Fabriquer une chaise à palabre en palette

La chaise de gardien ou chaise à palabre est un siège traditionnel africain. Une amie en a une et je l’ai trouvé très confortable. J’ai cherché à la reproduire en palette et l’inspiration est venue d’ici. Rien de bien compliqué en soit, il faut quand même disposer de pas mal de palette et ne récupérer que les planches. Ensuite deux coupes principales sont à faire. Avec les chutes de bois, s’amuser à faire différente longueurs pour les « entres deux ».

Chaise en palette

L’assemblage c’est fait « à plat » comme c’est visible sur les photos. J’avais des visses suffisamment longues pour emprisonner 2 planches et la raccorder à une 3ème. Je n’ai fixé l’angle d’assise qu’à la toute fin pour être certain du confort.

Ma « bonne idée » de ne fixer l’angle d’assise qu’à la fin n’en était pas vraiment une. J’ai été obligé d’ajouter des renfort d car ma longueur de visse n’était pas suffisante pour aller chercher le centre de la chaise et une certaine souplesse sous les fesses se faisaient sentir…

Sinon la chaise est confortable, moins travaillé que mon modèle (niveau sculpture), mais original…

Par contre : pas du tout économique en visserie telle que je l’ai faite…  (estimation à ~90 visses)

Bac en palette pour potager

La terre de mon jardin est plutôt lourde (argileuse). Le potager en pleine terre de l’année passée n’a pas été très généreux. Cette année j’ai mis toutes les chances de mon côté en fabriquant des grosses jardinières pour y mettre de la bonne terre & du fumier de cheval.

J’ai récupéré 3 palettes pleines (p1, p2, p3 sur le plan) que j’ai coupé en deux. Ensuite sur d’autres palettes, j’ai récupéré les planches. Elles permettent le lien entre les différentes « palettes pleines ». La hauteur approximative d’une planche de palette est enfouie dans le sol pour une bonne emprise. Les planches qui relient les palettes pleines sont à pênes fixées, car elles ont été mises au-devant des bastings pour que la poussée de la terre suffise à maintenir l’ensemble.

Ces bacs ont été remplis avec de la terre récupéré gratuitement via leboncoin et amandé avec du fumier de cheval (idem donné par un agriculteur via leboncoin)

Et voilà en début de saison des trucs qui pousse :

Ho le beau potager avec des trucs qui pousse !!
Ho le beau potager avec des trucs qui pousse !!

Tera : projet expérimental d’éco-village

Tera projetJ’ai assisté à la conférence de Frédéric Bosqué sur le revenu de base à l’école des mines de Nantes. Conférence qui s’est terminée par la présentation du projet Tera qui m’a particulièrement enthousiasmé. Tera est un projet d’éco-village très ambitieux, car il intègre de nombreuses (et belles) choses : auto-construction, éco-construction, autonomie alimentaire, autonomie énergétique, gouvernance partagée, revenu de base, monnaie citoyenne….

Partout en France, des milliers d’initiatives citoyennes préparent dans un silence médiatique et politique un nouveau monde à venir. Chaque jour, elles trouvent des solutions durables et locales à des problèmes vitaux et globaux.

Pourtant, ces solutions restent isolées et marginales par manque de synergie entre elles. Les milieux de vie dans lesquels elles naissent résistent souvent à leurs innovations pourtant propices à un mieux vivre ensemble.
A la manière des formes de vie qui en collaborant produisent des organisations complexes, résilientes et durables, que se passerait-il si nous pouvions toutes les rassembler en un lieu propice à leur développement commun ? (source)

Principes

Le projet Tera repose sur 6 grands principes :

  1. Redessiner la Démocratie : La citoyenneté de ses habitants s’exerce au travers de décisions visant le consensus, sinon le consentement, au minimum les 2/3 des voix….
  2. Bien Être & Vivre Ensemble : La santé prime sur toutes les décisions politiques. Le bien être de chacun est au coeur de la cohésion sociale…
  3. Produire localement le nécessaire : La souveraineté alimentaire est assurée par une production locale basée, par exemple, sur les principes de la permaculture…
  4. Habiter durablement : Les espaces de vie sont conçus de manière durable rendant ainsi efficace, sobre et donc suffisant l’usage des énergies renouvelables.
  5. Mutualiser nos ressources : La libre circulation des personnes, des biens et des informations est conçue dans une logique optimale de partage des ressources.
  6. Choisir nos activités : Un revenu d’autonomie en monnaie citoyenne locale assure à chacun ses besoins fondamentaux le laissant libre de choisir ses activités…

Une expérience sur 10 ans

Les phases du projet son bien détaillées sur le site tera.coop. Ce que j’ai surtout retenu, c’est la formidable progression décrite dans la conférence :

  • 1ère brique : une maison autonome. Début d’un chantier collectif en Mars 2015 pour construire EVA (élément de vie autonome). Inscription au chantier collectif du 21 mars au 21 juin 2015 sur le site de tera.coop ;
  • Un éco-hameaux : 10 maisons autonomes capable d’assurer la vie de ses habitants (éco-construction, phytoépuration, potager, petit élevage, forêt nourricière…). Pour ne pas sortir de la démocratie directe, il ne dépassera pas les 30 habitants.
  • Un éco-village : 10 éco-hameaux (donc ~300 personnes) pour mutualiser les gros équipements comme par exemple la production de gaz avec les déchets des habitants. La gestion/gouvernance de l’éco-village se fera par deux habitants de chaque éco-hameau (l’un tiré au sort et l’autre élu)
  • Un éco-site : 6 éco-villages donc ~1800 personnes.

Le seuil critique pour une gouvernance partagée semble être de 2000. Au-delà,  le projet s’essaimera…

La conférence

Merci à l’école des Mines de Nantes pour l’organisation & la captation de la conférence. Et merci au Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement de nous la proposer dans un format ouvert.

Voici la 2ème partie de la conférence, sur le projet Tera :

Sources

Personnellement je trouve ce projet très enthousiasmant.

Lampe d’ambiance en chutes de bois de palette

LampeBoisPaletteJ’avais besoin d’une lampe d’ambiance pour le salon & un tas de chutes de bois de palette commence à s’accumuler chez moi. On mélange le tout et on en ressort une petite lampe qui fait son petit effet.

J’ai récupéré le fil électrique & la prise sur un vieil appareil qui ne fonctionnait plus. Donc la lampe ne m’a coûté que le prix de la douille & de l’interrupteur (pas indispensable) c’est à dire ~5€.

Au début j’étais partie pour assembler les éléments à la colle à bois mais ça n’a pas très bien marché. J’ai finalement utilisé les pointes récupérées des palettes précédemment démonté.

Voici quelques photos de l’étape de construction (c’est très simple) :

Fabriquer un awalé

Awalé

Selon Wikipiedia : L’awélé ou awalé est un jeu de société combinatoire abstrait créé en Afrique. C’est le plus répandu des jeux de la famille mancala, ensemble de jeux africains de type « compter et capturer » dans lesquels on distribue des cailloux, graines ou coquillages dans des coupelles ou des trous, parfois creusés à même le sol.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu je vous propose de lire les règles du jeu

Il y a de multiple façon de jouer à l’awalé. Vous pouvez vous contenter de creuser 12 troues dans le sable et de trouver 48 cailloux.  Il est aussi possible de jouer dans une boîte d’œuf (idéale en bricolage pour les enfants)… J’ai personnellement voulu l’offrir et j’ai donc souhaité le faire en bois.

Le « plateau » : je me suis très inspiré du site african-concept, qui explique la méthode traditionnelle de fabrication. J’ai récupéré deux petites chutes de bois que j’ai creusé au ciseau à bois puis poncé. J’ai acheté « 3 francs 6 sous » un fermoirs et une charnière pour faire plus propre.

Les pions : le caesalpinia crista (l’arbre d’où provient les graines traditionnellement) ne poussant pas en France. Je me suis rabattu sur des haricots blancs bien français que j’ai vernie. Une autre bonne idée, plus esthétique, aurait été de les faire en pâte à sel.

Étagère en palette

Etagère en paletteVoici une petite étagère réalisé rapidement sans clou ni vis.

Il vous faut au minimum 2 palettes :

  • Une que vous couperez simplement en 2 dans le sens inverse des planches. (appelé palette de support)
  • Une autre (ou plus) pour faire les étagères

Les planches des étagées reposes simplement sur les planches horizontales de la palette support.

Les palettes de support ne peuvent pas partir vers l’extérieur, car elle est bloquée par le mur & le bar. Afin qu’elle ne puisse pas partir vers l’intérieur il convient d’usiner une ou deux planches d’étagères afin de maintenir les support écarté (visible près du ballet sur les photos suivantes)

Formation paille : Maison mûr porteur / Nebraska

Au mois d’août dernier, dans le cadre d’un DIF j’ai suivi une formation chez André de Bouter de (lamaisonenpaille.com) sur les maison en paille de type Nebraska. Formation très intéressante et enrichissante. André, le formateur, est une pointure en construction paille. Il a du recule (depuis 1998) et de multiple expérience à travers le monde…

Au menu de la formation : la paille, les murs, la lisse, les enduits en terre, les ouvertures, la peinture à l’argile, la chaux, les adobes, le torchis, les sols en terre…

Si la technique nebraska ne vous dit rien, je vous suggère cette petite vidéo :

Notes de formations

Je partage mes notes de formation. C’est une prise de note rapide, avec beaucoup de manques, certainement des bêtises :

Conclusion personnelle

La technique du nebraska est d’une fausse simplicité, et les contraintes qu’elle engendre pour de gros bâtis (type maison) la rendent peu viables.

  • Pour protéger la paille de la pluie la toiture aurait besoin d’être mise avant toute chose ce qui est possible en la posant sur de gros poteaux de bois (par exemple).
  • Les façades très exposées à la pluie ont besoin d’un bardage bois (c’est le plus résistant) du coup pourquoi ne pas prendre appui sur celui ci ? Du coup on revient à une ossature bois…

Pour le moment le poteau poutre me semble le plus simple pour bâtir une maison pour moi, les compétences du charpentier sont par contre indispensables mais elles nous permettent :

  • d’être hors d’eau pour les murs en pailles ;
  • d’avoir une continuité possible dans le mur en paille (pour les enduits et les ponts thermiques c’est mieux) – dans le cas ou les poteaux sont à l’intérieur de la maison..
  • de pouvoir envisagé un étage plus facilement ;

Ceci dit, pour réaliser un bâti de ~30 m², je choisirai sans hésiter la technique de la paille porteuse.

Le gros point noir de la construction paille : l’eau.

Ma grosse interrogation : la VMC, André la préconise mais d’autres sons de cloche ont été émis jusqu’à mes oreilles, je reste toujours dubitatif… Je pense passer la tuyauterie pour la VMC sans l’acheter dans un premier temps et effectuer des mesures de contrôle de la qualité de l’air & d’envisager l’achat d’une VMC si besoin…

Mon projet en l’état de mes connaissances

Pour la maison cela sera du poteau poutre accompagné par un charpentier. André nous a livré une bonne technique qui m’a séduit particulièrement : Mettre les poteaux à l’intérieur du bâti & entre le mur de paille et le poteau mettre des panneaux de fibre de bois / liège / fermacell ce qui a pour intérêt de ne pas créer de pont thermique et de pouvoir faire mourir l’enduit sur le panneau de fibres sans être obligé de passer de l’enduit sur le poteau (ce qui ne fonctionne pas). La lisse est solidaire du poteau.

Ce choix ouvre la possibilité de comble aménageable (charpente voir lire « petite botte de paille » p 155) pour de futures chambres pour de futurs enfants.

Du coup ça nous ferait une surface au sol plutôt moyenne ~70m².

La cave est partiellement creusée par l’extraction de la terre nécessaire au enduit / cloisons… cette cave serait sous le garage qui ne serait au début peut être qu’un préau & monté par la suite.

Des cloisons en adobe au RDC donne une bonne isolation acoustique mais lourdes pour l’étage. Le torchis léger banché est donc à envisager pour l’étage.

Évidement tous les murs seront en paille & enduit de terre, avec de la chaux pour l’extérieur. Peut être un bardage pour la face la plus exposée & de toute façon de grands débords de toit.

Comme disant André : « la façade extérieure on la fait pour les voisins… »