Auto-construire & vivre en yourte

Yourte de la frenaie
Yourte de lafrenaie.org

Edit : Sept 2017 modification du paragraphe sur la législation avec, depuis peu, un assouplissement de la RT2012 pour les bâtiment de <= 50m²

Une yourte ou iourte est l’habitat traditionnel (tente avec une ossature démontable en bois recouvert de feutre) de nombreux nomades vivant en Asie centrale, notamment les mongols et turkmènes. [1]

L’habitat c’est important à mon sens, c’est une sorte de seconde peau. Après m’être formé sur la construction paille, après plusieurs chantiers participatifs… Il n’était pas encore temps pour moi de me lancer dans la construction « en dur ». La yourte m’a semblé une bonne première étape à mon projet de vie pour différentes raisons :

  • Sa mobilité : la yourte est démontable, ce qui est confortable pour moi qui n’arrive pas à me dire que je vais vivre ici ou là pour les 6, 9, 12, 40 ans à venir ;
  • Son confort : le rond je trouve ça agréable, regardons autour de nous, la nature ne fait pas de carré, c’est l’homme qui à créé ça ;
  • Sa rapidité / simplicité de mise en œuvre : quelques semaines suffisent
  • Son faible coût ;

Ceci étant dit, j’annonce tout de suite les défauts inhérents au mode de vie en Yourte :

  • Son manque d’inertie thermique (à ne pas confondre avec l’isolation thermique [2] [3]). De ce fait, la yourte est très facile à chauffer l’hiver mais se refroidit dès que le poêle est éteint. On peut pallier partiellement à ce problème en hiver avec un bon poêle de masse et en été grâce à une bonne aération (ouverture du dôme + porte). Un conseil qui m’a été donné, c’est de mettre des briques de terre cuite partout ou c’est possible ;
  • Son manque de cadre juridique en France : le yourte n’a pas une bonne image en France, il est très (trop) compliqué de s’installer dans une parfaite légalité (j’en parle plus loin) ;

Se documenter

Les Yourtes « traditionnelles » (type mongole) ne sont pas adaptées à nos climats. L’import d’une Yourte mongole n’est donc pas un gage de longévité (au contraire).

La législation

Globalement, en France, la yourte n’est pas la bienvenue. D’ailleurs tout ce qui s’approche de prêt ou de loin au nomadisme ne l’est pas dans une société ou la propriété est encouragée (foncière, intellectuelle).

Une asso pour toutes les questions précises : HALEM

Permis de construire mais RT2012logo rt2012

Le seul moyen d’être serein sur le long terme c’est de déposer un permis de construire pour sa Yourte. On perd du coup le côté nomade et si jamais le Maire accepte de délivrer le permis de construire (c’est pas gagné), il faudra respecter la RT2012. C’est possible mais je trouve que la Yourte perd tout son sens. Les sections de bois sont dignes d’une charpente, il faut scotcher toutes les toiles, il faut un semi remorque pour la déplacer (là ou une yourte contemporaine égale en taille ne nécessite que 30 mètres cubes)… Du coup le côté nomade est définitivement perdu. A ce compte là, je ne vois même plus l’intérêt d’une yourte, autant faire une petite maison en bois.

Edit 10/2017 important : depuis Janvier 2017, les bâtiments <= 50m² ne sont plus soumis à la RT2012 mais à cette réglementation thermique. Elle est beaucoup plus facile à mettre en œuvre pour une yourte (même si elle occasionne quand même un léger surcoût). Il est donc possible de s’installer en yourte, avec un permis de construire sur un terrain constructible si le bâtiment fait moins de 50m² sans pouvoir être embêté par la loi. Sous réserve que votre PLU accepte la forme ronde et la couverture « bâche » :

Sans RT2012 alors ?

Personnellement je suis parti là dessus, c’est moins contraignant et c’est plus dans l’idée que je me suis faite de la vie en yourte. Mais c’est moins sécurisant. Après contact avec l’association HALEM, de nombreux procès sont engagés contre des « yourteux » en France, j’en ai beaucoup entendu :

  • S’installer chez un copain, le maire est un ami, mais voilà le maire change… celui d’après demande l’expulsion ;
  • S’installer chez soi, le maire est à l’apéro tous les dimanches, les voisins aussi jusqu’au jour ou le maire reçoit des pressions du préfet pour le démontage ;

Et ça, c’est dans le cas ou on à un copain Maire (personnellement, j’en ai pas).

Dans toutes les histoires de « yourteux » expulsés qu’on m’a contées jusqu’à présent, c’était soit de la délation venant du voisinage ; soit le maire, soit le préfet qui exerçait une pression sur le maire pour que la yourte soit retirée.

Donc vivons heureux, vivons cachés ?

Oui malheureusement, j’en suis là. Même si cette idée me rebute encore profondément. Quelles sont ces lois injustes qui m’empêchent de vivre « en accord avec mes convictions ». En quoi mon voisin, mon préfet, peut me retirer cette liberté tant que je n’empiète pas sur la sienne ? Mon but n’est pas d’échapper à la taxe d’habitation, la taxe foncière, je suis même volontaire pour la payer si on satisfait mon besoin de paix et j’estime ne pas nuire à mon voisin en adoptant ce mode de vie. Je préserve même l’environnement en n’ayant aucune emprise au sol, et en ayant construit mon habitat avec des matériaux écologiquement plus viables que la maison Bouygues©. Avant d’être légale, la yourte est légitime voire même exemplaire.

Quelques zones grises

Des zones « grises » dans la législation Française sont à exploiter :

  • Rénovation : acheter une ruine sur un joli lopin de terre, déposer un permis de construire pour la rénovation. Cette démarche vous permet de poser un habitat temporaire de chantier (la yourte). Vous avez 2 ans pour commencer votre chantier sinon le permis est caduc mais vous n’avez pas de limite de fin de chantier. Si on vient vous embêter, il faut pouvoir prouver que vous avancez sur votre chantier… doucement… mais quand même significativement et sans interruption de plus de 1 an.  Cette information m’a été confirmée par 2 constructeurs de yourtes. Par contre, si vous allez voir une mairie pas très ouverte, il y a des chances pour qu’elle vous dise « 1 an pas plus pour l’habitat temporaire » (ça m’est arrivé). Je pense que c’est une limite sans fondement juridique mais bon après c’est toujours s’exposer…
  • Camping à la ferme : les agriculteurs ont quelques facilités à pouvoir poser des habitats légers sans trop de contraintes. La limite est de 6 habitats et 20 personnes sur le site et seulement pour 6mois. Des mairies tolèrent des expérimentations à l’année. [4] [5]

La taxe d’habitation

C’est souvent ce qui cristallise les tensions entre les yourtes & le voisinage / la mairie. Le manque d’équité face au taxe, les yourtes « profite » du fait de l’impossibilité de les taxés (le rond ça rentre pas dans les cases). Proposer un chèque de don à la mairie équivalent à la taxe d’habitation semble être une piste intéressante pour montrer patte blanche. Le but est de montrer que la démarche n’est pas d’échapper à toute taxe mais de vivre comme j’ai envie de vivre tout en contribuant à la vie local.

Aide / mutualisation

Je suis bricoleur mais pas suffisamment téméraire pour m’improviser constructeur de yourte. J’ai rencontré plusieurs personnes l’ayant fait, et beaucoup sont passées (au moins pour la 1ère) par un organisme qui les a aidées. Il y a en a un peu partout en France. Personnellement je suis dans le grand ouest et j’ai retenu :

  • flexyourte.com Yourte 100% récup’ vraiment pas cher et très nomade
  • YourtEco : Entreprise qui accompagne les auto-constructeurs (location atelier, achat matériaux). Procédé constructif bien abouti, met l’accent sur les finitions et la performance. Leur principale activité reste la construction et non l’accompagnement des auto-constructeurs ;
  • La Frenaie : Coopérative qui accompagne les auto-constructeurs (location atelier, achat matériaux). Démarche écologique forte, récup’ de drap en blanchisserie pour la toile intérieure, utilisation du bois du marais local pour les perches… Pousse vers l’autonomie de la yourte en partenariat avec l’atelier du soleil et du vent

C’est vers ce dernier que je me suis tourné.

Choix des matériaux

Yourte.net nous explique ses choix sur les matériaux ici.

Toile extérieure

Deux grands choix possibles : le coton ou l’acrylique – les prix sont identiques ;

  • Le coton : facile à travailler avec des machines à coudre classiques mais durée de vie ~2 ans
  • L’acrylique : complexe à travailler (pas le droit à l’erreur) difficile donc pour l’auto-constructeur mais une durée de vie de ~10ans. Et de nombreuses couleurs au choix

Même si l’acrylique est un produit dérivé du pétrole il me semble plus judicieux pour moi de l’adopter du fait de sa durée de vie plus longue. D’autant que la filière du coton semble plutôt décriée (OGM, manque de traçabilité [6])

Toile intérieure

De la récupération de draps convient très bien pour la toile intérieure. Celle-ci n’a pour fonction que de maintenir l’isolant.

L’isolation

L’isolation est importante, le mode de vie en yourte me semble cohérent, mais il le serait moins pour moi avec 2cm de feutrine (souvent le cas). J’ai choisi une isolation en laine de mouton (traitée aux huiles essentielles) proposée par la frênaie en 12cm.

Les ouvertures

Il est indispensable d’avoir au minimum 2 ouvertures dans une yourte afin de pouvoir l’aérer en été.

Les perches

Pour les perches de toit & de mur, j’ai choisi le bois de frêne, construisant ma yourte dans le Marais poitevin. La Frênaie à, sur cet aspect, une démarche remarquable.

Le frêne est l’essence emblématique du terroir du Marais poitevin. Notre démarche de récolte se veut exemplaire en terme de gestion de boisement et de biodiversité. Travailler avec des baliveaux écorcés donne un cachet très rustique et une garantie des structures solides. Nous appliquons sur ses ossatures un traitement à base d’huile de lin. [la suite]

Le bambou est aussi une très bonne option, quasi gratuit et en abondance.

Plancher

Les planchers caissons assemblés (avec souvent un isolent en vrac) en part de camembert sont séduisants par leur simplicité de démontage. Mais je suis dubitatif sur la tenue dans le temps. Le bois travaillant, la jonction entre les différents morceau du camembert est importante pour assurer une bonne étanchéité à l’aire. De plus, il y a assurément un pond thermique à chaque extrémité de caisson

Source fabriquersayourte.fr
Exemple de plancher camembert. Source : fabriquersayourte.fr

La proposition de la Frênaie me semble plus pertinente car offrant une continuité d’isolant (plaque de liège). Donc pas de pond thermique et pas de problème avec le bois qui travail dans le temps. Le liège étant un bon isolant résistant à la compression il n’y a pas de problème pour s’en servir en plancher. J’ai opté pour 400mm de liège dans mon plancher.

source : lafrenaie.org
Source : lafrenaie.org

Le poêle

Le Poêlito
Le Poêlito

Il est important de bien dimensionner son poêle en fonction de sa yourte pour ne pas avoir de surchauffe en hiver mais aussi pour avoir une bonne combustion (un poêle en sous régime n’est pas une bonne chose pour notre mère la terre)

Le poêlito me semble être une bonne solution pour la yourte car :

  • Il est facilement auto-constructible (stage proposé / guide d’auto-construction) ;
  • C’est basé sur le principe du rocket stove (donc éprouvé, rendement à 70%)
  • Faible coût de construction ;
  • Il apporte de la masse (de l’inertie) là ou la yourte en manque, et donc améliore le confort thermique de celle-ci ;
  • Il est semi-démontable : la masse (du sable stocké dans le haut du bidon), peut être laissé sur place, et le bidon déplacé plus facilement. Ce qui est commode pour un habitat démontable ;

Sur l’évacuation des fumées / la sortie de poêle, il y a deux écoles et j’ai entendu tout et son contraire.

  • Sortie par le dôme central :
    • Avantage : meilleur diffusion de la chaleur car le poêle est au centre. C’est solide car pas trop de prise au vent,
    • Inconvénient : occupation de l’espace central, certain rapporte qu’il y a des retombées de cendre incandescentes sur la toile et donc des risques d’incendie. J’ai eu des témoignage rapportant des trous dans la toile extérieure. Apparemment si on respecte une certaine longueur de cheminée, ces arguments ne tiennent plus ;
  • Sortie par un mur :
    • Avantage : libère l’espace central et minimise le risque d’incendie si la sortie est placée « dans le sens du vent » (exemple si le vent dominant est Ouest, placer la cheminer au Nord),
    • Inconvénient : on chauffe beaucoup les oiseaux, le tuyaux d’évacuation encore chaud part directement dehors. Il faut haubaner solidement l’évacuation (prise au vent conséquente) ;
  • Sortie par le toit : très complexe à mettre en œuvre.

J’ai choisi une évacuation par le dôme, pour maximiser la chauffe. Je prévois de déplacer le poêle du centre de la yourte durant la période estivale où il n’est pas nécessaire.

Le prix

Pour une Yourte 4 saisons auto-construite de 7m de diamètre (soit 40m²) en neuf, le prix varie entre ~5000€ & ~16 000€ selon votre degré de récup’ de matériaux et d’auto-construction.

Notes

  1. fr.wikipedia.org/wiki/Yourte
  2. conseils-thermiques.org
  3. www.toutsurlisolation.com
  4. www.agriculturepaysanne.org
  5. legislationmobilhome.wordpress.com
  6. yourtes.net

Merci à Marion pour la relecture.

Fabriquer un jeux de type Qwirkle ©

Qwirkle© auto-construitQwirkle est un jeu de société pour deux à quatre joueurs, qui se joue avec des jetons carrés (tuiles). Ce jeu de société a été créé par MindWare, celui-ci partage quelques similitudes avec le Rummikub et le Scrabble. (source)

Très simple à construire soit même. Le jeux comporte 108 pièces (3 fois 36 pièces différentes). Le matériel nécessaire :

  • Planche de bois fine ou du carton épais : personnellement j’ai trouvé une planche qu’on place dans le fond des meubles pour répartir la force et éviter qu’il ne fasse trapèze… Dans mon cas j’ai découpé 108 carrés de 25mm ;
  • De la peinture pour faire 6 couleurs différentes ;
  • Cutter, papier épais : pour faire les pochoirs de la forme que vous souhaitez (6 différentes) ;
  • Du tissus pour faire un petit sac de pioche joli (bonus) ;

Vois trouverez les règles du jeu ici ou et même des explications vidéo.

Il faut quand même bien prévoir 2 belles après-midi de travail pour arriver à tout découper, poncer, peindre, coudre. Pour les fainéants vous pouvez toujours vous l’acheter pour ~25$ chez l’éditeur Mindware  ou dans le magasin de jeux proche de chez vous.

Fabriquer une chaise à palabre en palette

La chaise de gardien ou chaise à palabre est un siège traditionnel africain. Une amie en a une et je l’ai trouvé très confortable. J’ai cherché à la reproduire en palette et l’inspiration est venue d’ici. Rien de bien compliqué en soit, il faut quand même disposer de pas mal de palette et ne récupérer que les planches. Ensuite deux coupes principales sont à faire. Avec les chutes de bois, s’amuser à faire différente longueurs pour les « entres deux ».

Chaise en palette

L’assemblage c’est fait « à plat » comme c’est visible sur les photos. J’avais des visses suffisamment longues pour emprisonner 2 planches et la raccorder à une 3ème. Je n’ai fixé l’angle d’assise qu’à la toute fin pour être certain du confort.

Ma « bonne idée » de ne fixer l’angle d’assise qu’à la fin n’en était pas vraiment une. J’ai été obligé d’ajouter des renfort d car ma longueur de visse n’était pas suffisante pour aller chercher le centre de la chaise et une certaine souplesse sous les fesses se faisaient sentir…

Source sketchup

Sinon la chaise est confortable, moins travaillé que mon modèle (niveau sculpture), mais original…

Par contre : pas du tout économique en visserie telle que je l’ai faite…  (estimation à ~90 visses)

Bac en palette pour potager

La terre de mon jardin est plutôt lourde (argileuse). Le potager en pleine terre de l’année passée n’a pas été très généreux. Cette année j’ai mis toutes les chances de mon côté en fabriquant des grosses jardinières pour y mettre de la bonne terre & du fumier de cheval.

J’ai récupéré 3 palettes pleines (p1, p2, p3 sur le plan) que j’ai coupé en deux. Ensuite sur d’autres palettes, j’ai récupéré les planches. Elles permettent le lien entre les différentes « palettes pleines ». La hauteur approximative d’une planche de palette est enfouie dans le sol pour une bonne emprise. Les planches qui relient les palettes pleines sont à pênes fixées, car elles ont été mises au-devant des bastings pour que la poussée de la terre suffise à maintenir l’ensemble.

Ces bacs ont été remplis avec de la terre récupéré gratuitement via leboncoin et amandé avec du fumier de cheval (idem donné par un agriculteur via leboncoin)

Et voilà en début de saison des trucs qui pousse :

Ho le beau potager avec des trucs qui pousse !!
Ho le beau potager avec des trucs qui pousse !!

Tera : projet expérimental d’éco-village

Tera projetJ’ai assisté à la conférence de Frédéric Bosqué sur le revenu de base à l’école des mines de Nantes. Conférence qui s’est terminée par la présentation du projet Tera qui m’a particulièrement enthousiasmé. Tera est un projet d’éco-village très ambitieux, car il intègre de nombreuses (et belles) choses : auto-construction, éco-construction, autonomie alimentaire, autonomie énergétique, gouvernance partagée, revenu de base, monnaie citoyenne….

Partout en France, des milliers d’initiatives citoyennes préparent dans un silence médiatique et politique un nouveau monde à venir. Chaque jour, elles trouvent des solutions durables et locales à des problèmes vitaux et globaux.

Pourtant, ces solutions restent isolées et marginales par manque de synergie entre elles. Les milieux de vie dans lesquels elles naissent résistent souvent à leurs innovations pourtant propices à un mieux vivre ensemble.
A la manière des formes de vie qui en collaborant produisent des organisations complexes, résilientes et durables, que se passerait-il si nous pouvions toutes les rassembler en un lieu propice à leur développement commun ? (source)

Principes

Le projet Tera repose sur 6 grands principes :

  1. Redessiner la Démocratie : La citoyenneté de ses habitants s’exerce au travers de décisions visant le consensus, sinon le consentement, au minimum les 2/3 des voix….
  2. Bien Être & Vivre Ensemble : La santé prime sur toutes les décisions politiques. Le bien être de chacun est au coeur de la cohésion sociale…
  3. Produire localement le nécessaire : La souveraineté alimentaire est assurée par une production locale basée, par exemple, sur les principes de la permaculture…
  4. Habiter durablement : Les espaces de vie sont conçus de manière durable rendant ainsi efficace, sobre et donc suffisant l’usage des énergies renouvelables.
  5. Mutualiser nos ressources : La libre circulation des personnes, des biens et des informations est conçue dans une logique optimale de partage des ressources.
  6. Choisir nos activités : Un revenu d’autonomie en monnaie citoyenne locale assure à chacun ses besoins fondamentaux le laissant libre de choisir ses activités…

Une expérience sur 10 ans

Les phases du projet son bien détaillées sur le site tera.coop. Ce que j’ai surtout retenu, c’est la formidable progression décrite dans la conférence :

  • 1ère brique : une maison autonome. Début d’un chantier collectif en Mars 2015 pour construire EVA (élément de vie autonome). Inscription au chantier collectif du 21 mars au 21 juin 2015 sur le site de tera.coop ;
  • Un éco-hameaux : 10 maisons autonomes capable d’assurer la vie de ses habitants (éco-construction, phytoépuration, potager, petit élevage, forêt nourricière…). Pour ne pas sortir de la démocratie directe, il ne dépassera pas les 30 habitants.
  • Un éco-village : 10 éco-hameaux (donc ~300 personnes) pour mutualiser les gros équipements comme par exemple la production de gaz avec les déchets des habitants. La gestion/gouvernance de l’éco-village se fera par deux habitants de chaque éco-hameau (l’un tiré au sort et l’autre élu)
  • Un éco-site : 6 éco-villages donc ~1800 personnes.

Le seuil critique pour une gouvernance partagée semble être de 2000. Au-delà,  le projet s’essaimera…

La conférence

Merci à l’école des Mines de Nantes pour l’organisation & la captation de la conférence. Et merci au Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement de nous la proposer dans un format ouvert.

Voici la 2ème partie de la conférence, sur le projet Tera :

Sources

Personnellement je trouve ce projet très enthousiasmant.

Lampe d’ambiance en chutes de bois de palette

LampeBoisPaletteJ’avais besoin d’une lampe d’ambiance pour le salon & un tas de chutes de bois de palette commence à s’accumuler chez moi. On mélange le tout et on en ressort une petite lampe qui fait son petit effet.

J’ai récupéré le fil électrique & la prise sur un vieil appareil qui ne fonctionnait plus. Donc la lampe ne m’a coûté que le prix de la douille & de l’interrupteur (pas indispensable) c’est à dire ~5€.

Au début j’étais partie pour assembler les éléments à la colle à bois mais ça n’a pas très bien marché. J’ai finalement utilisé les pointes récupérées des palettes précédemment démonté.

Voici quelques photos de l’étape de construction (c’est très simple) :

Fabriquer un awalé

Awalé

Selon Wikipiedia : L’awélé ou awalé est un jeu de société combinatoire abstrait créé en Afrique. C’est le plus répandu des jeux de la famille mancala, ensemble de jeux africains de type « compter et capturer » dans lesquels on distribue des cailloux, graines ou coquillages dans des coupelles ou des trous, parfois creusés à même le sol.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu je vous propose de lire les règles du jeu

Il y a de multiple façon de jouer à l’awalé. Vous pouvez vous contenter de creuser 12 troues dans le sable et de trouver 48 cailloux.  Il est aussi possible de jouer dans une boîte d’œuf (idéale en bricolage pour les enfants)… J’ai personnellement voulu l’offrir et j’ai donc souhaité le faire en bois.

Le « plateau » : je me suis très inspiré du site african-concept, qui explique la méthode traditionnelle de fabrication. J’ai récupéré deux petites chutes de bois que j’ai creusé au ciseau à bois puis poncé. J’ai acheté « 3 francs 6 sous » un fermoirs et une charnière pour faire plus propre.

Les pions : le caesalpinia crista (l’arbre d’où provient les graines traditionnellement) ne poussant pas en France. Je me suis rabattu sur des haricots blancs bien français que j’ai vernie. Une autre bonne idée, plus esthétique, aurait été de les faire en pâte à sel.

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