant, j’ai mutualisé la commande avec mon voisin pour diminuer l’impact de ce transport.
Je suis parti sur 3 sections principales :
200×50 : pour toutes la partie périphérique/porteuse
150×50 : quand il y a de la longueur et/ou du poids à porter
100×50 : pour tout le reste (ossature de menuiserie, lisses…)
Coupe vue Sud (grande fenêtre)Avec la paillourteDes modélisations1er pan assemblé au sol. Bois présenté pour tracer les mi-boisC’est parti pour des traits de scie circulaire et du ciseau à bois… Mi-bois pour les jambes de force1er pan terminé2ème pan (son jumeau inversé) est tracé par dessus1er pan levé et présenté devant la coupe du toit… ça biche 🙂 (ouf)2ème pan levé et assemblé de façon temporaire avec des croix
Quand les 4 premiers poteaux (intérieurs) on été mis, on a continué avec les poteaux extérieurs (pour tenir le débord de toit – la pergola, le cellier…) et finir « le gros ».
Pour le bois rond, c’est un assemblage par embrèvement avec tige filetée qui a été mis en œuvre (à la façon atelier paysan) avec des mi-bois pour le reste. Tous les assemblages de l’ossature principale ont été fait en mi-bois. C’est simple à réaliser et solide quand on dispose de la technologie qu’est la vis 🙂
Pour le bois rond, je me suis fais aidé par un camarade compagnon charpentier pendant 1/2 journée, qui m’a montré comment être efficace. Parce que sur du rond, c’est tout une histoire… tracer les axes, faire confiance à son œil et surtout savoir tracer (le coup de crayon du charpentier), se projeter… Pas simple sans expérience. C’est difficile de passer moins de 2h sur un assemblage pour moi.
Côté femelle de l’embrèvementPremière jambe de force faiteAssemblage par embrèvement La partie cellier se dessine avec les 2 poteaux ronds Et la partie pergola
A partir de ce moment-là, on a pu commencer la couverture, pour se mettre au sec. On a commencé par placer des feuilles d’OSB 12mm. Il n’y a pas de traverse intermédiaire. La chambre en intérieur (entre les poteaux) fait ~2m75 x ~3m70. J’ai donc mis les feuilles d’OSB (de 2m80) d’un seul tenant dans la longueur. C’est « osé », ça porte sur rien, enfin au début… L’idée c’est que celles-ci soit vissées par le dessous aux chevrons de la toiture (60x80mm). J’ai fait ça pour gagner l’épaisseur d’une traverse, pour pas faire « monter » l’extension plus haut que la maison principale. Et une fois que tout a été mis – OSB vissé par le dessous sur les chevrons de 80×60, eux-même vissés dans des contres chevrons de section identique, c’est plus que costaud. Bon, les chevrons sont un peu surdimensionnés, c’est vrai.
Pour la toiture, j’ai un petit problème de potentielle condensation entre l’OSB et la paille quand il fait moins de 1°C (ce qui est extrêmement rare chez moi), par rapport au fait que l’OSB n’est pas très perméable à la vapeur d’eau. Vu que ces températures sont anecdotiques chez moi, j’ai percé l’OSB de pas mal de petits trous, afin de faciliter le séchage (grâce à la lame d’air juste au-dessus). L’avenir nous dira si j’ai bien fait ou non. Des solutions pour nous éviter ce risque auraient été de :
« fermer/freiner » à la vapeur sous la paille, mais on a bien envie de faire un plafond en enduit terre ;
Ne pas utiliser d’OSB au dessus de la paille. J’ai envisagé des feuillards tendus pour faire le contreventement, mais la tenu de l’écran sous toiture et des chevrons aurait été moins évidente…
Bref, ensuite, c’est plutôt classique dans les « couches » : écran sous toiture perspirant (très ouvert à la vapeur d’eau), chevrons, contre chevrons, bac acier…
J’ai fait le choix d’une toiture froide, avec ventilation sur la faîtière pour gagner en confort d’été. La couleur du bac acier a été un grand débat. Autant esthétique que pratique. Une couleur foncée chauffe plus mais (devrait) augmenter le tirage naturel de la lame d’air ; mais une couleur claire diminue la chaleur captée par la toiture… Le mieux selon cette idée serait d’avoir le dernier rang (vers la faîtière) en foncé, le reste de couleur claire… ça part en Zèbre, c’est pas foufou et sans certitude de fonctionnement. Je ne sais pas vraiment quel serait la meilleure solution pour le confort d’été, pour éviter la surchauffe, si quelqu’un a déjà fait des tests chiffrés… je suis preneur.
Pose de l’écran sous toitureChevron, contre chevronLe bac acierLa faîtière ventilée et un grillage pour éviter les nids d’oiseauxLa noue pour récupérer les eaux en limite de propriétéModélisation de la noue sans couvertureModélisation de la noue avec couvertureLe haut de la pente
Je détaille pas la partie couverture… C’est classique et déjà bien documenté.
Raccord toiture
C’est (aussi) un point chaud de cette extension. Après le découpage de la toiture de la paillourte, il faut raccorder le bac acier de la nouvelle toiture à l’ancienne toiture.
Il y avait aussi un petit triangle à ajouter. Forcément, quand on raccorde un rond avec un rectangle, même si on a taillé un peu dans le rond, il est pas impossible qu’il reste des petits triangles de vide par-ci par-là. En ayant rabattu / coupé la toiture (partie ronde) j’ai minimisé ce phénomène. Malgré ça, j’avais un petit triangle de moins d’un mètre carré à rajouter dans le débord de toit (comme ça, si je me plante dans l’étanchéité, c’est moins grave).
J’ai donc rajouté quelques voliges (récupérées de la découpe du toit), que j’ai solidarisé avec l’extension, et uniquement posé sur les voliges existantes. De cette façon les deux bâtiments restent indépendants : si ça doit bouger, ça peut bouger.
Nous avons fait des chaussons (chutes d’écran sous toiture cousues) de liège en vrac pour isoler entre l’extension et la toiture isolée en paille existante de la Paillourte. En effet il fallait moins d’épaisseur à cet endroit pour pouvoir poser une rive sur le bac acier. Le liège étant un bon isolant rapporté à son épaisseur, et incompressible (pour accueillir un peu de toiture végétalisée), c’était tout indiqué. Il n’est pas impossible qu’on rajoute un peu d’isolant par le dessous à cet endroit pour avoir un R équivalent à la paille.
Il fallait bien tenir compte des descentes d’eaux pluviales pour que l’eau ruisselle toujours vers le bas. Entre l’ancienne toiture et la nouvelle, nous avons ménagé une dizaine de centimètres pour faire un chéneau, et nous y avons glissé un drain agricole pour faciliter l’écoulement des eaux
Test de « triangleça parait pas malVue du dessous ça donne çaAvec l’acrotèreLe chausson de liège en vrac
Ensuite nous sommes venus faire de la vulcanisation d’EPDM (coller un nouveau morceau d’EPDM sur l’ancien) pour prolonger l’existant. Cette EPDM est coincé sous la planche de rive de l’extension qui est elle-même vissée sur l’ossature. Cette planche est ensuite recouverte d’une rive en acier pour terminer l’étanchéité. On en a profité pour coincer le géotextile tissé. Je ne sais pas si c’était une bonne idée, il y a peut-être un risque que celui-ci fasse remonter de l’eau par capillarité sur la rive et qu’elle soit souvent mouillée. Mais il limite probablement le risque de condensation bien présent avec l’EPDM, si celui-ci n’est pas collé (ce qui est notre cas – parce que j’aime pas trop les trucs non démontables / visitables). Coller l’EPDM sur du bois, c’est en réalité la bonne pratique.
EPDM + géotextile coincés sous la planche de rive
Ossature secondaire
Pour l’ossature secondaire (qui tient fenêtres et portes), rien de bien innovant. C’est plutôt à la mode MOB. Je n’ai pas fait d’ossature secondaire complète pour la grande fenêtre afin d’ouvrir l’angle d’entrée de la lumière (avec l’enduit terre).
Grande fenêtre (2ème ossature incomplète pour faire entrer la lumière)Porte qui mène dans le cellierPorte qui donne vers l’extérieur
Lisse basse
Les lisses sont en 100×50, un morceau sur l’extérieur du sous-bassement et un à l’extérieur. Le centre sera rempli de liège en vrac. La lisse a été solidarisée avec le sous-bassement par des tiges filetées scellées dans la brique (dans les jonctions des briques car il y a plus de matière), tous les 60cm en quinconce. Une bande d’EPDM pour éviter les remontées capillaires a été posée entre le bois et la brique. Dans l’idée, ici, ce n’était pas nécessaire, car nous sommes sur du cailloux drainant : à priori, l’eau ne va pas remonter tout ça. Mais comme tout bon auto-constructeur plein de peurs… ne pas mettre cet EPDM aurait peut-être été un regret, et c’est pas pour ce que ça représente dans le coût de la construction. D’autant qu’on commandait déjà un peu d’EPDM pour faire le raccord entre les 2 couvertures… D’ailleurs, pas simple de trouver des bandes d’arase de 37cm (largeur de la brique), la découpe d’une bâche EPDM était plus simple. Entre le bois et la brique (côté extérieur de la lisse seulement), j’ai mis une petite compribande pour limiter le défaut d’étanchéité à l’air.
l’EPDM (bande d’arase)En place avec les tiges filetées Les chapelles pour accueillir l’écrou + rondelle bien largeLa lisse basse en place
Plafond
Pour le plafond, j’ai posé une muralière en bois sur l’ossature principale, et on est venu entailler des troncs de châtaigniers. Ceux-ci sont de taille raisonnable (autour de 10 cm) car ils ne supporteront que les bottes qui isolent la toiture et un peu d’enduit. Ils ont un entraxe de 50 cm environ. Mes bottes faisant 120 cm de long (oui, ce sont des grandes bottes, nous en parlerons plus tard), celles-ci reposeront à minima sur deux perches à chaque fois.
Les perches de châtaigner ont été positionnées face la plus plate/droite vers le haut (pour supporter les bottes) afin de maximiser la hauteur sous plafond et de minimiser le vide entre les bottes et l’OSB. J’ai ménagé 36.5cm de haut en prévision des bottes de paille qui font normalement ~35cm. Ces 36.5cm ont été ménagés de part et d’autre de la perche. Ensuite, avec une pige, je suis venu à mettre un coup de rabot aux endroits qui dépassaient de cette pige.
Il aurait été plus commode de mettre les bottes de paille avant de mettre la toiture, pour les glisser par-dessus et pas par en-dessous. Mais je n’avais pas encore les bottes et j’aurais été exposé aux intempéries (ce qui n’est pas très sécurisant, qui me fait passer de mauvaises nuits…). Les perches de châtaigner ne sont pour le moment pas fixées : on peut les faire glisser le long de la muralière, et nous allons pouvoir glisser les bottes de paille.
Rabot et pige pour garantir les 36.5cm de haut
Timelaps
https://vimeo.com/929343092
Gros gros merci à mon papa, qui m’a beaucoup aidé sur ces étapes !!!
Murs en adobes (briques de terre « crue » et paille, non compressées)
…
On va ouvrir quelques étapes en mode chantiers participatifs. Pas tant parce qu’on a besoin de bras (ça va être un petit chantier) que parce que c’est chouette de partager, rencontrer, transmettre… ça va être un chantier à la cool, au fil de l’eau, et en petit comité.
Planning
A la louche américaine, pour l’instant (en fonction de la météo, des approvisionnements en matériaux, ça risque de bouger) :
Venez sur toute la période d’un chantier (souvent 2 jours…) ça nous nous de moins radoter, de créer une petite cohésion de groupe, de mieux se connaître…
Pour être tenu au courant des changements de dates :
On limite l’accueil à ~3-4 participants max (sauf pour les enduits) pour que ça soit agréable pour tous.
On est à Rouans (44640) – entre Nantes et la mer – si vous venez en transport en commun, on peut venir vous chercher à :
Bus Alleop : ligne 301 Paimboeuf – Saint Père en Retz – Nantes, arrêt Chaussée le Retz
Bus TAN « Véloparcs le Pellerin » ligne 78 ou E8 depuis Nantes
Détails pratiques
Une petite boisson chaude avec des plantes dedans/café sera servie vers 8h30. Il sera apprécié que vous arriviez maximum à 8h45 pour qu’on commence tous ensemble par un petit tour de bonjour, etc…
Pour le repas du midi, on vous propose de manger ensemble. Nous l’assurons mais si l’envie vous prend de nous faire goûter votre recette préférée, vos super légumes du jardin, etc., toute participation volontaire est la bienvenue. Le repas sera bio & végétarien.
Le chantier est sans alcool en journée.
Le repas du soir n’est pas assuré par nos soins mais on peut aussi cuisiner ensemble avec ce que chacun apporte… C’est une proposition, c’est ouvert…
Douche bassine dans notre paillourte ou en extérieur (apporter vos gants de toilette, serviette…). Toilettes sèches (sans eau potable) dans la cacabane. Il y a de quoi poser la tente, garer un camion…
Enfin, prévoyez une tenue adaptée à la météo et au travail de la terre…
On fait des « bonnes journées » parce que je suis plutôt sprinteur et pas fou de l’endurance (surtout pour un chantier…) on s’arrête généralement vers ~17h30. Si vous avez des impératifs, merci de nous le signaler.
Pour les photos :
Une timelaps tourne en permanence (c.f. ci-après). En venant sur le chantier vous acceptez d’être pris en photo par elle (photo prise de loin, défilement rapide…)
Certaines photos « techniques » pour illustrer ce blog seront prises, mais je tâche de ne pas faire apparaître de visage.
Les autres photos éventuelles qui seraient prises (en gros plans, avec des visages) ne seront pas diffusées (conservées pour notre bon souvenir de vous), mais vous pouvez refuser d’y être.
Timelaps
Une timelaps prise au fil de l’eau (dernière mise à jour dans le titre…)
Petit mot sur la réalisation de la timelaps : Réalisé avec une GoPro 7 d’occasion, chaque jour est archivé avec la date (2024-01-01 + un titre qui va ensuite apparaître en sous titre de la vidéo. Voici le script bash qui génère la vidéo :
#!/bin/bash
# On liste les répertoire commenaçant par 20*
for rep in ./20*; do
echo "$rep"
cd "$rep"
# On génère le fichier text.txt avec le sous titre si celui-ci n'existe pas déjà
if ! [ -f 'text.txt' ] ; then
result=${PWD##*/}
echo -n $result | awk '{a[++n]=$0}END{for(i=1;i<n;i++)print a[i]; printf a[i]}' > text.txt
fi
cat text.txt | awk '{a[++n]=$0}END{for(i=1;i<n;i++)print a[i]; printf a[i]}' > text2.txt
mv -f text2.txt text.txt
# On génère la vidéo du sous répertoire si celle-ci n'existe pas déjà
if ! [ -f 'output.webm' ]; then
ffmpeg -framerate 10 -pattern_type glob -i '*.JPG' -r 30 -vf 'drawtext=textfile=text.txt:fontsize=140:box=1:boxcolor=black@0.5:boxborderw=5:fontcolor=white:x=(w-text_w)/2:y=(h-300)' output.webm
fi
cd ..
done
# Concaténation de toutes les vidéos
# On liste dans le fichier list-concat.txt
rm -f list-concat.txt
for fichier in ./*/*.webm; do
echo "file '$fichier'" >> list-concat.txt
done
# On concatène
ffmpeg -f concat -safe 0 -i list-concat.txt -c:v copy output.webm
A l’heure ou j’écris ces lignes j’ai ~9500 photos de 2,5M (soit ~23Go) et ça me fait une vidéo final webm de ~100M (ce qui est plutôt foufou je trouve)
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