Mise en ligne de cette petite atelier vidéo pour comprendre et dimensionner un poêle de masse. Cette formation est libre, n’hésitez pas à proposer des axes d’amélioration
Avertissement : C’est une première version… Avec (certainement) ces faiblesses. Si vous en voyez des grosses n’hésitez pas à me le signaler pour correction sur la prochaine 😉 Merci
J’ai passé 38h pour concevoir cette formation. Ce travail est libre de droit et accessible gratuitement, malgré ça, si vous pensez que ça vaux le coup, merci de le soutenir/faire un don.
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Si vous prenez le temps de regarder la vidéo en entier, je suis preneur de retour… j’ai pas tout (re) regardé… je suis passé vite après montage…
Les documents nécessaires pour suivre la formation :
Si vous avez des compétences techniques à mettre à disposition (par exemple pour améliorer le son de cette vidéo) n’hésitez pas à le faire savoir. Je peux mettre tous les rush à disposition !
On réitère l’aventure dalle terre :-p. Le premier épisode, c’est par ici. La dalle terre, c’est plutôt fragile. Mais ici, c’est une chambre et c’est pour un enfant qui a grandi sur une dalle en terre, donc ça devrait le faire 🙂
On a espoir que cette extension/chambre n’ait pas besoin de nouveau moyen de chauffage, que le poêle de masse suffise. Mais dans le cas où ça ne serait pas le cas, nous avons noyé un tuyau pour transformer la dalle en plancher chauffant. Celui-ci pourra être alimenté par la production d’eau chaude générée par le poêle au besoin.
On voulait éviter d’incorporer à la dalle du « végétal » – à minima dans la couche de corps – afin de limiter le risque de mérule (j’ai eu vent d’histoire de dalle terre-paille ou ça s’est produit…). Même si on a mis le paquet pour la non-capillarité + ventilation, on est dans un environnement marais (=humide).
Plancher chauffant
EDIT « Si c’était à refaire » : après discussion avec un copain « geek de l’énergie », il apparaît que les murs chauffants sont plus pertinent en terme de confort thermique que les planchers. ça fonctionne plus par rayonnement que par « contact », l’utilisateur peut aussi plus facilement gérer son besoin en s’approchant/s’éloignant du mur (alors que s’éloigner du plancher…). Bref, aujourd’hui, je ferais plus un mur qu’un plancher chauffant.
Pour la partie « plancher chauffant » sur dalle terre, on a trouvé peu de retours d’expérience. On s’est basé sur ce qui se fait en mur chauffant. On a lu par exemple qu’il était bon de mettre le circuit en chauffe durant le séchage pour que le tuyau se dilate et on a aussi lu l’inverse, qu’il fallait pas mettre le circuit en route avant séchage pour éviter que le tuyau ne soit plus en contact de la terre quand il ne sera plus dilaté… Faites votre choix… De mon point de vue, les 2 se tiennent, mais j’aurais tendance à dire que la faible dilatation (un plancher chauffant, c’est basse température) va pouvoir être compensée par le matériau terre sans causer de dommage (si jamais c’est le cas je le dirai ici-même, bien sûr).
Pour la pose, nous avons utilisé des petits supports en plastique pour clipper les tuyaux (rail de fixation tube plancher / mur chauffant), ce qui permet de maintenir l’écartement entre eux et d’avoir un ensemble cohérent qu’on a noyé dans la couche de corps. J’ai longtemps cherché à « ancrer » les supports dans le Misapor (directement sous la dalle de corps ; les deux ne sont séparés que par un géotextile) mais j’ai fini par abandonner faute d’idée de génie. Et en vrai, vu que c’était du multi-couche, ça se met bien en forme, donc ça s’est très bien passé : c’est resté en place. On a utilisé de grosse pierres pour plaquer l’ensemble au sol le temps de tout mettre en place puis on a pu les retirer.
On a bien sûr mis en œuvre le tuyaux en forme d’escargot (voir timelaps) ça permet de bien répartir la chaleur et de ne pas avoir un morceau de la pièce chaude et l’autre froide…
Préparation : on damePassage du circuit d’eau chaudePlus qu’a retirer les cailloux
Couche de corps
On a fait 2 couches de mélanges différents qu’on a appliqué coup sur coup (encore frais) : une couche grossière (avec du gravier 4-10 + terre + sable) et une couche plus fine avec que du terre-sable pour pouvoir noyer/maroufler une trame. La trame a été mise par rapport au plancher chauffant. En gros de bas en haut :
Géotextile (parce qu’on en avait en rab’, ça c’est avéré pratique pour protéger le sol/Misapor du chantier enduit, ça évite d’y incorporer trop de paille/terre ce qui doit altérer son efficacité… )
3-4cm du mélange terre-sable-gravier (4-10)
Le tuyau fait 2,2cm
Trame d’enduit
1-1,5cm de mélange terre-sable (sans gravier)
Tout ça pour ménager 1 à 1,5cm de couche de finition (on aurait pu laisser moins).
On a pris la précaution de glisser du mélange sans gravier autour des tuyaux, histoire de limiter le contact des graviers avec les tuyaux.
J’avais préalablement coulé des plots et préparer des morceaux de bois pour nous servir de guide pour le niveau fini requis. Le haut du guide en bois est le niveau final requis, donc on a qu’à poser le mélange et le tirer à la règle. Le guide en bois est ensuite avancé jusqu’au plot d’après. On reviendra plus tard pour fini de remplir les trous laissés par le bois, quand on pourra marcher dessus.
Le « plan »Mise en oeuvreça avance…Le séchage (attention aux animaux qui pourrait venir marcher…)Avec remplissage des trou laisser par le boisC’est bon on peut marcher dessus / continuer d’avancer ! ça n’a pas fissuré !
Les jérômes on mis en œuvre une dalle terre très sèche, en mode pisé. De notre côté ce n’était pas possible. Notre terre passe de l’état « gadoue » (trop mouillée) à bloc de terre à concasser… mais il n’y a pas d’état foisonnant qui permettrait une mise en œuvre sèche.
Couche de finition
On a demandé à Nicolas & Maylis de Chènevotte et Compagnie de nous aider à trouver un « bon » mélange pour notre couche de finition, pour gommer les points faible de la dalle terre. Ces points d’améliorations sont pour moi les suivants :
La résistance mécanique (abrasion/poinçonnement) : c’est fragile, comment rendre ça moins fragile ?
L’effusivité thermique : L’effusivité c’est la capacité à échanger plus ou moins vite de l’énergie thermique. Dit autrement, notre corps est à ~37°C, si on a une surface à 18°C, les matériaux vont nous « pomper » notre chaud (les températures cherches à s’équilibrer) et ça se fait plus ou moins vite selon les matériaux. Il est communément admis qu’un plancher bois est plus « chaud » qu’un plancher carrelé. Mais en fait il ne sont ni plus chaud ni plus froid : si on les scanne au thermomètre infrarouge, ils seront à la même température (si dans le même environnement). Notre ressenti par contre sera différent (le carrelage para plus froid) : c’est l’effusivité.
Ça rejoint notre histoire de chauffage. Pour chauffer moins, on peut utiliser des matériaux moins effusifs. On augmente ainsi notre confort thermique (sensation) sans augmenter la facture de chauffage pour chauffer l’ensemble de la pièce.
La question de l’effusivité est venue du constat suivant : on a remarqué que pieds nus, avec un pied sur notre dalle terre et l’autre sur nos tomettes (dans la même pièce, devant le poêle), on ressent plus de froid sur la dalle que sur la tomette. On a donc un meilleur confort thermique sur la tomette que sur la dalle terre crue 🙁
Pour l’effusivité, j’ai cherché à le calculer théoriquement, mais c’est franchement pas simple dès qu’on mélange des matériaux. Les listes de comparatifs de matériaux et de leur effusivités confirment notre ressenti par les chiffres : un mélange terre-sable est à 1428 alors qu’une tomette est à 1342. Un parquet est à 477… Plus le chiffre est bas, plus l’effusivité est basse, et plus le confort est bon.
Dans ce comparatif, on voit qu’il y a un lien avec la résistance thermique / la légèreté / la propriété isolante ou non du matériaux.
Maylis nous a fait tout un tas de tests avec du roseau, du liège, du sable pouzzolanique, de la colle à farine, de la pulpe de papier et j’en passe…
Les tests de Maylis (Chènevotte et compagnie)
Sur le côté résistance mécanique, la pulpe de papier marque des points. Elle ajoute un côté collant au mélange. Cela facilite l’application et semble limiter les risque de fissuration. Le rendu esthétique était séduisant aussi. On l’a malgré tout écarté par crainte de la mérule : la pulpe de papier tire ses propriétés de la cellulose, et c’est justement de la cellulose dont se nourrit la mérule.
Pour la résistance mécanique, Maylis nous a fait deux autres propositions d’adjuvants : un test à la colle de farine et un autre à l’huile de lin. Les deux étaient tout aussi durs sous l’ongle, mais notre préférence est allée à l’huile de lin, parce que nous en avions un bidon et que la mise en œuvre était donc facilitée.
Sur le côté effusivité, j’ai aussi cherché « comment la mesurer » : bon clairement je suis pas le CSTB, j’ai vite abandonné. On l’a donc fait au toucher, et là c’est franchement pas évident / pas flagrant sur tous les échantillons qui ont été faits. On a quand même une amélioration avec le sable pouzzolanique, mais pas suffisamment pour justifier qu’on aille dans le centre de la France en chercher un sac.
Un point qu’on a peu exploré, c’est la texture. En effet, plus la texture s’éloigne d’une surface parfaitement lisse, moins il y a de matière en contact avec notre pied, moins on échange thermiquement avec le matériaux, plus on gagne en confort. On a pu en faire l’expérience avec le premier test terre-roseau-sable, dont la surface n’avait pas été trop travaillée. On a pas plus exploré ça par manque de temps, mais aussi parce qu’une surface avec des aspérités est moins facile d’entretien. Et puis je me suis dit que moins la finition serait lisse, moins celle-ci serait mécaniquement résistante. Mais c’est une hypothèse… il faudrait tenter de prouver le contraire 🙂
On a malgré tout conservé le roseau. Au toucher, il faisait partie de ceux qui apportaient une légère amélioration, aussi infime soit-elle. Il s’agit d’un végétal, mais avec une forte teneur en silice, ce qui lui donne une bonne résistance aux agressions. Il est proposé comme substitut au chanvre par notre revendeur de matériaux biosourcés dans les enduits extérieurs de sous-bassement, plus soumis aux agressions climatiques. Même soumis à l’humidité, ses capacités restent inchangées (cf les toits de chaumes). Et l’utiliser permet de valoriser les roselières, réserves de biodiversité qui, avec le temps, se comblent naturellement pour évoluer en tourbières ou en forêt. Alors qu’utiliser le sable contribue à l’appauvrissement des ressources, en plus de ne pas être intéressant en terme d’effusivité…
On est donc parti sur un mélange 1 volume de terre tamisée + 0,5 vol. de sable 0-4 + 1,5 vol. de paillettes de roseaux (calibre moyen de chez Rosobren) + huile de lin (1càs pour 10L de mélange).
Bon on va pas se mentir, on a pas révolutionné la chose en terme d’effusivité : c’est perceptible mais faut être attentif… Par contre en terme de résistance mécanique, ce mélange semble bien plus résistent a l’abrasion qu’un classique terre-sable. Notamment grâce à l’huile de lin.
Du roseau qui germe 🙂
Chez nous, il a fait tellement humide que du roseau a germé :-p c’est beau la vie. Bon ça a fini par sécher et on a pu reboucher le trou..
Traitement de surface
Sur le traitement de surface, on est parti sur de la tempera (de l’huile de lin, de l’œuf et des pigments) dont on parle ici, donc je vais pas y revenir (c’est comme pour la Paillourte)…
Huile de linTempera 1ère couche2ème couche terminé
Test sur plancher chauffant (bricolage temporaire)
Il a fait très humide cette année, même sur l’arrière saison. Un mois et demi après, la dalle n’était toujours pas sèche. Pour pouvoir (un jour) exploiter la chambre, j’ai pris la décision d’allumer le plancher chauffant, histoire de favoriser le processus. Bon j’avais trop rien de prêt pour ça, juste les 2 tuyaux qui sortaient côté cellier. Donc j’ai bricolé avec ce que j’avais de plomberie / raccords de jardin, flexibles, et un circulateur de chauffage. J’ai branché ça sur la boisinière : un gastro et demi rempli d’eau pour faire « tampon », le tuyau de départ et le tuyau vers le plancher plongés dedans.
Arrivé et départ du planché avec le circulateurLe gastro de la boisinièreVue d’ensemble du système temporaire
Ça a hyper bien fonctionné. Il y avait pas mal de calories à prendre parce que l’eau du gastro qui alimentait le circuit n’est pas montée à plus de 26°C, même après une matinée à alimenter en bois… Le plancher, en surface, est passé de 17 à 20,5°C , j’ai arrêté là… et j’ai renouvelé l’opération 2 fois. On a bien senti la différence… bon c’est cool ça fonctionne 😉
Pour la terre, contrairement à la paillourte, on a pris le temps de bien choisir (chercher) notre terre. Ce choix s’est porté sur une terre :
Le plus proche (physiquement) possible ;
Maçonnable (forcément…) donc bonne proportion d’argile – seuls des tests peuvent le déterminer ;
Avec un bon équilibre sable/argile pour éviter d’avoir (trop) à la corriger / rajouter du sable ;
Que nous n’avons pas besoin de tamiser au moins pour toute la couche de corps (parce que ça c’était pas drôle, c’était long…). On a trouvé une terre avec des cailloux, mais très peu, donc il était facile de les enlever de l’enduit à appliquer quand on tombait dessus.
Si nous n’avions pas trouvé la bonne terre, j’avais trouvé un plan « cribleuse » à louer.
Au final, presque tout a été coché. Même si l’équilibre de la terre n’était pas parfait : on l’a corrigé avec 1 sable et 1 paille par exemple sur l’enduit intérieur.
Enduits de corps
On a réalisé ces enduits de corps en 2 couches successives
Pour moins se fatiguer physiquement, j’ai mis de côté le malaxeur et j’ai fais les enduits de corps intérieur à la bétonnière. C’est pas simple à la bétonnière, il faut faire un mélange très liquide pour que ça se mélange convenablement. Pour les enduits intérieur terre-paille c’est pas problématique : je prépare le mélange une semaine avant, je le mets sous bâche et je peux gérer le séchage. Ça fait fermenter la paille et c’est d’autant plus intéressant à travailler ensuite (un enduit fermenté ça colle bien mieux, c’est plus agréable à l’application). Voilà comment je m’y prenais :
Terre+eau dans une poubelle, au malaxeur pour casser les mottes d’argile
Je met la barbotine dans la bétonnière avec le sable, c’est bien liquide
J’ajoute progressivement la paille et j’ajuste l’eau jusqu’à voir « la vague » / que ce soit bien mélangé
La « vague »
Il ne faut pas trop charger la bétonnière sinon ça mélange vraiment pas bien. L’étape d’ajout de la paille c’est le plus physique au malaxeur donc c’est pas mal à la bétonnière 🙂
La partie plafond ,n’était pas simple à mettre en œuvre, notamment sur la première couche (accroche difficile sur la botte de paille, à cause de la gravité et du poids de la matière). Faut prendre son temps et y aller par petite couche.
Barbotine au malaxeur pour casser les mottesLa barbotine dans la bétonnière, ajout du sableAjout de la pailleL’andain d’enduit terre-paille qui grossitLe chantier est prêt, il ne manque que les gensRéunion de chantierGo, go, go… Fin de la première journée, ça a bien avancé, il reste le plafond (niveau 2…)ça tartine le plafond…1ère couche au plafond1ère couche, on a pas réussi à tout noyer :-p 1ère couche1ere couche, on voit encore les ficelles 😮Il nous reste ~1cm pour la finition
Extérieur
Pour la partie extérieure, il y a de la chaux, donc il est impossible de préparer le mélange à l’avance. J’ai donc du me résigner à tout faire au malaxeur sur le moment… Heureusement qu’on fait pas grand :-p
Préparation au malaxeurLa première coucheet ça tartine du terre-paille-chauxLe tour des fenêtres
Finitions
Enduit intérieur
Là on a fait, un peu comme la Paillourte, un enduit avec de la paillette de paille. Un peu plus dosé en paillette. Mais c’est relatif à notre terre qui était différente pour l’extension. On finira par une peinture à l’argile donc la couleur (trop sombre) n’est pas définitive.
tests d’enduits de finition
Peinture intérieure
On s’est moins cassé la tête que pour la paillourte où on avait acheté une base blanche + pigmenté à notre sauce. Là on a acheté de la peinture à l’argile de chez Auro (référence allemande) parce qu’elle a un rendu assez fin (ça c’est pour le côté esthétique) et qu’elle est lessivable (et ça, c’est quand même pas mal de pouvoir mettre un coup d’éponge pour enlever les merdes de mouches sans devoir tout repeindre parce que t’as pas exactement la même teinte…).
La chambreLa chambreCellier
Enduit extérieur
Pour les mêmes raisons que la Paillourte (je ne regrette pas du tout ce choix), on a mis de la chaux dans l’enduit terre extérieur. Pour que l’enduit bénéficie des propriétés de la chaux en restant perspirant et pas trop « dur », des retours d’expériences nous ont orientés vers un pourcentage d’environ 16% de chaux dans l’enduit.
Là il a fallut qu’on aille retrouver la même terre que pour les enduits extérieur de la Paillourte, histoire d’avoir une cohérence dans les couleurs. De la même façon, il a fallu la tamiser. On l’a récupéré, à mon avis pile-poil à la bonne hygrométrie : elle n’était pas encore trop sèche (pas en mottes, bonne à piocher), mais plus non plus à l’état mouillé comme elle l’aura été une bonne partie de cette année 2024. On a pu la tamiser à sec, par pelletées, ce qui a été beaucoup plus simple !
On est parti sur un mélange sans matière végétale (paillette de paille, come sur la paillourte) parce que sur certains endroits très exposés aux intempéries et aux frottements (devant la terrasse), ça a tendance à s’abîmer + faire du champignon (voir retour d’expériences à +5 ans). Et après discussion avec des gens du métier, on commence à avoir des mauvais retours sur long terme avec de la paille en extérieur… même du chanvre… donc pas de végétal en contact des intempéries (à la limite du roseau ?), c’est plus sûr / durable…
Autant pour les bottes, sur la partie extérieure, on avait un support terre-chaux, donc compatible… Autant sur la partie adobes, il a fallu appliquer un gobetis terre-chaux (3 sable, 1 terre, 1 chaux) pour préparer le support à la bonne accroche de l’enduit extérieur terre-chaux.
Un peu d’argile à tamiser…. la même argile que la PaillourteNotre or ocre 🙂On tartineOn tartineOn tartineC’est tartiné !
Badigeon extérieur
Sur le mur extérieur, on a eu un peu de micro fissures. Rien de foufou mais par précaution + pour uniformiser avec le reste de la maison (la Paillourte) on a repassé un badigeon de chaux amélioré ou colature. Il est composé de chaux en pâte, de pigments (ici, notre or ocre :-)), de la prédose ST (un adjuvant prêt à l’emploi contenant caséine, cellulose, agent mouillant) et de poudre de marbre impalpable, pour remplir les micro fissures. C’est cette poudre qui améliore en épaississant le badigeon (= couche plus protectrice). On a passé une couche sur tous les murs extérieurs plus une seconde sur l’extension. Ça rafraîchit la maison et ça comble les micro fissures. Il parait qu’il faudrait le refaire tout les ~5 ans le badigeon… (c’est comme une peinture grossière, c’est pas la mer à boire).
Mur de gauche avec badigeonBadigeon terminé
A noter que ces micros fissures sont apparues parce qu’on a trop serré l’enduit. Sur ce chantier, on a commencé par faire les murs intérieurs à la taloche + lisseuse plastique pour bien lisser l’enduit terre. Sur l’enduit terre pas de problème. Sur l’enduit extérieur, on voulait faire une finition taloche éponge, mais les participants avaient bien aimé le contact avec la lisseuse et ont continué avec ça. Sauf que (et on ne le savait pas sur le coup), plus on ressert un enduit à la chaux, plus il va se rétracter… et paf…
On ouvre les portes de la paillourte (et de son extension) pour une visite le 25 janvier prochain (2025).
Où : A Rouans (44640) (on vous communique l’adresse après inscription)
Quand : Samedi 25 janvier 2025 de 9h30 à 11h30
Tarif : gratuit / don libre de « bonne petite chose maison » si le cœur vous en dit
Pour qui : une dizaine de personnes sur inscription uniquement, voir le formulaire ci-dessous.
Il s’agit d’une visite « technique » ne venez pas pour voir la couleur du mur ou voir « où on fait kaka »… Venez comprendre, questionner les choix, demander des précisions sur ce qui vous a manqué dans ce qui est déjà à disposition : https://david.mercereau.info/paillourte/ (un pré-requis serait d’avoir lu une bonne grosse partie de ce qui a déjà été publié…)
C’est passé… ! Si tu veux être informé des prochaines visites laisse ton e-mail :
Je vous propose une petite journée d’initiation/ au poêle de masse. Vous repartirez avec les clés pour mieux comprendre et faire le bon choix pour votre contexte. Cette journée est organisée chez moi, à la paillourte dans le 44, au chaud prêt de mon poêle de masse (en espérant qu’il fasse suffisamment froid pour qu’on l’allume 😉 .
Bien sûr il y sera question du MiniMasse : est-ce qu’il sera adapté à votre projet… Mais pas que, si ce n’est pas le cas, nous discuterons les autres possibilités qui s’offre à vous.
Le savoir partagé :
Compréhension des éléments de base du « confort thermique »
Comment fonctionne un poêle de masse ? (on ouvrira le capot du mien)
La capacité à déterminer un besoin de chauffage sur un habitat donné (en fonction de sa composition de mur, volume, situation géographique…)
Sur ce point si vous avez un projet personnel, nous travaillerons dessus, lisez ce document afin de venir avec toutes les informations nécessaires.
La capacité à déterminer quelle serait la consommation de cet habitat
Est-ce qu’un poêle de masse est adapté à mon habitat
Quelle options s’offre à moi (auto-construction, kit, artisan…)
Et plein de petits points comme la production d’eau chaude, la cuisson (four blanc/noir…) mini atelier pratique de maçonnerie de briques réfractaires
Le coût, la rentabilité ;
Une vidéo « replay » de la formation sera mis à disposition ;
En transport en commun : Vous pouvez venir jusqu’en Train sur Nantes, il y a un Car (ligne 301 aleop) qui part de la gare SNCF de Nantes pour venir jusqu’à Rouans.
Pour les repas je propose auberge espagnol/repas partagé. Chacun apporte un petit truc à manger, on pose sur la table et on partage.
Apportez calculatrice, papier, crayon
Si vous avez un PC ou tablette (de quoi ouvrir une page web) c’est sympa de l’apporter, il nous en faudrait 2 ou 3 pour le groupe (qui peut rester dans vos mains au moment du travail de groupe)
Merci à Andréa, Thierry, Laurent, Mélina, Coralie, Aurélie, Hervé, Amandine, José, Marie, Marion qui était présent pour ce chantier efficace et joyeux !
Pour la partie cellier (~4m2), le souhait était de partir sur des murs non isolés, pour faire une pièce type « cave ». On cherchait de l’inertie plutôt que de l’isolation, pour aller vers une température stable. Dans ce cellier, il y aura un garde-manger semi-enterré, un autre ventilé (avec prise d’air et évacuation dédiée), des étagères pour les courges, patates… Et des toilettes sèches ventilées elles-aussi (prise d’air et évacuation dédiées, séparées du côté alimentaire…).
Par chez moi (les marais), on ne construit pas de cave parce que les sols sont gorgés d’eau, et nous avons de plus en plus de mal à conserver nos aliments avec une température stable/fraîche en hiver et encore plus en inter-saison avec notre réfrigérateur low-tech.
Pour garder la fraîcheur, on a donc construit cet espace cellier au Nord (quasi aucun mur en contact direct avec le soleil l’été), isolé et ventilé en toiture (toiture froide), avec des murs en terre de 15cm d’épaisseur, ce qui devrait lui donner pas mal d’inertie.
Pour ces murs en terre, nous sommes partis sur des « adobes ». Ce sont des briques de terre « crue ».
‘«Test résistance d’une adobe
Pourquoi les adobes et pas des BTC (briques de terre compressé) ? Parce que j’avais déjà fait des BTC sur des chantiers et que je n’avais jamais fait d’adobes (faut innover 🙂 ) ; et que le côté « sans machine », au rythme des bras, ça me plaisait bien… Et puis j’ai vécu un chantier avec une presse à BTC pas top : un mélange pas simple à trouver et la production n’était pas dingue….
Pour la partie moule, je suis passé par 2 étapes. L’idée du moule c’est qu’il permette le démoulage facilement… faut que ça glisse… J’avais une vieille table de caravane, c’est 2 couches de revêtement lisse (imitation bois) et du carton au milieu. J’ai découpé et isolé le revêtement lisse, que j’ai ensuite plaqué contre des planches de palettes. C’était long et moyennement « parfait » (déjà que les briques en séchant on est loin d’une tolérance au mm… si on part d’un truc pas parfait, on augmente la tolérance).
Table de caravane démontée, découpée en bandeDu contre-plaquéCollage du moule de x4Collage du moule x4Moule v1
Mais mais mais… il me manquait des moules ! j’ai donc fini par acheter une feuille de contre-plaqué en peuplier filmé (pour coffrage) (~35€). C’est devenu beaucoup plus simple de faire les moules, rapide et aussi plus « glissant » pour le démoulage : c’est TOP ! D’ailleurs on a finalement utilisé que ça…
Premier test avec un moule x1Découpage du contre-plaqué filméTest du moule de x5Moule v2
Mélange
Après plusieurs essais nous avons 2 recettes qui marchaient bien. En volume ça donnait :
1 terre, 1 sable, 1 paille
2 terre, 1 sable, 1 paille
A ne pas reproduire sans test, lisez le début de cet l’article pour comprendre…
La seconde, avec 2 terres, était beaucoup plus serré, ne poudrait pas… c’était beau… on était parti là dessus. Mais on devait être à la limite de « trop d’argile »… quand on a fait les tests, c’était l’hiver : le temps de séchage était long (et plus c’est long, mieux c’est pour le séchage de la terre) ; quand on a fait de nouveau tests début de printemps, lors de belles journées chaudes et ensoleillées, les quelques briques produites on fissuré très vite avec le soleil. On a donc joué la sécurité, et on a fait la version moins serrée, qui poudre un peu plus à l’abrasion mais ça reste acceptable : 1 terre 1 sable 1 paille.
On met ~1h pour faire 10 poubelles de mélange à 2 (1 personne au malaxeur et l’autre à apporter la matière). On double la recette dans une poubelle de 80L ; et une recette – 1 terre 1 sable 1 paille – avec pour volume de référence un seau de maçon de 10L nous permettait de faire environ 5 briques du format 15x9x31.
La texture pour les adobes n’est pas simple. Pour la mise en œuvre dans les moules, il faut une texture « plastique ». Si c’est trop liquide, en démoulant, la brique va s’affaisser sur elle-même ; si c’est trop sec, le moule va être difficile à remplir complètement, il y aura des trous, du vide… Pour ma part, j’ai préparé un mélange plutôt humide pour que ça se brasse bien avec la paille au malaxeur, et je l’ai ensuite laissé sécher une semaine. Mais au bout de 3 jours déjà, c’était sec… Après une semaine, c’était trop sec, et pas l’ensemble du mélange n’avait pas séché de manière uniforme… donc il a fallu remouiller, brasser le mélange juste avant l’étape de fabrication.
Air de séchage
Autant les BTC, il faut une machine, autant les adobes il faut de la place… Dans les pays chauds, ça se pose dehors, mais chez nous il faut envisager la pluie en plus du sol plat. Avec mes tréteaux de maçon et les chutes de bois de l’ossature, j’ai créé une table sur laquelle je suis venu poser des palettes de récup et des feuilles de CP ~4mm. Idem au sol : palettes et CP. Ainsi, on avait 2 étages de briques possibles. Par-dessus, j’ai couvert d’un bac acier et d’une chute de bâche de serre agricole.
Aire de séchage principaleAire de séchage secondaire sous le Carport qui nous sert de stockage paille le temps du chantier
Fabrication
Pour la fabrication, on a fait un petit chantier participatif, on était 5 à 6 à faire des adobes. J’avais préalablement préparé le mélange avec des copains, donc il n’y avait pas de machine à tourner. On est face à face à faire les adobes dans les moules, c’est l’occasion de papoter tranquillement… C’était chouette !
On fabriquait, à la cool, ~30 briques par personne et par jour (journée cool : 9h-12h & 12h-17h avec des poses au milieu).
C’est long mais satisfaisant parce que le produit « fini » sort vite. L’étape du démoulage provoque beaucoup d’enthousiasme (au moins pour les premières séries !).
Il y a peu de « ratés », c’est même plus facile que des enduits terre au dire des participants du chantier.
Les briques ratées peuvent toujours repartir dans le mélange en étant ré-humidifiées. Et de mon côté, c’était le même mélange pour les briques que pour les enduits, donc la fin des adobes a fini dans l’enduit de corps.
Séchage
Les briques doivent être démoulées « en place ». Contrairement aux BTC, elles ne peuvent pas être déplacées tout de suite (ici, bon point pour les BTC sur le côté stockage post-production).
Environ 3 jours après avoir démoulé les adobes, il faut les mettre sur la tranche pour éviter qu’elles ne sèchent en « banane » (que les 2 extrémités ne remontent), et pour maximiser les surfaces d’échanges d’air.
Maçonnerie
Environ 10 jours après fabrication, elles peuvent être maçonnées (même si ce n’est pas sec à cœur, c’est manipulable). Un mélange « terre-sable » le plus proche possible du mélange qui constitue les adobes, offrira la meilleure adhésion pour faire un mortier. La terre ici a été tamisée à 0-4 pour éliminer les gros grains.
Pour le côté anti-sismique (nous sommes en zone 2/3), nous avons ajouté du « Nergalto » (trame métallique) sur la lisse basse pour augmenter la surface de frottement entre le mortier terre et la lisse.
Ensuite, ça se maçonne comme n’importe quelle brique, sauf qu’elles sont plus irrégulières… certaines avaient « banané » en séchant, d’autres non ; un peu ont eu du retrait, d’autres non… globalement pas vraiment d’angles droits :-p bref faut pas être très exigent sur la finition… On s’est donné un point fixe au milieu de la brique pour le réglage du niveau, en considérant l’ensemble du mur aligné au nu extérieur du mur. Le joint doit faire ~1cm… bon nous, on a été un peu généreux là-dessus.
Nergalto pour le côté anti-sismiqueSupport pour l’aplombVolige pour guider l’angle à l’aplombLes supports permettent de tendre une règleVue d’ensembleUne maçon à l’œuvre 😉C’est presque fini…On est en hautFinition avec de l’enduit terre (même mélange que pour les adobes), c’est un cellier pas de besoin fort en terme d’étanchéité
J’ai mis des voliges de bois pour marquer l’angle, ça permet de se poser dessus avec les briques, de faciliter l’aplomb pour que les apprentis maçons que nous sommes en chantier participatif puissent avoir des repères simples. J’avais mis aussi d’autres repères pour l’aplomb, pour faciliter le montage.
On monte environ 30 briques par personne et par jour en chantier participatif.
Si c’était à refaire
Je suis très content d’avoir fait des adobes. Pour un aspect fini, si ça doit rester brut, c’est sûr que les BTC c’est plus « propre ». Je ne suis pas sûr qu’on aille plus vite a faire des BTC que des adobes. Le côté fibré me rassure un peu, et le côté sans machine me convient mieux (si la machine tombe en panne c’est terminé ; le coût de la location, et avant, celui de la fabrication de la machine, ne sont pas nuls). Le côté « primitif technologie » se sent dans le rendu final, mais j’aime bien l’aspect « brut ».
Pour le montage du mur, vu que les BTC sont plus constantes/régulières, ça me semble plus facile à monter.
Je suis passé de fail2ban (que j’utilise depuis lonnngtemps) à Crowdsec pour les raisons suivantes :
fail2ban est (très) gourmand en ressource serveur (trop)
Crowdsec dispose d’un volet « scénario » que je trouve bien malin et qui le rend « plus intelligent » et permet de mutualiser les IP frauduleuse.
Au final je bloque certainement plus d’attaques pour bien moins de CPU (surtout) consommés.
C’est plutôt flagrant sur le côté « économie de ressources CPU » sur les graph :
Comparatif stats (munin) avant avec fail2ban et après avec crowdsec
Mise en œuvre
Mon contexte : des serveurs avec le panel ISPconfig (ce dernier écoute sur le port 8080 – important pour la suite) sur Debian 11.
Je ne vais pas détailler ici ce qu’il y a dans la documentation Crowdsec, d’autant que ça peut changer. Pour mon OS (Debian) actuellement c’est :
# Installation du dépôt
curl -s https://install.crowdsec.net | sudo sh
# Installation de crowdsec
apt install crowdsec
Du coup, comme ISPconfig écoute déjà sur le port 8080 et que Crowdsec utilise ce port pour son API il faut modifier celui-ci (moi je passe à 8079) :
sed -i -e "s/8080/8079/g" /etc/crowdsec/config.yaml
sed -i -e "s/8080/8079/g" /etc/crowdsec/local_api_credentials.yaml
systemctl restart crowdsec
ISPconfig n’utilise pas logrotate pour la rotation de log apache, il a son propre processus intégré. Pour que Crowdsec puisse lire tout les logs HTTP (ici apache) il va falloir lui donner le chemin. MAIS. ISPconfig nomme les logs par date et créer un lien symbolique vers « access.log » :
# ls /var/log/ispconfig/httpd/david.mercereau.info/ -la
total 173480
drwxr-xr-x 2 root root 4096 30 juin 12:19 .
drwxr-xr-x 176 root root 12288 21 juin 16:05 ..
[...]
-rw-r--r-- 1 root root 4712747 29 juin 23:59 20240629-access.log
-rw-r--r-- 1 root root 2836678 30 juin 14:08 20240630-access.log
lrwxrwxrwx 1 root root 19 30 juin 12:19 access.log -> 20240630-access.log
lrwxrwxrwx 1 root root 55 30 juin 00:12 yesterday-access.log -> /var/www/clients/client3/web196/log/20240629-access.log
Mais pour que le « nouveau » log soit pris en considération je fais un restart du service crowdsec à 0:20 (la rotation ayant lieu à ~0:10) chez moi au vu des date de création des fichiers de logs :
20 0 * * * systemctl restart crowdsec
C’est un peu du bricolage mais c’est le meilleurs compromis que j’ai jusque là.
EDIT : j’ai changé mon fusil d’épaule pour (aussi) ménager le nombre de fichier suivi par crowdsec (j’ai un serveur avec 200 vhost). En effet je me suis rendu compte que /var/log/apache2/other_vhosts_access.log était surveillé via /etc/crowdsec/acquis.yaml donc il y avait double surveillance des access. J’ai donc juste ajouté les « error.log » dans mon /etc/crowdsec/acquis.d/ispconfig.yaml
A ce stade il n’y a aucun ‘effet’ (pas de blocage). De mon côté j’utilise le firewall iptables donc j’ai utiliser le bouncer qui va bien pour lui :
apt install crowdsec-firewall-bouncer-iptables
De la même façon on change le port pour joindre l’API
sed -i -e "s/8080/8079/g" /etc/crowdsec/bouncers/crowdsec-firewall-bouncer.yaml
systemctl restart crowdsec-firewall-bouncer
Des commandes utiles :
cscli decision list
cscli alert list
# Pour voir toutes les IP blacklisté (intégrant les IP renvoyé par l'API centrale crowdsec
ipset list crowdsec-blacklists
# Supprimer une IP bloqué
cscli decisions delete -i x.x.x.x
Du fait de la « mutualisation » des blacklistes il y a de la data qui est envoyé chez un tiers… bon même si la société est Française le site est hébergé à San Francisco (mention légal) Typiquement le modèle économique est de récupérer de la data (les IP malveillantes) sur les « crowdsec community » pour détecter des intrusions et vendre des bases d’IP à bloquer aux autres… (note : ce partage vers l’API centrale est désactivable : FAQ / Troubleshooting | CrowdSec)
Le dashboard local est déprécié Cscli dashboard deprecation | CrowdSec au profil de l’APP en ligne crowdsec non open source pour le coup… (pour le coup c’est pas indispensable à l’usage de Crowdsec)
J’ai l’impression que le modèle économique se dessine et que ça se ferme un peu…
Toute proportion gardé bien sûr, on parle d’IP malveillante et non de data utilisateur… Je voudrais pas faire mon « libo-terroriste » hein
Plugin Munin
Moi j’aime bien monitorer ce qui ce passe et comme le dashboard local Crowdsec n’est plus maintenu, a minima j’ai fais un plugin pour avoir des graph’ dans Munin :
Il permet d’avoir des graph’s par pays et par scénario.
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